La garce de l’agence immobilière
// July 31st, 2009 // 14 commentaires » // Mon quotidien
Il y a deux ou trois semaines, la propriétaire de mon appartement est décédée. Je ne l’avais jamais rencontrée, puisqu’on passe par une agence, et je l’ai donc appris via une notaire du fin fond de l’Auvergne. Celle-ci m’a expliqué que les enfants de la défunte souhaitaient faire estimer notre logement, pour prendre une décision : continuer à le louer ou le vendre. Aucun problème, on accepte de se rendre disponible, et on commence à nettoyer l’appart de fond en comble.
Un premier agent immobilier est passé chez nous, pour nous poser des questions, visiter, regarder le voisinage, l’état de la cave, etc. Un vrai Stéphane Plaza : souriant, agréable, prêt à nous aider, nous aussi, dans notre recherche. Un bonheur !
A peine cet agent parti, le téléphone sonne à nouveau. Une voix peu aimable, appartenant à une autre agence immobilière, m’informe qu’elle aimerait venir estimer notre appartement. On convient d’un rendez-vous samedi dernier, à 10h30. Un peu tôt, mais elle n’a pas beaucoup de disponibilités, et de mon côté, je n’ai pas envie de me bloquer tout un samedi après-midi. Pas de chance, ça tombe le week-end où je reçois une copine. On se lève tôt, pour pouvoir ranger le matelas gonflable, prendre le petit déjeuner, puis on attend.
10h30, personne. C’est normal, tout le monde se perd en venant chez nous. 10h35. 10h40. A 11h, je me décide à appeler le numéro que j’ai gardé dans mon téléphone, et je tombe sur cette même voix peu aimable. Bigre, elle ne peut pas venir, et elle a perdu mon numéro, donc impossible de me prévenir. Elle s’excuse, avant autant de conviction dans la voix qu’un bulot, et me demande si elle peut passer dans l’après-midi. Je lui explique que j’ai malheureusement d’autres plans. On prévoit donc de se voir mercredi soir, à 19h45.
Mercredi, 18h30, mon portable sonne. La méchante dame veut savoir si je suis chez moi.
- Non, je suis au travail, j’ai prévu de rentrer vers 19h30 – 19h45.
- Ah, c’est que c’est un peu tard pour moi…
- Euh, pourtant c’était l’heure à laquelle nous étions censées nous voir ?
- Oui mais vous savez, j’ai beaucoup d’imprévus. Bon… vous êtes là samedi ?
- Non
- Bon, je vais venir ce soir alors, mais si vous pouviez être chez vous à 19h30, ça m’arrangerait.
Sans blague. Je quitte le bureau à 19h, sans trop me presser malgré tout : j’ai bien envie de la faire attendre un peu, cette malpolie !
19h05. Le téléphone sonne. Le même numéro s’affiche.
- Je ne vais pas vous embêter ce soir, j’ai un état des lieux à faire, je ne peux pas venir. Je peux vous rappeler la semaine prochaine, pour qu’on se voit un soir ?.
J’ai beau être gentille, il y a des limites. Je pense que la prochaine fois, je n’entendrai bizarrement pas la sonnerie de mon téléphone.























