Archive datant de January, 2010

Izia + Petit Bateau = un joli clip

// January 28th, 2010 // 26 commentaires » // Mode

Hier soir j’ai loupé le concert super rock auquel j’étais invitée, mais ce matin j’ai reçu un petit mail dans ma boite, avec le clip d’Izia pour Petit Bateau. Je fais vite car je suis au bureau, et je n’ai pas pour habitude de juste poster une vidéo, mais vraiment j’aime bien la façon dont est fait le clip. J’aimerais bien avoir autant de photos de mes enfants plus tard pour faire un truc similaire et leur offrir pour leurs 18 ans ou leur foutre la honte le jour de leur mariage :)

Je ne sais pas pourquoi mais ce clip me touche vraiment. Peut-être parce qu’il symbolise la vie, avec cette petite fille qui grandit, ces photos rigolotes, et aussi parce qu’il nous fait prendre conscience du temps qui passe inexorablement. Pfiou je vais pleurer presque (je suis un peu à fleur de peau en ce moment)(mais pas enceinte, non non).

Ce n’est pas la première fois que la marque s’associe à des musiciens : on peut citer le partenariat avec Kitsuné ou MGMT. Pour Izia, une campagne presse est prévue à partir de février et une campagne télé à partir de mars. Et moi je vais bientôt filer chez Petit Bateau pour m’acheter des culottes. Voila !

Au fait, la doudoune arrive très vite ici, je pense que je vais pouvoir faire les photos aujourd’hui vu que je suis habillée potablement (j’ai même osé les collants bleus électriques au bureau) ;) Bonne journée !

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Mon geek, ce héros

// January 25th, 2010 // 27 commentaires » // Techno

Quand mon petit mari Gaëtan a quitté son boulot pour monter sa boite Datagif, ses collègues lui ont fait le pire cadeau qui soit : un livre sur les Game & Watch… Le pire cadeau pour moi, en fait, parce que depuis ce jour là est née chez lui une espèce d’obsession pour ces machines. Certes, il les collectionne depuis longtemps, mais depuis une semaine, il m’en parle à longueur de journée. Dimanche, il s’est même levé tôt pour aller à une brocante dans l’espoir d’en dénicher ! Et il a passé une partie de l’après-midi à classer sa collec’ et à la photographier. De mon côté, je soupire, je souffle, je fais ma grosse relou quoi :)

Mais je dois vous avouer qu’en voyant les photos, je trouve ça joli ! Et puis c’est aussi pour toutes ses petites lubies que je suis tombée amoureuse de lui :)

Du coup, je vous invite à les regarder, et si ça vous intéresse, à lire son article à ce sujet ! Et si vous en avez dans vos greniers, sachez que ça peut se négocier.

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Sous la pluie, à Paris

// January 24th, 2010 // 11 commentaires » // Découvrir Paris

Hier, ma sœur est venue me voir, sans raison particulière, mais ça fait toujours plaisir :) Il pleuvait mais rien ne l’arrête quand il s’agit de faire les magasins. On a donc marché dans Paris, pendant des heures : mon corps en porte les lourds stigmates aujourd’hui. Ça a été l’occasion de découvrir un quartier que je ne connaissais pas bien du tout : le Sentier. Comme ses boutiques s’adressent aux professionnels (et aussi que c’est shabbat), le samedi, tout est fermé, donc on a arpenté des rues vides, on a trouvé des passages secrets désertés, c’était amusant et un peu flippant aussi.

Sentier

On a tourné pas mal, puis nous sommes allées manger vers les Grands Boulevards, chez Dédé la frite. Hé bien, Dédé, il fait un bon pavé de bœuf, mais ses frites sont moyennes. Petite déception. Direction ensuite le Marais, où on a fait les boutiques. J’ai fondu devant des bottines soldées chez Sandro, vues chez Sushi & Pedro, mais je n’étais pas dans une humeur dépensière, donc j’ai laissé tomber. J’ai été, en plus, pas mal refroidie par l’article de Delphine, dans lequel elle déplore la mauvaise qualité de bottines Sandro. Pas mal de jolies choses aussi chez Sessun mais dans la nouvelle collection, comme souvent. Et j’ai aussi craqué sur une paire de chaussures chez Maje mais on ne les trouve pas sur leur site. Elles sont malheureusement un peu chères, et j’ai peur que la qualité ne soit pas au rendez-vous.

Un dernier tour rue de Charonne, et nous sommes rentrées. Ça m’a bien donné envie de retourner faire les boutiques, je sens que ce n’est pas ce mois-ci que je mettrai des sous de côté pour mon loft de 300m². En ce moment, je n’arrête pas de rêver d’appartements de fou, à des prix dérisoires. Cette nuit par exemple : un appart magnifique, 3 chambres, 2 salles de bain, un bureau, une terrasse en bois, un accès à la piscine des voisins. Loyer : 680 euros par mois. Disponible car Clyne, qui l’habitait jusque là, déménage. Pas trop mal situé : en très proche banlieue, genre 5 minutes de Paris, mais en pleine campagne en même temps… Le rêve absolu, j’allais signer… Je peux vous dire que le réveil a été difficile :/

Bon, et promis, dans le prochain article je vous présente mon nouveau compagnon, j’ai nommé ma doudoune Maje ! Bon dimanche à tous !

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La ville dans laquelle j’ai grandi

// January 18th, 2010 // 23 commentaires » // Mon quotidien

Ce matin j’ai arpenté les rues de la ville dans laquelle j’ai passé les 21 premières années de ma vie, et où mes parents vivent toujours. Je souriais bêtement en me rendant chez le médecin, en passant devant les maisons de briques rouges et en repensant aux choses que j’avais vécues ici.

A vélo

Je me souviens du patin à roulettes ou du foot dans le petit square pas loin de la maison : on faisait attention de ne pas marcher dans les crottes de chien. Notre jeu favori consistait à gratter le béton du mur de l’usine d’à côté : il s’effritait pour ne laisser dans nos mains qu’une fine poussière beige, et on faisait semblant d’être des vendeurs de cocaïne, ou alors d’être des policiers avec des talkie-walkie qui traquaient les trafiquants. Plus tard, les matins pluvieux, je pestais en attendant le bus qui me menait au collège, à une heure presque indécente, quand tout le monde dort encore. Je me souviens du chemin pour aller travailler au supermarché, derrière chez moi, le vendredi après-midi et le samedi. Le centre-aéré, les balles au prisonnier, la bibliothèque pour tous, le cathé, la forêt et sa maison de sorcière, la fête du tabac, les lampions le 14 juillet.

J’ai détesté cette ville, trop loin de tout, où aucune de mes copines ne vivait, où il n’y avait rien à faire. Cette ville dans laquelle le bus ne passait qu’une fois par heure et qu’il ne fallait surtout pas rater. Cette ville où tout le monde se connaît et où il vaut mieux ne pas faire de vague si on ne veut pas être au centre des commérages.

Quand je suis arrivée à Paris, il y a presque 4 ans, j’ai apprécié de ne jamais y croiser de visage connu. De pouvoir louper un métro et d’en voir un autre arriver 3 minutes plus tard. De changer de vie, loin des habitudes, de la routine. J’ai appris à vivre sans jardin, dans des espaces restreints. A courir en permanence, à avoir des horaires pourris.

Aujourd’hui, ma ville me manque. Ce matin, au cabinet médical, tout le monde se disait bonjour. Les gens se parlent, demandent des nouvelles d’un voisin. On peut faire ses courses à pied. On s’en fiche du bus, tout le monde a une voiture (même si ça pollue). L’immobilier n’est pas cher et on peut avoir un grand jardin, au calme. On râle parce qu’on a vu un lapin passer, ou un chat qui gratte les fleurs. Il n’y a presque pas de pigeons. On rigole quand on croise le curé qui fume une cigarette et on hâte que ça soit l’été pour faire des barbecues. On arrive à se projeter et à imaginer qu’un jour, on élèvera ses enfants loin du bruit et de la pollution.

Je ne pense pas que je pourrai revivre ici, j’aurais l’impression de faire un pas en arrière. Mais ce que je sais, c’est que je rêve de quitter Paris et de construire, ailleurs, ce que mes parents ont construit ici. Certainement pas tout de suite, on a encore des choses à vivre, à Paris. Gaëtan se lance dans une grande aventure, en créant son entreprise, et je veux le soutenir. Mais je garde ce doux espoir de départ dans un coin de ma tête, et en attendant, je me ressource ici, dans la ville dans laquelle j’ai grandi…

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