Archive datant de February, 2010

No sex in New York, Riad Sattouf

// February 28th, 2010 // 8 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Je l’avoue, je crois qu’en fait c’est moi qui aie un problème avec Riad Sattouf, et non pas mon mari que j’accusais l’autre jour. Hier midi, après un déjeuner à Bastille, nous sommes allés faire un tour à l’Arbre à Lettres, une chouette librairie du quartier. Je l’aime bien parce qu’à Lille, avant, il y avait la même, mais elle a fermé. Donc ça me rappelle un peu mon chez-moi, et ça me donne l’impression d’aider le petit commerce par la même occasion.

J’y ai acheté un Haruki Murakami pour compléter ma collection (Saules aveugles, femme endormie), puis j’ai foncé au rayon BD pour voir si je trouvais le tome 2 des aventures de Jérémie. Il n’y était pas, donc j’ai acheté No sex in New York à la place, du même auteur. Je l’ai lu d’une traite hier soir, il était un peu tard donc le souvenir le plus prégnant que j’en ai, c’est : “j’ai beaucoup rigolé”.

Riad Sattouf nous raconte ici les deux-trois semaines qu’il a passées à New York en été 2004, suite à une commande de Libération qui voulait publier “une grande aventure pour l’été”. La BD ne parle pas vraiment de sexe, mais de l’aveu de l’auteur, ça fait vendre d’avoir ce mot dans un titre (pas bête la guêpe). Il s’agit plutôt d’une histoire de rencontres, de pique-nique à Central Park, de visite d’appartement new-yorkais et d’un dîner en tête à tête avec une ch’ti exilée aux États-Unis.

J’y ai retrouvé quelques particularités qui m’avaient marquée moi aussi lors de notre séjour là-bas : des gens qui vous aident quand ils voient que vous avez un plan dans les mains, et des paquets de véritables chicklets (mon grand-oncle dit des chicklets ou lieu d’utiliser le mot chewing-gum, c’est drôle du coup). Et j’ai été soulagée en découvrant d’autres particularités auxquelles j’ai eu la chance de ne pas goûter (les joies des auberges de jeunesse hihi).

Voila, encore une fois, j’ai aimé une BD de Riad Sattouf : c’est drôle, même si sans vraie surprise car son style reste le même. Ça détend et c’est ce que je demande à une BD, en règle générale. J’ai vraiment gloussé comme une dinde en la lisant et même si l’humour peut sembler potache, du moment que ça me fait rire… ça me convient !

PS: je teste le programme d’affiliation Amazon, sur certains liens, par curiosité (j’en ai parlé hier avec des amis), et pour voir comment ça marche ! Sauf que ça flingue ma mise en page donc j’ai bidouillé un peu les liens et je suis même pas sûre que ça fonctionne. Je préfère vous prévenir :)

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L’impression d’essayer de faire du feu

// February 23rd, 2010 // 47 commentaires » // Mon quotidien

Essayer de faire du feu, voir une petite étincelle, continuer, ne pas lâcher… C’est l’impression que j’ai en ce moment sur mon blog. Une étrange comparaison, mais je me vois, tapotant sur mon clavier, comme une candidate de Koh Lanta qui n’a rien mangé depuis trois jours, comme si je ne devais surtout pas relâcher mes efforts. Je publie, je publie, et je vois que ça fait monter tout doucement mon nombre de visites et de commentaires (ego trip). J’ai peur que si j’arrête, la petite étincelle disparaisse. J’ai peur de devoir repartir à zéro, de recommencer les efforts, pour espérer qu’un jour la flamme prenne. Je crois que je suis folle.

Escaliersyouhou y’a quelqu’un ?

C’est sans doute un peu laborieux comme façon de faire. Comment ont fait les blogueuses si visitées (on préfèrera ce terme à celui d’influentes) pour faire grandir cette flamme aussi rapidement ? Après plus de 2 ans sur ce blog, après 593 articles, je n’arrive toujours pas à me le figurer.

En même temps, je suis super fière de ce que j’ai réussi à créer ici. J’ai des lectrices dont je me sens proche, des fidèles qui commentent, des discrètes qui préfèrent m’envoyer un mail pour se présenter (si si, et c’était trop touchant même). J’ai plein de “copines de blog” que je vois de temps en temps, quand j’annule pas au dernier moment parce que je suis une grosse flemmasse (le correcteur d’orthographe me propose lemmatisasse et je ne sais même pas ce que ça veut dire). Et j’ai un nombre de visites qui me convient, finalement. On a beau dire, c’est important de savoir qu’on ne parle pas dans le grand vide du web. Au bout de deux ans, ça serait ballot.

Donc voila, peut-être que je vais me contenter de vivre sans grande flamme, sans feu d’artifice de mon google analytics, sans explosion nucléaire de mon serveur. Je crois que je vais me contenter d’un petit chauffage au gaz qui certes ne fait pas beaucoup de bruit mais qui réchauffe quand même pas mal et qui dure longtemps (je continue dans la métaphore filée).

C’était le billet “je suis dépressive” mais je vous rassure, tout va bien (à part une irrépressible envie de changer de vie et de partir faire le tour des États-Unis et de l’Asie en même temps >> si un sponsor passe par là, je veux bien lui faire un super blog plein de photos et de vidéos en échange d’un billet d’avion et de quoi manger pendant 6 mois). J’ai vraiment hâte d’être en vacances, ça va vraiment être cool :)

Des bises à toutes (skyblog power) ! (et madame la météo, quand est-ce qu’il va arrêter de pleuvoir, pour que je puisse mettre mes bottines André ?)

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Les jolis pieds de Florence, Riad Sattouf

// February 22nd, 2010 // 9 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Je pense que mon mari nourrit une obsession secrète pour Riad Sattouf car à chaque fois qu’il fait un tour à la Fnac, il revient avec un de ses albums. Je ne m’en plains pas, j’adore ! La dernière fois, donc, c’était Les jolis pieds de Florence, premier tome des Pauvres aventures de Jérémie, qui date tout de même de 2003.

Je l’ai lu hier et j’ai été un peu perturbée par tout un tas d’éléments qui m’ont fait penser à ma vie : j’ai cru à un moment être sa muse secrète, qu’il avait embauché des gens pour me suivre au quotidien, puis je me suis rendue compte qu’en 2003 j’habitais encore dans le Nord et que tout n’était donc que pure coïcidence. Des drôles de coïncidence tout de même : le héros travaille dans une boite de jeux vidéo (comme moi). Boite de jeu qui travaille sur l’adaptation d’un blockbuster en jeu vidéo (un peu comme Ubi et Avatar). Le copain du héros, Jérémie, prend le RER pour se rendre à Gentilly (où j’ai vécu pendant deux ans), pour voir sa petite copine qui fait une école de théâtre (comme mon ancienne coloc à Gentilly, justement). Bref, ça m’a fait sourire mais Riad, si tu me lis, je sais que tout ceci n’est pas innocent, mais je suis une femme mariée maintenant.

Bon, j’arrête mes conneries, et je vous parle de ma lecture. C’était une chouette BD, comme je les aime. Des tranches de vie, des jeunes qui galèrent en amour, des histoires ratées, de l’humour… Quelques situations rocambolesques aussi, ce qui n’a pas été pour me déplaire, avec l’intervention d’un marabout qui révèlera à Jérémie les secrets de la jouissance féminine. On retrouve aussi l’obsession de Riad Sattouf pour les pieds, la même que dans son film Les beaux gosses (que j’ai enfin vu et que j’ai bien aimé). Ça m’a fait penser à Haruki Murakami et à sa fascination pour les oreilles…

Je ne lui mettrais pas non plus une note optimale, car ça reste une BD sans grande prétention, et que je ne pense pas qu’elle me marquera très longtemps. Un bon album quand on veut se détendre et ne pas se prendre la tête ! Riad Sattouf se place malgré tout tout doucement dans les auteurs dont je possède le plus de BD, un bon signe.

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Jouer à la poupée

// February 20th, 2010 // 29 commentaires » // Mode

Cet après-midi j’ai joué à la poupée avec moi-même, en m’habillant, me rhabillant, me déshabillant pour mieux me re-rhabiller… Le tout sous l’œil amusé de mon appareil photo (qui s’en fout en fait mais j’aime imaginer que c’est mon ami).

Gilet MonoprixGilet Monoprix – Haut Les Petites – Short Rip Curl – Collants Dim – Pas de danse Juliette

Bottines AndréSous-pull et short Mim – Collants Dim – Bottines André

Deux tenues qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, je pense que la première me ressemble plus, mais que la deuxième est pas mal si je veux assoir ma réputation de working girl au bureau. Et puis ma sœur voulait que je teste ce short avec des collants noirs, vu que la dernière fois je le portais avec des collants violets. C’est donc chose faite ! Le petit gilet Monoprix me plait décidément pas mal dans le genre mamie rigolote mais féminine. Et mes bottines André ont l’air de plaire à Gaëtan, même si je pense que ça l’étonne que je porte ce genre de chaussures : on s’était donné rendez-vous tout à l’heure, comme deux amoureux transis (bon ok, devant le supermarché) et quand je suis arrivée, il a fait semblant de ne pas me reconnaître. Oh oh oh, ça me plait, cette idée d’être une femme nouvelle.

C’est pas tout ça mais jouer à la poupée, c’est bien, diner avec son mari c’est mieux : j’y fonce ! Des bises les amis !

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