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Bidoche !

J’ai nettement ralenti mon rythme de lecture ces temps-ci : j’avais beau maudire mes 2 heures de transport par jour, ça m’aidait bien à bouquiner ! Il faut dire aussi que la lecture de Bidoche a été un peu fastidieuse et que je l’ai bien souvent abandonné pendant plusieurs jours, écœurée par ce que j’y lisais ou n’ayant pas envie de sombrer dans la déprime.

Bidoche l'industrie de la viande menace le monde

Comme ses titre et sous-titre l’indiquent, Bidoche parle de l’industrie de la viande et de la menace que celle-ci fait peser sur le monde. J’avais très envie de lire un livre sur ce sujet car après avoir beaucoup discuté végétarisme avec Laëtitia, je me suis posée des questions sur ma propre consommation de viande. Je n’en ai jamais vraiment abusé, et j’ai conscience depuis longtemps que l’élevage a des impacts assez négatifs sur la planète (ne serait-ce que par rapport à la consommation d’eau que ça représente : ce site l’explique très bien, mais en gros, il faut 16 000 litres d’eau pour produire un kilo de bœuf, versus 1 800 litres d’eau pour un kilo de blé), mais je ne m’étais jamais renseignée plus sérieusement que ça.

Fabrice Nicolino remet les pendules à l’heure et n’y va pas par quatre chemins en nous expliquant comment sont traités les animaux. Ça fait froid dans le dos (je vous passe les détails mais mieux vaut avoir l’estomac bien accroché) et fait sérieusement réfléchir à ce qu’on met dans notre assiette. Il explique également comment on en est arrivé là : la vision qu’ont les occidentaux de la viande (symbole de richesse après une seconde guerre mondiale qui les en a privé) ; les décisions et enjeux politiques qui ont entrainé une telle industrialisation de la production de viande ; les conséquences de l’élevage intensif sur l’environnement ; la place de l’animal dans notre société ; la place des lobbys aussi.

Le tout sans donner de leçon au lecteur : lui-même admet manger encore de la viande, même si c’est de moins en moins souvent. Si chacun réduisait un peu sa consommation (en faisant une journée sans viande par semaine par exemple), ça serait déjà un énorme pas en avant. De mon côté, je fais un effort : j’achète de la viande moins souvent, j’essaie de la choisir bio et je cuisine de plus petites portions. Je ne prétends pas devenir végétarienne ou irréprochable, j’essaie simplement de consommer de manière plus responsable. Et de réfléchir à ce que je mange : oui, ce steak a un jour été un animal. Je vous assure que se dire ça, ça fait pas mal cogiter. Parfois, avec Gaëtan, on se loupe, et on mange “trop” de viande : dans ce cas-là, on se rattrape les jours suivants.

J’ai quand même eu du mal à finir ce livre : la partie politique – magouilles – lobby m’intéressait moins et occupe une part importante de l’ouvrage. Il est aussi parfois un peu compliqué de s’y retrouver car de nombreux sujets sont abordés (le soja, les pesticides, les scandales sanitaires, le lien entre viande et cancer…) et que n’ayant jamais potassé la question, je me suis parfois retrouvée un peu perdue.

Je pense que ma prochaine lecture sur le sujet sera le célèbre Faut-il manger les animaux, de Jonathan Safran Foer, à mon avis un peu plus accessible. Et en attendant, je viens de commencer La couleur des sentiments, de Kathryn Stockett. Et d’ailleurs, j’y retourne :) Et vous, c’est un sujet qui vous parle ou pas du tout ?

Bidoche !
39 commentaires

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  • J’ai lu « Faut-il manger les animaux ? » de Jonathan Safran Foer. Il traite du même sujet, mais depuis les USA.
    Depuis que j’ai eu terminé cette lecture, il y a environ 5 mois, je n’ai plus acheté ni consommé de viande. Nulle part : ni au restaurant, ni invitée chez des amis, ni à des barbecues (en Finlande).
    On s’en passe très bien, je ne ressens aucun manque car la viande (rouge, surtout) a fini par me dégoûter. J’étais écoeurée de son odeur à la cuisson et de l’avoir dans mon assiette.

    Je garde le poisson, car même si ce sont aussi des animaux, j’aime encore trop ça pour m’en passer.
    Mais qui sait, un jour peut-être, j’arrêterai également.

    Courage dans votre baisse de consommation de viande : ça n’est pas un mal et vous ne souffrirez d’aucune carence.
    Puisse tes lectrices essayer de faire de même, ou du moins, entamer une réflexion sur leur propre façon de consommer.

    Bonne soirée :)

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    • Merci pour ton commentaire Valentine :) Je trouve que ce n’est pas un sujet facile à aborder : certaines personnes pensent qu’on mène cette réflexion parce que c’est à la mode, alors que l’enjeu est réel et qu’il y a vraiment urgence ! De notre côté, je pense qu’on n’est pas prêt à arrêter complètement la viande, c’est dur : il faut vraiment se rééduquer complètement, apprendre de nouvelles recettes, casser ses habitudes. Donc on fait comme ça en attendant, je me dis que c’est déjà mieux que rien, et puis on verra où ça nous mène.

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  • Faut il manger les animaux, j’avais pas trouvé ça hyper facile au niveau de la lecture… J’me suis souvent sentie perdue dans ce qu’il racontait, je pense qu’il faut s’accrocher aussi.

    Mais c’est important de lire ces trucs. Ca nous remet un peu les idées en place.

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    • Ah zut, je pensais que c’était plus accessible, j’avais déjà lu un livre de lui (un roman) donc je me disais que c’était dans la même veine. Je tenterai quand même je pense !

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  • Je vais essayer de me lancer dans le livre de Safran Foer aussi, en attendant mon amoureux est végétarien depuis presque 14ans, alors du coup sûr que ce sujet me parle !
    Au quotidien je mange encore moins de viande qu’avant ( mais comme toi j’ai toujours fait gaffe et je ne jure que parfois par les barbeuc »s’ et les entrecôtes, ya d’autres plaisirs dans la vie ) mais parfois de temps en temps au resto’ et puis des petits trucs à caser dans une salade.
    On se fait alors deux plats différents, ou alors la même chose dans laquelle je rajoute mon petit truc en plus à moi.
    Bref merci pour cette petite découverte que j’emmènerai surement en vacances !

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    • Ah oui effectivement, je comprends que ça te parle ! C’est plus facile de changer quand on est sur la même longueur d’ondes que son partenaire en tous cas. Heureusement, Gaëtan n’est pas un « viandard » (ce mot est horrible) et il est tout à fait conscient des enjeux, donc on fait ces efforts à deux, il m’a même cuisiné de délicieuses lasagnes végétariennes l’autre jour (asperges, courgettes, petits pois) :)

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      • Humm ! lasagnes végétariennes ! c est top ! et un petit risotto aussi ! miam Y’a plein d’alternatives sans tofu et tout ca , plein de choses à découvrir !

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  • Bon déjà, je suis super honorée que nos conversations t’aient donné envie de pousser la réflexion ! <3

    Je n'ai pas lu Bidoche mais je pense que tu trouveras la même chose, grosso modo, dans le livre de Foer.

    Je le conseille à tout le monde mais il faut lire (enfin "il faut", on se comprend hein ^_^) le livre de Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, L'Ethique animale qui donne un aperçu global de la façon dont on traite les animaux dans nos sociétés et évidemment, ça pousse le débat au-delà de la consommation de viande. C'est passionnant et très instructif ! Il pose des questions sans faire la morale et je crois que c'est là, la clé.

    C'est normal d'avoir un rapport schizophrène aux animaux à partir du moment où l'on a été élevé dans l'idée qu'il y avait des animaux à aimer et des animaux à manger. L'important est d'en prendre conscience, de ne pas faire l'autruche et de faire en fonction de soi, pour se sentir le plus en adéquation possible avec ses valeurs, sa sensibilité, etc.

    Bon après, si tu pousses le raisonnement plus loin, tu verras qu'il y a des courants de pensées dans l'éthique animale qui sont dits abolitionnistes et qui ne croient pas au changement progressif. Ils prennent l'exemple de l'esclavage que je trouve assez opportun en disant que les choses ne peuvent pas changer en agrandissant les cages, en desserant les chaînes, etc.

    Bref, ça pose plein de questions sensibles et ce qui est compliqué avec les animaux c'est que ça touche directement notre quotidien et notre consommation, pas toujours facile à changer.

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    • Je note pour le livre dont tu parles, il n’est pas trop compliqué ? Pour le positionnement des abolitionnistes, je le comprends. De mon côté, mon raisonnement n’est pas dicté que par le bien-être des animaux, mais aussi par l’impact environnemental etc, et je me dis qu’en réduisant ma consommation, c’est déjà un premier pas. J’ai été gardée très longtemps, petite, par un oncle et une tante de ma maman, qui avaient un cochon, un mouton, des poules etc… dont je m’occupais beaucoup, et que je finissais par manger. On allait souvent dire bonjour à des fermiers, à qui on achetait /vendait des petits, et tout ça me paraissait « normal ». On me disait « il faut manger de la viande, c’est bon pour la santé ». Il faut donc que je me rééduque complètement, et ce n’est pas évident de le faire d’un coup d’un seul, c’est tellement ancré en moi. Et je ne suis pas sûre d’avoir assez de volonté pour devenir végétarienne (j’ai honte mais bon) :/ En tous cas, oui, nos conversations m’ont beaucoup fait réfléchir, c’était un sujet qui me questionnait déjà mais en parler avec toi et Aurélia m’a vraiment ouvert les yeux, donc merci beaucoup <3

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  • J’avoue avoir terriblement envie de faire des effort sur ma consommation de viande, surtout que je ne mange que très peu de viande rouge comme je n’aime pas ça, mais vivant chez mes parents il est difficile de faire comprendre surtout à mon père que la viande n’a pas une importance capital pour moi. Je pense que quand j’aurais mon chez moi cela sera plus facile, même si mon homme est un grand carnivore, au moins je pourrais cuisiner les plats qui me font envie sans avoir de réflexion par la suite.

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    • Je comprends, quand on vit chez ses parents, c’est compliqué de les faire changer d’habitudes alimentaires ! :/

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  • je pense que c’est à intégrer dans une vision plus globale …avec notamment les cultures bio et une autre façon de consommer/manger. Perso je mange de la « bonne » viande rouge une fois ou 2 par semaine , pas mal de poulet aussi j’avoue (mais toujours au minimum Label Rouge) mais à un seul repas/jour en moyenne. J’essaie de consommer local dans la mesure du possible et bio. J’ai beaucoup aimé le livre de Barbara Kingsolver sur ce sujet.
    Et vivant en Bretagne je suis pas mal sensibilisée sur le sujet « agriculture intensive » ;-))
    Bref tout çà pr dire que oui c’est un sujet qui me parle:-)

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    • Oui tu as complètement raison :) J’essaie aussi de consommer local (surtout les fruits et légumes) et de saison. Fabrice Nicolino parle pas mal de la Bretagne dans son livre d’ailleurs, si ça t’intéresse.

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  • La couleur des sentiments est vraiment un très beau roman ! Je suis passée par tout pleins d’émotions en le lisant, j’espère que tu l’appréciera =) Bonne lecture Juliette !

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    • J’en suis au troisième chapitre seulement mais pour l’instant ça me plait, j’ai hâte de continuer :) Merci pour ton commentaire !

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  • Moi aussi, c’est un sujet qui m’interpelle beaucoup dernièrement. Je réduis au maximum ma consommation de viande, même s’il m’arrive encore d’en manger. La façon dont sont traités les animaux de consommation me rend malade. Et triste. Et la seule manière que j’ai trouvé de protester contre cela, c’est de supprimer au maximum la viande de mon alimentation. Mais j’aimerais faire plus, ça me préoccupe…
    Bref, merci pour cette critique, cet essai m’a l’air intéressant. Et je sais qu’il ne fera que confirmer tout ce dont je me doute déjà, malheureusement.
    :)
    Célestine

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    • Oui, c’est difficile de savoir ce qu’on peut faire « de plus ». Quand on lit ce livre, on se rend compte que tout se joue au niveau politique, avec des lobbys très puissants, et on a l’impression qu’on ne pourra jamais changer les choses :/

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  • Merci pour ton opinion sur ce livre, je n’ai pas encore sauté le pas car j’ai vu plusieurs reportages sur le sujet qui m’ont suffisamment refroidie… Je mange très peu de viande et les rares fois où cela m’arrive, j’ai du mal à ne pas penser au sort de l’animal avant qu’il n’arrive jusqu’à mon assiette. J’ai la même réaction qu’il s’agisse de viande de boeuf / poulet / cochon, c’est l’ensemble qui me porte à la réflexion et ça m’intéresse énormément de voir l’avis des personnes autour de moi sur cette question. La prochaine fois que je croiserai ce bouquin dans un rayon, peut-être que je finirai pas l’acheter!

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  • Ah tiens, un livre que je ne connaissais pas – pour une végétarienne ça craint?
    Je te conseille vraiment Foer, dont la plume est assez accessible (je l’ai lu en VO perso, et ai trouvé son style très fluide, et son argumentation très claire, je suppose que la traduction a gardé tout ça, dans l’essence)

    Je suis assez heureuse de voir le débat « végétarien » prendre de l’ampleur. Je suis végétarienne depuis toujours, et même si j’ai déjà mangé de la viande (l’adolescence, tout ça) il ne me viendrait pas à l’idée de changer. je suis assez engagée, et ne comprends pas parfois « mes congénères » – enfin, disons que par exemple ma meilleure amie aime à me provoquer sur ce sujet. C’est fatigant parfois d’ailleurs.

    Bref, je m’égare. J’avais parlé sur mon blog du livre de Foer, il y a longtemps et je parle de façon plus ou moins régulière de mon alimentation végétarienne, si ça te dit :)

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    • Je comprends que ça te fatigue, et encore plus venant de ta meilleure amie :/ J’ai lu ton article sur ta cure de jus, ça m’intrigue depuis un moment mais je suis assez difficile, j’ai peur de ne pas aimer les jus proposés…

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  • Evidemment, le sujet me parle ! Beaucoup, même, surtout que je suis devenue végétarienne surtout pour une question environnementale.. Alors bien entendu, je suis encore loin loin de tout faire bien (si je voulais vraiment être cohérente avec moi même, j’arreterai d’acheter des sacs en cuir – quoi que je n’en aie pas beaucoup, au final, mais bon voilà.

    Je trouve ça plutôt bien que les mentalités changent, même si les gens qui se disent végétariens UN PEU PARCE QUE C’EST TROP LA MODE et QUI MANGENT DU POISSON ET DU JAMBON (?!) me donnent des envies de meurtre. Mais, disais-je, je trouve ça quand même plutôt boien, si ça peut faire changer les choses un peu plus vite. ne serait-ce que pour que le végétarisme ne soit plus considéré comme un truc foufou (et qu’on ne soit plus obligés de se contenter de la salade de tomates au resto parce que pas de bol, il n’y a que ça qui ne contient aucun produit animal).

    Sinon, pour répondre un peu plus haut, perso, je suis rentrée chez mes parents, qui mangent allègrement de la viande et qui n’ont toujours pas vraiment compris pourquoi j’étais végétarienne, même si maintenant au moins, ils me laissent un peu tranquille là dessus. Mais bon, c’est un peu délicat parce que du coup je mange toujours différemment, ils ne sont pas hyper ouverts sur la question du « allez, je vous fais au moins goûter le quinoa ».

    Mais bon, bref, je sais plus où j’en suis, alors La Couleur des Sentiments, il est génial ! <3

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    • Ah oui, la question du cuir… Et si on pousse la démarche, on peut aussi bannir la laine, car a priori la « tonte » des moutons n’est plus aussi anodine qu’elle en a l’air. Et puis le coton parce que ça consomme beaucoup d’eau… Et puis et puis et puis… J’avais lu un témoignage sur un blog d’une fille qui avait poussé la démarche jusqu’au bout mais en était revenue, car au final, en creusant, elle s’était rendue compte qu’elle ne pouvait tout simplement plus rien consommer :/ C’est triste, mais on est tellement nombreux sur terre que je ne sais pas si on pourrait techniquement tous manger bio par exemple ? (il faudrait creuser tiens, je me demande : les rendements sont quand même moins élevés)(enfin si déjà on gâchait moins la nourriture hein…) Je connaissais les végétariens qui mangent du poisson, mais du jambon, non (c’est la meilleure celle-la) ^^

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  • Je ne trouve pas ce genre d’essai facile à lire, et avec un nom pareil, j’imagine bien qu’il t’ai un peu dégoutée. Je suis végétarienne convaincue depuis des années en raison des conditions de production (comme tu le disais pour la consommation d’eau), mais tous ces documentaires destinées à effrayer les gens ne me plaisent pas. Le but n’est pas de faire pression sur les gens, mais de les amener vers une alimentation raisonnable. si tu veux encore un peu te faire peur, je te conseille de regarder les documentaires Le cauchemard de Darwin et Le monde selon Monsanto qui sont très biens (l’un sur le poisson, l’autre sur les OGM)

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    • Effectivement, le livre manque un peu de cette dimension dont tu parles, qui serait plutôt d’amener les gens à se questionner et à prendre la décision par eux-mêmes. C’est ce que j’espère trouver un peu plus dans le livre de Jonathan Safran Foer (sans certitude).

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  • J’aime beaucoup ton article, j’allais justement te conseiller le livre de Safran Foer.
    Pour ma part, ça fait 3 ans que je suis végétarienne. Je fais attention à tout, par exemple quand j’ai commencé à ne plus manger de viande je ne savais même pas que dans les bonbons il y avait de la gélatine de porc. Je me suis rendue compte de la masse de graisse animale que l’on mange si on n’y fait pas gaffe.
    En tout cas, même sans devenir végétarien, j’ai l’impression que de plus en plus de personne se rendent compte de ce que les animaux subissent. Et ça, c’est déjà pas rien…
    Enfin j’espère que les mentalités vont continuer d’évoluer vers une idée de bien-être animal, ou au moins d’un meilleur respect des ressources et une meilleure gestion.

    En tout cas bonne lecture pour la suite !

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    • C’est vrai que tout ce qui est gélatine vient souvent des animaux, même dans les yaourts light notamment, pour les rendre plus onctueux ! :/ J’espère aussi que les mentalités vont continuer à évoluer, on en parle de plus en plus mais je rencontre aussi des gens qui n’en ont rien à faire, et c’est dommage :/

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  • Moi ce sont les conditions d’abattage et l’impossibilité d’avoir une traçabilité qui m’ont convaincue de ne plus manger de viande. Impossible de manger une bête qui aura agonisé pendant un quart d’heure en faisant sous elle parce qu’elle n’aura pas été étourdie. Les bêtes sont de plus transportées jusqu’aux abattoirs dans des conditions difficiles, en camion, sur de longues distances parfois, sans boire, certaines tombent et se font piétiner. Si en plus tu dis qu’elles sont maltraitées pendant l’élevage…

    Si tu aimes les récits de voyage, je me permets de te conseiller Paradis (avant liquidation) de Julien Blanc Legras.

    Bonne lecture et bise à Vegas

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    • Oui malheureusement, ça commence dès la naissance (ablation de la queue des porcelets, castration sans anesthésie etc). C’est vraiment horrible :/ Merci pour le conseil de lecture :)

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  • Je suis complètement d’accord avec les différents discours, j’ai abandonné l’achat de viande au supermarché pour me diriger vers mon boucher qui se fait livrer des animaux élevés localement.

    J’achète beaucoup moins mais je sais que ce que j’achète va être mangé notamment pr les enfants. Nous ne pouvons pas devenir végétariens à la maison néanmoins je me dirige vers la production locale et de saison. C’est évident qu’à la campagne c’est plus facile. J’ai mes poules, pour les oeufs. Mais je n’ai pas encore de motivation pour le potager :) si je pouvais faire mes pommes de terre !

    Je me souviens simplement du temps où j’allais chercher le lait chaud à la ferme et les fromages de chèvre.

    J’axe sur la qualité.

    Au final, c’est difficile accessoirement de priver les enfants de frites et de chocolat je fais moitié/moitié.

    Et, j’ai opté pour le bac à compost libre au fond du jardin.

    Il est clair que notre système indistriel a de sérieuses limites, c’est finalement à nous d’essayer de faire des éfforts.

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    • Merci pour ton témoignage Marianne, j’adorerais vivre à la campagne et avoir mon petit poulailler et un potager :'( Certains légumes poussent facilement, il me semble, ça peut être un bon début :)

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  • stroumpf-eight

    Vivant encore chez mes parents, il m’était impossible de ne plus manger de viande. Chez moi la viande, c’est midi et soir et pour tout le monde, pas le choix. J’ai donc profité de mon année Erasmus pour entamer un régime sans viande (ou presque), malheureusement le résultat s’est fait sentir. 10 mois après, je commençais perdait mes cheveux par poignées, mes ongles se dédoublaient et se cassaient sans cesse, une prise de sang plus tard, grosse carence en fer … Il semblerait que mon corps ne puisse pas se passer de viande alors même s’il est vrai que la viande ce n’est pas forcément toujours mon truc, je suis bien obligée d’en manger (parce que les épinards ne contiennent pas tant de fer que ça au final).
    En revanche, c’est peut-être un tout petit truc mais ça me tient à coeur, j’oblige (gentiment, en faisant mes yeux de chat poté) toutes les personnes de mon entourage à acheter des oeufs de poules élevées en plein air, c’est comme donner sa voix aux élections, ça montre notre opinion même si à nous seul on ne changera pas le monde …

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    • Tu as simplement enlevé la viande de ton alimentation ou tu as compensé par d’autres choses ? Normalement tu peux trouver des protéines et du fer dans d’autres aliments et ne manquer de rien. Enfin après j’imagine que tu as dû te renseigner :) Faire un effort sur les œufs, c’est déjà bien, tout le monde ne le fait pas :)

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  • Coucou Juliette !
    Très bonne lecture, bravo ! Le simple fait de se poser des questions sur son alimentation est déjà une très bonne démarche, je te félicite ;)
    Perso, ça fait déjà un moment que j’ai arrêté la viande, par conviction et par conscience éco et je m’en porte très bien ! On vit dans un monde où on n’a pas « besoin » de consommer de la viande : on peut trouver des protéines dans beaucoup d’autres types d’aliment, et vu que nos villes regorgent de supermarchés, on a le choix. J’insiste sur ce point : on a le choix. C’est pas comme si notre survie en dépendait.
    Et puis, effectivement, les conditions d’élevage/abattage sont tellement effroyables la plupart du temps, je ne peux pas m’empêcher de penser que quelque part, manger de la viande c’est absorber le stress qu’ont ressenti ces animaux… Très, très mauvais karma quoi !
    Bref, je voulais te dire que je plussoie, et j’espère que tu vas bien :)
    Des bises <3

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    • Merci pour ton témoignage, c’est fou, vous êtes nombreuses à me dire que vous avez arrêté la viande, ça m’encourage à poursuivre mes efforts :)

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  • C’est moi ou ça reste une préoccupation très feminine (je suis quand même pas le seul mec à lire le blog de Ju ?) ?

    Ca fait 15 ans que j’ai arrêté la viande et le poisson (j’avais 15 ans donc) et presque en même temps le cuir (là juste pour être logique et un peu par challenge).

    Au départ c’était très axé sur les animaux. N’étant pas prêt à manger du chat ou du chien, j’avais du mal à me dire que je faisais une selection entre les animaux « bons pour être mangés » et les autres.
    A l’époque on parlait assez peu de l’impact environnemental de la viande.

    Bref, aujourd’hui c’est devenu pour moi une raison au moins aussi importante que celle qui m’a motivé au départ pour continuer à ne pas en consommer. Et à acheter des pompes en Lorica (je vous jure, ça pue pas…)

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    • Il faut croire que tu es le seul garçon ici ;) Plus sérieusement, je connais autant de femmes que d’hommes végétariens je pense, mais après, c’est peut-être plus difficile à admettre pour un mec : un mec, ça aime la grosse viande, c’est bien connu ! En tous cas, je pense que tu es la personne que je connais qui pousse la démarche le plus loin, et je te cite souvent en exemple ! En revanche, les filles me répondent souvent que niveau choix pour les chaussures, c’est pas super (pour un mec, c’est moins compliqué, vous mettez rarement des petits escarpins rouges ou des ballerines à paillettes ^^).

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  • J’ai lu un peu plus de la moitié de « Faut-il manger les animaux » et je n’ai pas pu continuer… Le livre est rédigé de façon ludique, il n’use pas de vocabulaire hautement compliqué – c’est même tout le contraire -, mais le récit des maltraitances subies par les animaux m’a soulevé le coeur. Et je suis loin d’être une chochotte. ^___^ Le livre que tu as lu me semble déjà pas mal complet, je pense que lire Foer ne t’apprendra rien de plus si ce n’est sur la volaille.

    C’est la première fois que je poste un commentaire sur ton blog. :) J’aime beaucoup tes petites chroniques littéraires et j’espère que tu vas les continuer encore longtemps. ♥ Voilà !

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