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No Steak et réflexions sur le végétarisme

J’ai hésite à vous écrire cet article entièrement dédié à No Steak : je me suis pris une telle gifle en le lisant que, plus d’un mois après l’avoir refermé, je ne l’ai toujours pas complètement “digéré” et je ne sais pas vraiment comment en parler sans m’enflammer. Je vais essayer quand même car ce sont des questionnements qui prennent une grande place dans ma vie en ce moment. J’espère juste ne pas être trop brouillon ou maladroite : les idées se bousculent dans ma tête et je suis en plein cheminement, j’ai encore beaucoup à apprendre. Cet article sera bourré de questions dont certaines peuvent sans doute déranger quiconque n’est pas végétarien. Quand ça m’arrive, j’essaie de ne pas me braquer et de m’interroger plutôt sur les raisons de cette gêne : c’est généralement très instructif :)

no steak

J’ajouterais, avant de commencer, que je ne me pose vraiment pas en donneuse de leçons et que je ne cherche à convaincre personne de quoi que ce soit : je ne suis pas végétarienne (même si j’y travaille) et certainement pas exempte de défauts. Je ne juge donc personne, et vous invite simplement à réfléchir à mes côtés.

Après avoir lu Bidoche, puis Faut-il manger les animaux, j’avais envie de poursuivre mon éducation sur le végétarisme et l’industrie de la viande : je me suis donc lancée dans la lecture de No Steak.

Je n’en attendais pas forcément grand chose, je voulais simplement me remettre un petit coup de fouet et poursuivre mon entreprise de réduction de consommation de viande. Au final, j’ai eu une énorme prise de conscience, bien plus forte qu’avec mes lectures précédentes (même si j’imagine que la graine était plantée).

Dans cet essai, Aymeric Caron liste toutes les raisons pour lesquelles, selon lui, le monde sera bientôt végétarien : un postulat de départ assez osé, mais ce n’est pas surprenant quand on connaît le personnage ;)

Il évoque les angles habituels, qu’on retrouve dans beaucoup de livres, mais qui sont néanmoins toujours intéressants à rappeler : les conséquences de l’élevage sur l’environnement, la souffrance animale, les problèmes de santé qu’une trop grande consommation de viande peut engendrer… Je ne vais pas m’étendre dessus car ce sont des choses que je connaissais déjà et qui ne sont donc pas ce qui m’a le plus impactée dans ce livre.

En effet, il pose aussi pas mal de questions d’ordre philosophique qui m’ont vraiment interrogée. Pourquoi aimons-nous à ce point les chats ou les chiens, alors qu’on ferme les yeux sur le sort réservé aux vaches, cochons ou poulets que nous mangeons ? Comment peut-on manger de la viande alors qu’on refuse d’ouvrir les yeux sur la façon dont sont élevés puis tués les animaux ? Pourquoi les omnivores sont-ils à ce point agacés par les végétariens ?

Quelle différence y a-t-il, finalement, entre mon Sherlock, que je câline, qui dort sur mon lit, pour qui je dépense des fortunes en croquettes, vaccins et autres jouets, et l’agneau qui part à l’abattoir pour que je puisse manger ses côtelettes ?

Des questions qui m’ont pas mal remuée, notamment lors de la récente affaire du lion Cecil. Bien évidemment, la mort de ce lion est terrible, et le chasseur qui l’a tué est vraiment un gros – insérez une insulte, celle que vous voudrez –. Et je suis rassurée qu’on s’indigne encore de ce genre de choses. Mais toute cette indignation disparaît soudain quand il s’agit d’animaux d’élevage. On ne trouve pas ça anormal de poster sur Facebook que le monde va mal, en relayant un article sur l’affaire Cecil, puis juste après, de publier une photo de l’entrecôte qu’on a mangée à midi.

J’ai lu ici et là des arguments, disant que le lion était une espèce protégée, alors que les animaux qu’on mange sont nés dans ce but. Je trouve ça assez terrible, comme raisonnement : on “fabrique” des animaux pour pouvoir ensuite les manger. Et le fait qu’ils soient nés “grâce à nous” semble nous donner le droit de les tuer. Un peu comme des objets qu’on possède finalement. Sauf que ce ne sont pas des choses, ce sont des êtres vivants, doués de sensibilité, avec une personnalité, une forme d’intelligence certes différente de la notre mais tout aussi noble, et capables de souffrir. Qui a décidé que tel animal avait plus de valeur qu’un autre ? Que, parce qu’il est plus mignon, plus beau, plus majestueux, il a plus le droit de vivre ? Pourquoi sommes-nous révulsés à l’idée d’élever des chiens pour les manger, tout en acceptant qu’on le fasse avec des cochons ? En France, plus d’un milliard d’animaux est tué chaque année pour la viande : le chiffre est tellement énorme qu’on ne peut même pas se rendre compte de ce que ça signifie vraiment.

La fin du livre est très intéressante aussi : Aymeric Caron y évoque les différents courants de pensée du végétarisme : le welfarisme, l’utilitarisme… Tous les végétariens ne sont en effet pas d’accord entre eux, et ça soulève encore plus de questionnements passionnants. On pourrait par exemple se dire qu’il vaut mieux tuer un gros animal qu’un petit : on peut nourrir, avec une seule vie sacrifiée, beaucoup plus de personnes. Mais est-ce que ça veut dire qu’il vaut mieux tuer une baleine que cent poulets ? Quelle vie a le plus de valeur ? Comment peut-on en juger ? Ce sont des questions assez perturbantes auxquelles il est bien difficile d’apporter une réponse.

Le végétalisme est également abordé, car si on se pose toutes ces questions, on ne peut pas non plus fermer les yeux sur la façon dont sont produits nos oeufs ou notre lait. Broyage des poussins mâles, séparation du veau de sa mère dès la naissance, présure dans les fromages… Idem pour le veganisme, et le cuir que nous portons à nos pieds ou la fourrure qui orne la capuche de notre nouvelle parka.

Vous l’aurez compris, ce livre m’a énormément chamboulée. Mes précédentes lectures m’avaient convaincue de tout un tas de choses et j’avais nettement réduit ma consommation de viande. Mais, si mon cerveau « savait », je ne l’avais pas encore complètement intégré, et je devais faire un réel effort, au quotidien, pour manger différemment.

Avec No Steak, j’ai eu une sorte de déclic : c’est difficile à expliquer, mais en plus de « savoir », j’ai eu l’impression d’avoir « compris ». J’ai ressenti un réel dégoût pour la viande : dans la barquette de viande toute propre et aseptisée, je voyais d’un seul coup l’animal, je me disais que je mangeais quelque chose qui avait été vivant (mais dans quelles conditions ?), puis tué, pour mon bon plaisir. Avant, quand un ami végétarien me disait que je mangeais du cadavre, je rigolais un peu, me disant qu’il exagérait. Maintenant, je comprends.

Aujourd’hui, je ne suis toujours pas végétarienne, mais les choses se mettent en place progressivement, et j’ai du mal à manger de la viande : ça ne me fait plus envie. Je n’en mange d’ailleurs quasiment plus (j’ai craqué deux ou trois fois pour des brochettes boeuf-fromage mais je cherche une alternative végétarienne) : mes entorses se font plutôt du côté du poisson, j’en mange encore une à deux fois par semaine. Si vous lisez Faut-il manger les animaux, vous verrez que ce n’est pas mieux que la viande…

Pour la petite histoire, suite à la lecture de No Steak, j’ai testé le végétarisme pur et dur pendant une dizaine de jours (autant dire rien du tout) et je ne compte plus le nombre de questions qu’on m’a posé et le nombre de remarques un peu désagréables qu’on m’a faites. C’était intéressant de se mettre dans la peau d’un végétarien, et de voir comme ça peut vite être agaçant.

Je vous conseille vraiment de lire No Steak : que vous soyez intéressé ou non par le sujet, je pense qu’il est important, aujourd’hui, de se poser ces questions et de se nourrir en toute connaissance de cause. Ça n’est pas une démarche évidente, ça remue beaucoup de choses, ça touche à quelque chose d’intime et de social (la nourriture, surtout en France, c’est un sacré sujet) mais je pense qu’il est de notre devoir d’ouvrir les yeux. Je n’incite personne à devenir végétarien, mais simplement à prendre conscience de ce qu’on mange et à quel prix et ensuite de faire ses propres choix. Si le végétarisme vous fait réfléchir, je vous invite à lire le blog de mon amie Laëtitia, qui est la première végétarienne que j’ai croisée sur mon chemin et qui m’a énormément aidée à réfléchir à tout ça.

J’attends vos avis dans les commentaires ! Est-ce un sujet qui vous intéresse ? Est-ce qu’au contraire, vous en avez marre qu’on vous dise quoi manger ou ne pas manger ?

No Steak et réflexions sur le végétarisme
129 commentaires

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  • Moi j’ai lu pas mal de livres sur le sujet et surtout regardé beaucoup de reportages !
    J’ai pris conscience sur tellement de choses ! Et j’ai arrêté en premier le lait de vache, qui est le pire truc du monde sur lequel on fait une pub « nos produits laitiers sont nos amis pour la vie » MON CUL … C’est bourré de merdes ! Et bizarrement depuis que j’ai arrêté je me sens MIEUX ! :) (bon, je ne juge pas les consommateurs de lait de vache hein, j’en achète toujours pour mon mec, mais du bio, c’est toujours ça :p) Je suis en train de réduire ma consommation de viande, il y a une chose que j’ai du mal a arrêter c’est les bonnes planches de charcuterie mais je prends mon temps, je veux pas me précipiter et ensuite faire un rejet complet comme c’est arrivé à plusieurs personnes de mon entourage … l’important comme tu le dis si bien c’est de prendre conscience, de s’informer, de réaliser, et je trouve ça super super essentiel, pour nous, notre santé, et les générations futures ! Je n’ai pas encore d’enfants mais si ça arrive un jour je ferais tout pour les éduquer en ce sens et leur offrir une alimentation saine au maximum de mes possibilités ;) je pense que le vrai problème sur ce sujet, ce sont les gens qui tentent de persuader que « végétarisme » = le mieux et le reste c’est de la merde ! C’est pas comme ça qu’on fait évoluer et bouger les choses, on a été elevé pour « être carnivore » donc c’est forcément complique de changer nos habitudes, et rabaisser cette catégorie de personnes ne va pas leur donner envie de devenir végétarien, mais plutôt l’effet inverse ! Après je pense que manger de la viande, si on sait d’ou elle vient, qu’on l’achète à un fermier avec qui on peut échanger, parler, qui aime ses animaux, ça fait déjà beaucoup de choses …….

    Merci pour cet article qui me ravit ! <3

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    • Oh oui, le lait de vache, si bon pour nos os ;) On a réduit aussi un peu, on mange beaucoup moins de yaourts et plus de compotes et de fruits, mais je n’ai pas toujours les bons réflexes et je ne connais pas assez les laits végétaux pour le moment : ça sera une prochaine étape ! En attendant, on achète des laitages bios, en se disant que c’est un petit peu moins pire… tout en sachant qu’on se voile un peu la face.

      Pour la charcuterie, je pensais que ça serait le plus difficile pour moi car j’adorais vraiment ça, j’en mangeais même au petit déjeuner… Mais ça s’est fait en deux étapes. D’abord, je me suis rendue compte que j’avais de plus en plus de mal à la digérer (surtout le saucisson, dont j’étais vraiment fana : il me restait sur l’estomac), et puis après No Steak, je ne pouvais plus voir ma tranche de jambon comme avant. J’imagine que ça sera compliqué si je retourne en vacances en Corse par exemple, les apéros charcuterie sont un vrai moment de convivialité : on verra bien comment je gèrerai ça :/

      Tu as raison sur le fait que brusquer les gens ne sert à rien, ça ne fait que les braquer. Mais je me rends compte aussi que, même quand tu ne fais que leur dire que tu essaies de ne plus manger de viande, ils se braquent d’eux-mêmes. Je pense que ça remue pas mal de choses et que les gens préfèrent s’énerver que d’avoir à regarder la réalité de ce qu’ils ont dans leurs assiettes :/

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      • Mademoisellevi a mis les mots exacts sur ce que je pense de ce sujet, en ayant beaucoup de mal à les dire moi-même.

        Je suis tout à fait d’accord sur le fait que dire que le végétarisme c’est ce qu’il y a de mieux et que le reste c’est de la merde n’est pas le meilleur moyen de sensibiliser les gens. Surtout la récupération lors de chaque médiatisation d’un massacre animal comme celui de Cecil, de dauphins, de chiens, etc. Je crois que ça cause une certaine fatigue chez les gens. Il n’y a rien qui m’énerve plus outre le massacre animal en lui-même que de voir en 10 secondes un commentaire « mais les gens vous êtes pas végétariens vous mangez des vaches et des cochons bande de meurtriers sanguinaires vous n’avez rien à dire vous n’êtes pas en droit d’avoir de la peine pour ces animaux vous faites pire blablablablabla ». On y a droit à chaque fois. C’est probablement pour ça que même si tu parles tout simplement de ta démarche, tu as en face de toi des personnes qui se braquent tout de suite.

        Ce que je trouve bien c’est que l’argument environnement et développement durable est de plus en plus mis en avant. Cela semble toucher plus que le bien-être animal en ce qui concerne les animaux que nous avons l’habitude de manger.

        En ce qui me concerne, je rejette toute culture et élevage intensifs. Tout ce que j’achète vient de fermes belges. Mais je mange ce qu’on me sert chez des amis, je prends ce que je veux au restaurant sans demander d’où vient la viande (mon amour des burgers…), sinon je n’aurais plus de vie sociale je pense. Du coup, les gens sont toujours étonnés quand ils savent la provenance de ce que j’achète pour chez moi. Et comme je suis intolérante au lactose, ça aide aussi à réduire ma consommation de produits de provenance animale. Il y en a dans bien plus de choses que le fromage (comme le saucisson par exemple – le drame de ma vie car j’adore ça). Mais je ne suis pas végétarienne. Ce livre m’intéresse beaucoup car j’ai besoin de comprendre plus le végétarisme, les enjeux de l’alimentation comme on la gère aujourd’hui. Je ne vois ça finalement que via le prisme des fous qui récupèrent toutes les infos qui passent et agressent les gens pour « tenter de les convertir » (ça ferait presque secte)(parfois j’ai même l’impression que certains se sentent comme supérieurs, et sont finalement contents que « la masse » n’ait pas fait les mêmes choix qu’eux, les confortant dans leur position de supériorité – « je sais et je fais mieux que toi » – et leur donnant tout le loisir de répéter leur bête refrain).

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        • Je rebondis (punaise, c’est le premier commentaire que je lis et j’ai déjà envie de réagir haha, on ne se refait pas ^_^) sur ce que Lowett dit au sujet que les végétariens donneraient l’impression de se sentir supérieurs, or c’est tout à fait faux – en tout cas pour tous les végétariens que je connais et ils sont de plus en plus nombreux :)

          Le soucis, c’est que les omnivores se sentent eux-mêmes comme ça [inférieurs, ou infériorisés] car ils sont directement mis face à leurs contradictions (« j’adore mon chat mais je ne renoncerai pas à mon entrecôte parce que les bœufs, rien à cirer » – je grossis le trait volontairement mais c’est un peu ça). Personnellement, je crois qu’une infinité de personnes est capable de rester insensible à des images de porcs, de vaches ou même de poulets essayant vainement d’échapper à leur triste fin. C’est bien pour ça qu’on ne veut pas les voir ces images car la raison première d’existence du végétarisme c’est bien de refuser de manger des animaux qui ont tout autant intérêt à vivre que nous, qui ont des sentiments, des émotions et qui ressentent la souffrance au même titre qu’un humain. Il faut comprendre les végétara*iens, quand on a conscience de la globalité du problème de l’exploitation animale, c’est très difficile de ne pas avoir envie de prêcher la bonne parole autour de soi ^_^

          Les motifs écologiques et mêmes humains en découlent naturellement car on a fait de l’industrie des produits animaux un véritable Enfer sur terre qui n’a franchement pas de raison de perdurer (quand on sait que la grande majorité de notre production mondiale de céréales est destinée à nourrir des animaux que l’on mangera, qu’il faut 7 à 10 kilos de végétaux pour faire 1 kilo de viande ; en faisant rapidement le calcul, on comprend bien que l’on pourrait largement subvenir aux besoins nutritionnels de chacun si on ne mangeait plus de viande).

          Bref, tout ça pour dire qu’il y a forcément des exceptions, des végéta*iens qui s’y prennent mal (et puis sur internet, bon… Rien que sur la page L214, les gue-guerres entre vegan et veggie sont assez consternantes à lire), qui sont agressifs, etc. Mais pour être végétarienne depuis 6 ans, il faut aussi comprendre que c’est très pesant d’entendre toujours les mêmes non-arguments et les mêmes remarques toutes faites. Et puis, qu’on a aussi envie d’en parler, de planter des graines dans l’esprit des gens et c’est là qu’on a envie de bien se comporter, de parler avec douceur aux gens pour ne pas qu’ils se braquent mais parfois, les idées toutes faites ont la dent dur.

          Parce qu’Aymeric Caron le dit lui-même : il n’y a pas de bon argument contre la fin de l’exploitation animale. Donc pas de bonne excuse pour continuer à manger de la viande sinon par goût et par habitude. Je préfère que l’on me réponde : je n’ai pas envie de chambouler mon quotidien, plutôt que de sortir tous les sophismes de la terre pour justifier l’abattage des animaux… :)

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  • J’ai lu avec plaisir ton billet même si je n’ai pas encore eu de prise de conscience … Nous mangeons de la viande, française, labellisée uniquement, du poisson, jamais d’élevage… Je ne mange pas de cheval, je ne peux pas, je comprends le parallèle avec Sherlock, je mange de la viande et j’aime les chiens, et jamais dans une assiette…
    Je pense que la satisfaction de mes besoins primaires (manger, boire) dépasse, pour le moment, mes questions plus philosophiques. Mon commentaire n’a pas de sens … mais je reviendrai vers ce livre, en plus j’apprécie le personnage ☺

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  • No Steak c’est LE livre qui m’a fait passer au végétarisme. On m’avait conseillé plein d’autres livres, je n’étais pas encore prête. Et puis un jour, lors de vacances, je traîne dans une librairie et No Steak venait juste de sortir, il était partout. Je me questionnais depuis un moment, j’ai pris ça comme un signe. J’ai dévoré le livre, j’y ai pris une grosse claque moi aussi. Je connaissais pas mal de choses, je me doutais, je me renseignais déjà. Mais ce livre m’a en effet complètement chamboulée. Je crois que c’est le savant mélange de raison et de questionnements plus philosophiques, qui m’ont beaucoup parlé : je ne suis pas forcément perméable à la raison pure, ni aux concepts un peu perchés, mais les deux ensemble, aussi bien exprimés que dans ce livre, m’ont convaincue. Je n’ai pas mangé de viande depuis, c’était il y a deux ans.
    Aujourd’hui je suis presque vegan, pas entièrement parce que c’est encore compliqué pour moi mais en tout cas je sais qu’éthiquement, c’est le mode de vie qui est le plus en accord avec ce que je suis.
    Je trouve les réflexions sur le sort des animaux très intéressantes, j’ai lu aussi Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard, que j’ai trouvé très pertinent et chouette à lire. Je suis vraiment impressionnée par la dissonance cognitive chez les gens qui mangent de la viande, l’indignation sélective. Pourquoi le lion et pas les poussins broyés ? Mais aussi, pourquoi le lion et pas les dizaines de jeunes Noir-e-s assassinés par la police aux Etats-Unis ? (et certains en France aussi, d’ailleurs)
    Merci pour cette revue d’un livre à mon avis essentiel, que j’aimerais faire lire à mon entourage ;)
    Belle journée !

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    • C’est marrant que pour toi aussi, ce soit ce livre le déclencheur :) Effectivement, le mélange entre les faits, purs et durs, et la réflexion philosophique, est parfaitement dosé ! Je comprends ta démarche et ton cheminement vers le véganisme, c’est la suite logique quand on s’intéresse à ces questions. Et puis, consommer en accord avec ce qu’on est fait vraiment du bien je trouve, on se libère d’un sacré poids (je parle comme si j’étais déjà arrivée au bout du chemin alors que je n’en suis qu’au tout début, mais je savoure déjà pas mal de bénéfices de ces premiers changements). Ma copine Laëtitia m’a aussi dit beaucoup de bien de Plaidoyer pour les animaux, je vais attendre sa sortie en poche en octobre, il est déjà dans ma wishlist :)

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  • Je t’en avais déjà fait par dans les commentaires et dans l’un de mes articles : la viande n’a jamais été mon truc. J’en mange mais sans plus. Je ne prends même pas conscience que pendant une, deux semaines, je n’aurai pas mangé une seule fois de la viande… Pourtant, je me sens végétarienne à 90% car je pense qu’il y aura de rares occasions où je ne cracherai pas sur un steak, une tranche de jambon, du foie gras… Mais tout ça reste exceptionnel et bien que ce soit peut-être que 10 fois dans l’année, je n’ai pas (encore) l’envie de me défaire de ces 10% de non-végétarisme.

    J’ai trouvé ça très hypocrite qu’on s’insurge du sort des chiens dans un festival chinois. Tout le monde s’indignait, signait des pétitions, relayait sur les réseaux sociaux etc… Je trouvais ça hypocrite car lorsqu’on connait les conditions de vie des animaux que l’on mange, ça ne choque personne. On s’insurge pour des chiens tués tout en mangeant un bon steak le jour-même… Moi qui adore les animaux, j’ai plus été choquée par cette hypocrisie que par le sort des chiens. Car ça aurait été des cochons, on aurait rien dit. Parce qu’un cochon, on ne lui parle pas, on ne le caresse pas, on ne lui lance pas la balle. Les gens s’indignent uniquement pour les animaux dits de compagnie mais ferment les yeux sur les animaux d’abattoir.

    Que l’on mange de la viande, c’est un choix mais je ne comprends pas comment on peut laisser ces animaux vivre et mourir dans de telles conditions. Ça, ça me choque. Parce qu’il est destiné à l’abattoir, le boeuf va avoir une vie pourrie ? Déjà que le pauvre va avoir une durée de vie très courte, et moche (alors qu’il n’a rien demandé), un minimum de respect envers l’animal, ce n’est pas trop demandé… Quant on sait que la vache est sacrée en Inde, ils seraient scandalisés de savoir qu’on la mange. Et pourtant, ici, c’est normal. Mais qu’on ait au moins la décence de respecter l’animal qu’on va abattre…

    Pour Cecil, je suis plus choquée par les raisons qui poussent les riches à le faire mais ils tueraient des hyènes, ou tout autre animal « moche », ça ne choquerait personne… Parce que c’est un lion, parce que c’est beau, parce que c’est un personnage de Disney etc… Mais tous les animaux sur cette planète ont un coeur, une âme, souffrent etc…

    En ce moment avec la crise du porc, je fais parfois la remarque à Fred, lorsqu’on dîne devant les infos « Tu te rends compte qu’il est dans ton assiette là ? », « oh regarde comme il est mignon avec ses grandes oreilles ». Fred est dans l’optique « j’adore les animaux et la viande ». C’est son choix et je le respecte tout comme il respecte le mien. Je parle beaucoup de respect envers ces animaux abattus mais j’en parle également pour le choix que font les gens dans leur assiette. Je me suis rendue compte que ne pas vouloir manger de la viande, c’est comme ne pas vouloir avoir d’enfant. Tu es questionnée, regardée bizarrement, on tente de te convaincre de changer etc… Et franchement, c’est bien chiant !

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    • Très bien dit !
      Je suis aussi dans cette optique de 90% – 10% !

      J’ai l’impression que nous défendons les animaux que nous « voyons », qui ont une existence visible : les chats, les chiens, et ça va decrescendo avec les chevaux, les lapins…
      Tous ceux auxquels nous ne sommes pas ou moins confrontés ont beaucoup moins d’importance : un cochon, une vache, un mouton, après tout, il y en a tellement, il faut bien en faire quelque chose (c’est sarcastique hein ;-))…!
      Et puis ces élevages, ces abattoirs, personnellement je n’en ai jamais croisé sur ma route, ils sont un peu cachés non ? Si les gens voyaient concrètement ce que ça représente, à quoi ça ressemble, comment se passe un abattage… Ca changerait sûrement bien des choses.
      Mais l’éducation, la compréhension devrait commencer tôt, à l’école : savoir ce qu’on a dans nos assiettes. Sans convertir tout le monde au végétarisme, mais au moins connaître ce qu’on ingère (on refuserait sûrement d’ingérer un bloc noir et informe, sans nom… alors pourquoi avaler quelque chose qui s’appelle « bœuf », sans savoir comment s’est produit ? -juste parce que ça a un nom connu et rassurant ?) !
      Les vidéos qui circulent sur le net et les livres ne sont pas suffisants, beaucoup refusent de les consulter, par cécité assumée, par confort, par faiblesse…

      Il y a encore du chemin à faire, mais j’ai bon espoir : de plus en plus de gens ont une prise de conscience (j’espère) et opèrent déjà un changement au niveau de la consommation moins régulière de viande (comme moi…), d’acheter local, bio…
      >>> Cf le député qui propose des menus végétariens dans les cantines ! Il pose la question dans les médias; déjà un grand pas !
      Car c’est étrange ce tabou qui persiste : NON, il ne faut pas FORCEMENT manger de la viande à TOUS les repas… La plupart des gens mangent un plat dont l’élément principal est la viande : pourquoi pas un « top chef », qui fait tant d’audience, spécial végétarisme, ou non, un nom qui fait moins peur : spécial « sans viande » ?

      Bref, le sujet est vaste, merci Juliette de le soulever !!!! :-)

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      • Ce député qui propose des repas végétariens dans les cantines, quelle belle idée ! Malheureusement, elle fait polémique… Pourquoi doit-on attendre d’être ado/adulte pour imposer nos choix ? La fille d’une blogueuse, je crois me souvenir qu’à 6 ans (si ce n’est pas plus tôt), imposait déjà son végétarisme à sa famille qui, elle, ne l’est pas.

        Une femme, suite à cette idée polémique a répondu « pas grave, ma fille mangera de la viande le soir, elle fera le plein de protéines ». Encore une qui parle sans savoir…

        répondre

    • Je pense que la demande est telle, avec des prix tellement poussés vers le bas, que le respect de l’animal devient secondaire : il faut produire toujours plus, et toujours plus vite :/ Oh que je te comprends pour les regards de travers : je (pense que je) veux des enfants mais pas tout de suite, et autant te dire qu’à 30 ans, mariée depuis bientôt 6 ans, les gens ont du mal à comprendre ce que j’attends… !

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  • A chaque article que je lis sur le chemin vers le végétarisme (ou un végétarisme assumé), je me sens assez mal à l’aise… Je suis omnivore et je me suis pendant longtemps revendiquée carnivore. Mais depuis quelques temps, je me pose des questions. Je ne suis pas encore prête comme toi a faire la démarche de me confronter à la réalité viandesque, mais j’y songe sérieusement! En tout cas merci pour cet article qui me fait réfléchir… Bonne journée ☺️

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  • Je comprend ton point de vue , c’est vrai, pourquoi se scandaliser pour un lion et pas pour un petit veau ? Je n’ai pas encore eu de prise de conscience, j’ai essayé de ne plus manger de viande il y a quelques années j’ai tenu presque un mois. Mais c’est dur et cela me manquait. Après je ne mange pas de la viande tous les jours, j’ai réduit ma consommation et quand j’en achète c’est uniquement chez mon boucher local , la viande est de qualité , pas d’abatage intensif par ex.
    Merci de ton analyse, je pense que je vais lire ce livre. Mais passer à la pratique est compliqué car Jules ne partages pas mon point de vue sur ce sujet :)

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    • C’est vrai que c’est plus simple quand on peut faire ça en couple : Gaëtan est assez sensible à toutes ces questions et s’est bien adapté à notre nouveau mode d’alimentation, ça m’aide beaucoup :)

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  • En juillet, une amie végétarienne est venue passé quelques jours à la maison et j’ai adopté son régime alimentaire pendant sa venue. Elle m’a pas mal sensibilisé sur la consommation de viande sans essayer de me convaincre à tout prix. Elle m’a offert en cadeau ce livre que je n’ai pas encore commencé mais qu’il me tarde de lire après avoir lu ton article. J’ai déjà réduis ma conso de viande mais je crois que la lecture du livre me donnera les explications du pourquoi.

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  • Allons bon, je ne suis pas le premier végétarien à avoir croisé ton chemin ?

    Je sais pas trop quoi dire. Je suis devenu végétarien avant Internet. Enfin avant cet Internet quoi.
    Avant donc qu’on sache pour les poussins, le détail des conditions d’élevage (même si j’en avais une vague idée), avant qu’on se rende compte à l’échelle de la planète qu’on dépenses l’essentiel de nos ressources pour le plaisir d’une poignée…

    Au départ c’est cette idée de « spécisme » qui me gonflait : j’arrivais pas à m’accommoder du fait qu’on choisisse culturellement les animaux que j’avais le droit de manger.
    Quel animal a le droit de ne pas souffrir, pour qui on s’indigne ou pas…
    J’y trouvais rien de rationnel, et même ça me faisait un peu peur. Comme pas mal de mots qui finissent en -isme.

    Maintenant la dimension écologique est évidemment super forte, d’autant plus qu’elle est compréhensible par les gens sans qu’on vous prennent pour « une tapette de végétarien » (mouais).

    Alors la réaction des gens, tiens, puisque on y est.

    A 15 ans, à la cantine, dans le 91, c’est un peu plus chiant qu’à 33, dans un resto branchouille, en plein 3ème arrondissement.
    Je me prends quasiment plus de regards bizarres, je mange quasiment plus d’assiettes de légumes immondes quand je sors. C’est pas encore Londres ou New York, mais on est pas à plaindre.
    Ce qui est encore le plus chiant, c’est dans les interactions sociales plus « formelles », où la nourriture va être un sujet. Et surtout quand sa propre contrainte devient une contrainte pour les autres.
    Typiquement le « diner chez des amis d’amis » ou « chez les parents d’amis » (ou petite l’amie évidemment).
    Faut l’évacuer avec un peu d’humour et de rassurance :
    – En fait je déteste les plantes, du coup je suis végétarien pour toutes les manger le plus vite possible
    – Si on arrive à faire de la viande dans d’autres conditions [ne pas préciser les conditions dont vous parlez] je ne suis pas contre hein..
    Bon là ça passe. On peut pas convertir les gens. Et on peut pas leur faire comprendre un truc en une soirée, la plupart du temps.
    C’est dans ces cas que ça reste un sujet pour moi. (Ce qui explique que je sois resté 5 ans en moyenne avec mes exs, histoire de capitaliser. ahah. Je déconne. Lisez pas ça les filles.)

    Comme quoi on peut être végétarien et rester un gros con. D’ailleurs le végétarisme doit devenir beauf s’il veut avoir un reel impact. On tient un bon axe marketing. Mettez moi Aymeric Caron à la tête du PSG.

    Maintenant l’avenir à mon avis c’est les alternatives à la viande, genre Beyond Meat ou Impossible Food.
    Il faut faire des steaks veggies meilleurs et moins chers que la viande, c’est le seul moyen. Il n’y aura pas de prise de conscience générale, j’y crois pas.

    Bon ben on dirait que je savais quoi dire en fait.

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    • Figure toi que j’ai découvert très tard que tu étais végétarien ! Soit tu le cachais bien, soit j’étais tellement hermétique au sujet que je n’y avais pas prêté attention. La deuxième option est probable, et je me dis que je partais de sacrément loin ^^ En même temps, quand j’étais petite, je mangeais le cochon que mon grand-oncle tuait dans sa cour pendant que je faisais mes devoirs dans la cuisine… C’était « comme ça », on ne se posait pas de question.

      Je suis assez d’accord, il faut des bonnes alternatives à la viande, ça manque ! Après, comme tu le laisses sous-entendre, et Aymeric Caron en parle pas mal, c’est tout ce qu’on met derrière la consommation de viande, et notamment, pour les hommes, la virilité… Pour changer ces mentalités, il va falloir un peu de temps :/

      On parle de tout ça bientôt autour d’un verre avec Gradu ? :)

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  • yellow submarine

    Personnellement ce qui m’a toujours rebuté chez les végétariens est leur côté extrême.
    Supprimer totalement l’animal de leur assiette c’est louable mais peu constructif.
    Ce serait nier le plaisir que peu procurer cet aliment. Quel plaisir que manger du bon jambon de Bellota bien affiné.
    Le problème aujourd’hui est l’industrialisation de la viande.
    On ne parle plus d’animaux mais de produits.
    Personnellement j’ai totalement supprimé l’achat de viande en supermarché. Je pense que nous devons déjà manger de la viande que 2-3 fois pas semaine ce qui est largement assez (en manger quotidiennement est une aberration et augmente les risques de cancer et de maladie c’est prouvé). Les anciens mangeaient de la viande mais occasionnellement et il s’en portaient très bien.
    Nous devons encourager les filières d’élevage Bio label Rouge ou raisonné, certes c’est plus cher mais les animaux sont mieux nourrit et mieux traités.

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    • Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que c’est peu constructif : effectivement, quel plaisir de manger du bon jambon, j’adore ça aussi ;) Mais à un moment donné, si tu deviens végétarien car tu ne peux pas cautionner le spécisme, le plaisir devient secondaire. Un animal élevé dans de « bonnes » conditions reste un être vivant à qui tu vas ôter la vie juste pour le plaisir de tes papilles. On adhère ou pas à cette philosophie, mais on ne peut pas dire que ce n’est pas constructif, car à ce moment là, on est dans le jugement (un jugement qu’on ne tolère pas lorsque c’est le végétarien qui le porte sur un omnivore).

      Après, évidemment, on peut être végétarien pour plein de raisons : on peut ne pas être fondamentalement contre le fait de manger des animaux, mais simplement s’insurger contre les conditions d’élevage et les problèmes environnementaux, auquel cas, en effet, manger une fois de temps en temps de la viande issue d’un petit élevage bio est concevable.

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      • yellow submarine

        Je pense quand même qu’un monde sans viande est utopiste du moins pour notre génération, il serait peut être plus intéressant de réfléchir à un mode d’abattage moins cruel que ce qui est pratiqué aujourd’hui.

        répondre

  • Bonjour Juliette,
    Je ne peux m’empêcher de réagir à ton article et j’espère apporter un point de vue un peu différent à ce débat très intéressant et qui prend de plus en plus de place dans notre société aujourd’hui. En tant qu’ingénieur agronome, j’ai l’avantage de savoir comment sont produits pas mal de nos aliments, animaux ou végétaux. Et je me rends compte que ces informations ne sont pas suffisamment disponibles pour tous les consommateurs, ce que je regrette énormément, car cela occasionne, j’ai l’impression, une « peur de ce que l’on mange » de plus en plus présente. Du coup, pour s’informer, on se tourne vers des documentaires, des livres, des blogs, etc. qui sont souvent du côté « militant » du végétarisme/véganisme (même si certains documentaires que j’ai pu voir sont assez objectifs). A mon avis, cela occasionne un certain biais dans la réflexion, car on n’a que le point de vue de personnes qui sont plus ou moins contre la consommation de viande/produits animaux. Je pense qu’il serait aussi intéressant d’avoir des avis de l’autre côté de la barrière, d’agriculteurs par exemple ! Et je ne parle pas des documentaires « choc » qui font vraiment peur aux gens pour faire de l’audience, mais qui exagèrent la situation (voire racontent des énormités). Bref, je ne suis pas là pour défendre la consommation de viande/produits animaux (que je réduis moi-même pas mal, par goût et par conscience écologique), mais plutôt pour dire que dans toute réflexion, c’est bien d’avoir un peu tous les points de vue possibles ;) Et encore une fois, je déplore le peu d’informations auxquels les consommateurs ont accès !
    J’ajouterais enfin que, dans certaines tribus d’Amazonie ou de contrées reculées qui sont restées un peu « primitives », tuer un animal s’accompagne toujours d’un rituel pour le remercier de donner sa vie pour que les personnes qui vont le manger puissent vivre. Dans notre société, nous avons perdu cette conscience de la mort des animaux pour notre « survie », car nous n’avons plus nous-mêmes à tuer les animaux. Ce qui explique cette prise de conscience parfois un peu violente.
    Ce post est un peu long, j’espère qu’il n’est pas trop confus. Si vous avez des questions, je serais ravie d’y répondre !

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    • Merci pour ton point de vue : je me disais aussi qu’en effet, si on voulait se renseigner, les seuls documents à notre disposition sont des bouquins ou des sites engagés. Forcément, c’est un peu biaisé et j’en suis consciente :) Est-ce que d’après toi, il est encore possible de manger de la viande qui a été élevée et abattue dans des conditions « correctes » ? J’avais entendu dire que même les éleveurs qui faisaient de leur mieux n’avaient souvent pas le choix pour les abattoirs, qu’avec toutes les normes et les problématiques de coûts, il n’y avait plus que de gros abattoirs avec tout ce que ça implique (transports des animaux sur de grandes distances, stress, soucis de productivité qui font que tous les animaux ne sont pas correctement étourdis etc). Si tu as des infos là-dessus, ça m’intéresse :)

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      • Je te réponds un peu tard, mais concernant les élevages « corrects », tout dépend évidemment de ce que l’on considère comme correct ! A mon sens, il existe des élevages corrects, qui ne sont pas trop intensifs, qui essaient de respecter l’environnement (sans forcément être labellisés bio), et surtout il y a des éleveurs qui aiment leurs animaux et leur métier. Eh oui, pas facile à croire quand on sait comment vont finir les animaux !
        Pour les abattoirs, effectivement ce sont de gros complexes où sont abattus des animaux venant d’un peu tous les « types » d’élevage. Les éleveurs n’ont pas d’impact sur la façon dont seront abattus leurs animaux… D’après ce que je sais, l’abattage est assez standardisé (pour chaque espèce) et surtout très réglementé (pour pleins de raisons : éthiques, mais aussi sanitaires, etc.). Après, je n’ai jamais visité d’abattoir donc je ne sais pas comment cela se passe en réalité, le livre dont a parlé Laëtitia en raconte surement plus.
        Enfin, je voulais apporter une précision par rapport à ce que j’ai pu lire en commentaires : attention, ce n’est pas parce qu’un producteur est près de chez vous ou sur votre marché, que c’est forcément meilleur ou que les animaux sont mieux traités ! J’ai l’impression qu’il y a souvent des confusions entre « local » et « petit producteur sympa ». En réalité, on peut très bien habité près d’un élevage bien intensif… De même, n’hésitez pas à bien vous renseigner sur la signification des labels (il y en a tellement…) : bio et label rouge, ça n’a rien à voir contrairement à ce qu’on entend souvent dire !

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      • Je rebondis aussi sur ce que dit Amandine. Je t’invite à lire le livre de Jean-Luc Daub (il n’a pas un nom facile le pauvre), Ces bêtes qu’on abat : http://www.amazon.fr/Ces-b%C3%AAtes-quon-abat-enqu%C3%AAteur/dp/2296084249 Ce monsieur a eu l’immense courage de se faire embaucher dans des abattoirs pendant… 15 ans ! De 1993 à 2008. Pour enquêter, pour savoir, pour diffusion l’information car on nous dit toujours « mais ça ne se passe pas vraiment comme ça ». Eh bien si.

        Tous les animaux qui vont à l’abattoir souffrent car, comme le soulève Juliette, même les éleveurs qui prennent soin de leurs animaux n’ont pas le droit de les abattre eux-mêmes et les envoient dans de grands abattatoirs où ils ne contrôlent pas la mise à mort. Les végétariens/liens ne veulent pas nuire au monde… Ils veulent que la souffrances des 60 milliards d’animaux terrestre (1000 milliards pour les marins) abattus sans nécessité (car nous n’avons pas besoin de viande pour être en bonne santé) chaque année.

        Et je t’assure qu’il y a énormément de témoignages d’anciens salariés d’abattoirs qui prennent la parole et ce qu’ils disent n’est jamais beau. On a les deux sons de cloches et ils concordent dans la bouche de ceux qui ont décidé de révéler la vérité – car beaucoup sont tenus de se taire, même après avoir été remerciés.

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        • Les conditions d’abattage, c’est effectivement le problème qui demeure…Celui des conditions d’élevage peut être résolu : je n’achète que de la viande, non seulement locale mais venant de petits élevages où les animaux sont bien traités ; les vaches que je mange, je les vois dans les champs autour de chez moi, je sais qu’elles ont pu avoir une vie correcte de ruminant, de l’espace, etc…Leur viande est plus chère mais j’en mange moins.
          Par contre je suis bien sûr préoccupée par le fait que ces vaches deviennent des objets, des produits, dès lors qu’elles se retrouvent dans les abattoirs.
          Ma cousine élève des chiens. elle se rend aux abattoirs pour leur acheter de la viande qui est impropre à la consommation humaine. Elle est devenue amie avec la femme du patron des abattoirs, qui lui disait que l’obligation d’étourdir l’animal avant de le tuer n’est que rarement respectée, pour gagner du temps…Ma cousine est donc devenue végétarienne.
          En toute logique je devrait aussi sauter le pas mais j’ai du mal : je souffre du syndrome de l’intestin irritable (j’ai arrêté le gluten et les produits laitiers , la viande de porc et la charcuterie aussi, mais mes symptômes, quoique atténués, persistent) , et je ne peux pas remplacer si facilement les protéines animales, dans la mesure où je ne peux pas manger des lentilles ou autres légumineuses…Manger est pour moi compliqué du fait de mes intestins fragiles, ce le serait plus encore si je devenais végétarienne. Je ne saurais plus quoi manger…

          répondre

  • Je me retrouve tellement dans ton article! Pour une simple et bonne raison: j’en suis au même stade de réflexion que toi! Je n’ai pas encore lu No Steak ni Faut-il manger les animaux? Mais d’autres lectures ont créé des prises de conscience chez moi: les blogs (celui de Laetitia, mais aussi Sweet and sour, Mango and Salt et Antigone XXI), des passages de No Impact Man de Colin Beavan, et Eat de Gilles Lartigot surtout! (d’ailleurs concernant l’alimentation et la santé qui y est complètement liée, je te conseille vivement ce dernier livre) Au départ, je voulais surtout réduire ma conso de viande car ça utilise beaucoup trop d’eau et libère du CO2, contribuant en grande partie au réchauffement climatique. Puis une lecture en entraînant une autre, le côté moral a fait sa place et je me pose exactement les mêmes questions que toi quand je regarde mon chat… en quoi a t-il plus le droit de vivre qu’un cochon? Parallèlement j’ai commencé à intégrer des alternatives et plus de protéines végétales dans mon alimentation et j’ai découvert plein de nouvelles saveurs!

    J’ai pour l’instant du mal à devenir complètement végétarienne, je pense qu’il me faut encore un peu de temps. (en plus, socialement je commence à peine à oser ne pas prendre de viande, ou demander des options sans viande, car j’ai très peur des réflexions, je vois ma sœur depuis qu’elle ne mange plus de viande… je crois qu’en fait, on y pense pas au départ mais le regard des autres joue aussi, tellement la viande (et le poisson, dans une moindre mesure) sont ancrés dans les repas français.) Je ne mange presque plus de viande (mais j’ai du mal à dire adieu au saucisson…) mais le poisson, j’ai encore plus de mal car j’adore ça… En plus, je suis allée au Japon récemment et dire adieu à certains plats divins de leur gastronomie à base de poisson demeure difficile. Mais il y a quelques mois, je disais ne pas pouvoir me passer de poulet: je n’en mange presque plus! Je me laisse le temps de la réflexion et de toute façon, je n’ai jamais pris de décision du jour au lendemain: je préfère procéder progressivement plutôt que d’un coup! Merci pour cet article qui pose de belles pistes de réflexion! :)

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    • C’est vrai que les blogs ouvrent pas mal les yeux sur toutes ces problématiques et aussi sur les possibilités de la cuisine végétarienne, c’est top ! Je note pour Eat, j’ai vu qu’il coûtait cher, j’essaierai d’aller le feuilleter quelque part à l’occasion pour voir (la mono-maniaque des livres de poche – il faut que j’arrête avec ça ^^).

      Pour le poisson, c’est un peu mon pêché mignon aussi et j’en mange encore un peu, notamment au resto quand il n’y a pas de plat végétarien. C’est un peu plus difficile que d’arrêter la viande je trouve, car même si la problématique est abordée dans les livres, on met quand même moins l’accent que sur les animaux terrestres. Et comme on le dit souvent, un poisson, ça ne crie pas, on a plus de mal à appréhender sa souffrance (pourtant réelle). Enfin, comme tu le dis, c’est déjà bien de procéder progressivement : on ne peut pas forcément tout arrêter du jour au lendemain, et soyons déjà fières du chemin parcouru ;)

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  • C’est un sujet qui m’intéresse énormément, j’ai 15 ans et je grandis dans un monde abimé tant au niveau des ressources de la planète que dans les relations humaines. Et je sais que plus que je réfléchirais à ces questions majeurs pour notre avenir, plus j’aurais une chance de contribuer à l’amélioration du monde.
    Merci pour ton article Juliette! <3

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    • Merci pour ton commentaire :) C’est super que tu réfléchisses déjà à tout ça à ton âge (je parle comme une vieille c’est horrible, je m’en excuse ^^) !

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  • Ton article est très intéressant, je me suis souvent demandé ce que contenais ce livre dont j’ai tellement entendu parler et en voilà un petit aperçu!
    De mon coté je me pose aussi beaucoup de question sur la qualité de ce que nous mangeons et sur les conditions dans lesquelles nos aliments, nos vêtements, etc… ont été fabriqués. Pour moi, le végétarisme ne me permet pas de répondre a ces questions. En revanche, je m’efforce d’acheter des produits « respectueux », exit les œufs de poules élevées en cages, le poulet bas de gamme aux antibios, la viande non française, KFC, les tomates hors sol, les bananes qui traversent la planète en avion, les pommes conservées dans des frigos jusqu’au mois de juin, etc. Ce n’est pas plus facile que d’être végétarien, et, pour des raisons financières et logistiques je ne peux pas faire ça jusqu’au bout, comme je le souhaiterai, mais c’est ma contribution.
    Et quand à la différence entre les animaux de compagnie et les animaux qu’on mange, je ne comprend pas cet argument car je n’aime pas l’idée de « l’animal de compagnie », je trouve que c’est très cruel car on prive l’animal de sa nature, et il devient un objet qu’on aime câliner mais qu’on promène en laisse, qu’on met en cage, qu’on condamne a passer des heures dans un appartement ou un jardin en attendant qu’on décide de le sortir… J’ai eu des animaux de compagnie, j’aime beaucoup la chienne de mes parents mais en même temps, je suis toujours triste pour ces animaux. Toutefois, je comprends que certains aiment avoir leur chat, chien, souris. C’est vrai que c’est mignon et souvent marrant et attendrissant!
    Nous sommes, il me semble, de plus en plus a nous interroger sur notre impact sur la planète, ou sur l’impact de ce que nous mangeons sur notre santé, et même si nous avons tous des réponses différentes qui parfois dérangent ou intriguent, je trouve ça bien. Petit à petit, les choses vont peut être évoluer! :)

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    • C’est sûr que le végétalisme n’est pas la réponse à tout, et que ça doit faire partie d’une réflexion plus large sur tout ce qui nous entoure, tu as raison de le souligner ! Ne plus manger de viande mais acheter des tonnes de vêtements fabriqués en Chine chaque mois, ça n’a pas beaucoup de sens.

      Je te rejoins aussi sur les animaux de compagnie, je me pose la question aussi et me demande si je n’ai pas été égoïste en adoptant un chat. Je me rassure en me disant que je l’ai sorti d’un environnement pas terrible et que je l’ai soigné (il avait une méchante gale d’oreilles, des puces partout, et il était trop maigre pour son âge), mais c’est sûr que quelque part, je l’empêche de vivre la vie qu’il devrait avoir…

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  • Depuis quelques mois, j’ai dû mal à manger de la viande. C’est drôle comme sensation mais tout à coup ça me coupe l’appétit. Je ne suis pas végétarienne et je ne pense pas le devenir (j’aime beaucoup trop la charcuterie pour ça (gloups) mais je me pose beaucoup de questions surtout sur le pourquoi de ce dégoût soudain. Nous achetons notre viande directement chez un fermier et c’est vrai que ça aide un peu à se sentir mieux. Les pauvres animaux ne font pas des kilomètres dans des camions pour finir en steak (au moins ça). Ma sœur a des problèmes d’alimentation donc dans notre famille, la nourriture et surtout « manger végétarien » est plutôt problématique. J’ai choisi de privilégier une alimentation avec peu de viande mais on mange quand même du poulet ou de la dinde.

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    • Je crois beaucoup au fait qu’on n’écoute plus assez notre corps et notre instinct, et que ceux-ci ont bien souvent des messages à nous faire passer. Quand quelque chose me dégoûte profondément, je me dis que c’est la façon qu’a mon corps de me dire qu’il n’en a pas besoin ou que ce n’est pas bon pour lui. Et au contraire, quand j’ai très envie de manger quelque chose, je prends ça aussi comme un message. Parfois c’est un fruit, parfois du chocolat ;)

      Bon, je fais la part des choses, je sais que des gens ont des troubles alimentaires et que les notions d’envies et de dégoûts peuvent aussi être psychologiques, je ne veux pas avoir un discours qui peut sembler dangereux ! Mais en tous cas, fonctionner comme ça me convient bien ! (même si j’ai encore des failles – le Coca en tête)

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  • Je suis vraiment contente que tu abordes le sujet ! J’ai pris conscience de ça très tôt. Quand j’avais 14 ans, je voulais devenir végétarienne. Les consciences étaient encore moins éveillées que maintenant, la question environnementale en moins, tu imagines les réticences. Un médecin m’avait même dit pour me dissuader « Qu’est ce qui se passera si vous tombez amoureuse d’une carotte ? ».
    Finalement, je ne suis pas devenue végétarienne mais j’ai largement diminué ma consommation de viande. Depuis je ne mange que du poulet et de la charcuterie et assez rarement. Je m’en porte pas plus mal pour autant.
    Récemment, j’ai eu une autre prise de conscience avec l’affaire des lasagnes de cheval, là où je fermais les yeux jusqu’alors et désormais j’achète du lait de soja et j’essaye de faire attention à la provenance/élevage du reste.
    Du coup, le sujet m’intéresse vraiment. Je n’ai encore jamais lu aucun livre, mais j’ai vraiment envie de sauter le pas, donc merci pour tes retours ! Et ça fait du bien de lire ces prises de conscience, je me suis tellement sentie incomprise pendant des années avec ces questionnements que j’avais arrêté d’en parler.

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    • Il y a vraiment des gens débiles ! Non mais qu’est-ce que c’est que cette phrase, sérieusement ?! Je ne sais même pas ce que tu peux répondre à ça…

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  • Je te rejoins complètement dans ton cheminement, je me pose moi-même beaucoup de questions mais il est vrai que je n’ai pas encore lu d’ouvrage dédié au végétarisme (il faudrait que je m’y mette mais je manque cruellement de temps…).
    Sans même être végétarienne, j’ai remarqué que cela se passe mal quand tu oses dire que la viande commence à te rebuter, que tu souhaites en manger moins pour des raisons personnelles et surtout écologiques (et éthiques). Je viens de passer quelques jours en famille où de la viande a été servie à presque chaque repas, j’ai trouvé cela hallucinant et choquant (sans parler des risques pour la santé) alors qu’ auparavant cela me semblait normal. Je crois que l’on fonctionne surtout avec des habitudes, parce qu’on a reçu telle ou telle éducation et qu’on ne pense pas forcément à la remettre en cause.
    Tu as raison, commencer à se poser des questions c’est déjà un énorme progrès ! Et je pense aussi que les générations futures mangeront moins de viande. Je le constate déjà avec mon Martin qui n’aime pas particulièrement ça et préfère de loin les légumes, fruits et féculents. Sans doute parce que moi-même je n’en cuisine pas beaucoup à la maison…

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    • Je pense qu’on évolue pas mal, surtout avec tous les blogs qu’on lit et qui, mine de rien, nous ouvre plein d’horizons. Comme toi, je me rends compte que l’alimentation de ma famille me surprend (voire me choque) maintenant, alors que quand je vivais encore chez eux, ça me semblait normal de manger de la viande à tous les repas. C’est chouette que Martin aime les fruits et légumes (j’aimais que le riz quand j’étais petite, je devais être une plaie ahah) <3

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  • Le premier livre que j’ai lu à ce sujet a été « faut il manger les animaux » et il a été le declic à mon changement de vie. Non non, je n’exagère pas :)
    Ma consommation, particulièrement en terme alimentaire mais pas que, a réellement changé en un an et demi …
    J’entends les gens qui disent « je suis au courant mais pour l’instant je n’ai pas envie »; pour moi c’est qu’il ne sont donc pas au courant, je ne pense pas qu’on puisse consommer pareil en étant conscient de toutes ces choses… et ça a été flagrant pour moi, je me suis dit que j’allais diminuer ma consommation mais je n’ai simplement pas pu manger de viande depuis. Le rapport aux autres est compliqué pendant cette periode de transition, déjà parce que beaucoup de choses t’animent et que tu ne sais pas forcément toi même comment l’expliquer. Ensuite parce que les changements font peur. J’ai pris le parti de n’en parler que si l’on me pose des questions et que je sens un intérêt, je ne veux justement pas être taxée d’extrémiste ou de juge de la morale. Mais je ne peux que me réjouir de lire encore et encore ce genre d’articles. Allez viens Juliette, c’est top tu vas voir :)

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    • Je pense que l’être humain est très fort pour fermer les yeux… On sait, dans le fond, mais on n’a pas envie de changer, donc on balaye tout ça dans un petit coin de cerveau et on pense à autre chose ! Merci pour ton témoignage en tous cas :)

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  • Mon alimentation a totalement changé depuis plus d’1 an et demi maintenant et ce qui avant n’était qu’un bout de viande dans mon assiette me dégoûte aujourd’hui totalement lorsque je le vois dans l’assiette des autres, c’est comme si je voyais l’animal qui avait été tué et je ne peux vraiment plus. De base je n’ai jamais trop aimé la viande donc la transition a été relativement facile. Ce qui est plus difficile c’est les autres et les restaurants lorsque je vais avec des personnes non végétariennes : je me contente bien souvent d’une ridicule petite salade accompagnée de 3 tomates et d’un bout de fromage et lorsque je demande aux serveurs ce qu’il y a dans tel ou tel plat, ils semblent surpris quand je leur demande d’enlever un ingrédient (et y vont de leur petit commentaire « mais vous n’allez rien manger ! » bah dans ce cas là faites plus de plats végé-friendly…) ou bien lorsque j’ai mangé chez une amie de mon copain dont les parents sont éleveurs : sa maman semblait sidérée que je refuse de manger la viande qu’elle me proposait, comme si c’était un total manque de politesse (c’est en tout cas le ressenti que j’en ai eu). Bien souvent, c’est toujours les personnes qui ne sont pas du tout concernées (et ça vaut pour tellement de choses au delà de l’alimentation…) qui se permettent de balancer des petites réflexions totalement inutiles ! J’ai un énorme pavé à publier sur mon blog que je rédige depuis février 2014 (siiiiii long !), l’écrire m’a énormément aidé dans ma démarche en me faisant me poser des questions sur tout ça. J’ai toujours adoré les animaux (cf mes élevages de grenouilles et d’escargots quand j’étais petite) et depuis plus d’1 an j’ai l’impression de les aimer encore plus (de fille accro aux chats je suis passée à fille qui songe à adopter un chien dans les années à venir), comme quoi !
    Je crois que je vais filer acheter No Steak aujourd’hui, je le regardais toujours de loin sans savoir si il fallait que je le prenne ou non, tu m’as convaincue ! :)

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    • Ça ne doit pas être facile à comprendre pour un éleveur, c’est son métier et ça ne doit pas être facile tous les jours :/ Hâte de lire ton pavé, ce ne sont pas des sujets faciles à aborder, j’ai bien stressé en cliquant sur publier ^^

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  • Ce genre d’articles m’intéresse énormément. J’aime beaucoup ton point de vue. Je voudrais déjà te remercier de ne pas être moralisatrice, comme peuvent l’être beaucoup de végétariens. Je ne suis pas végétarienne, mais je fais très attention à mon alimentation. J’ai été amenée, lors de mon mémoire de master, à parler à des agriculteurs et éleveurs qui pratiquaient la vente directe. Le problème avec le végétarisme, c’est que la plupart des gens pensent que toute viande et nocive et que tout végétal est bon. Or, on est bien loin du compte… Préférer du lait d’amande à du lait de vache ? Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne solution. La production de lait d’amande requiert des surfaces agricoles importantes et la forte demande impose la monoculture, soit un affaiblissement des sols. De même pour le sirop d’agave : on cultive cette plante au Mexique, pour la consommation occidentale. Produits tropicaux importés en Europe : transports polluants, utilisation de terres riches pour le bon plaisir des occidentaux…
    Je crois qu’il faut faire la part des choses. Pour moi, le débat du végétarisme tient plus de l’éthique (manger des êtres vivants) que de l’écologique. Le vrai débat écologique tient à la localisation et au mode de production. Consommer un steak issue d’une agriculture extensive locale a moins de répercussions écologiques et sociales (maintien d’un emploi agricole local) que de manger du quinoa importé par avion de l’Équateur. Certaines régions en France vivent de l’élevage : il permet de maintenir un équilibre écologique, une production locale saine…
    Tout est une question de priorité, de questions personnelles, de goût.

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    • PS : le livre « Mon premier dîner végétarien » est bien ? :)

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      • Tu as raison de pointer du doigt cet aspect des choses, effectivement on en parle assez peu et c’est super intéressant. Je ne suis pas assez calée sur ces sujets pour en parler mais ce sont des questions que je me pose aussi. Après, ne plus manger de viande ne veut pas dire manger à la place uniquement des produits exotiques qui appauvrissent les sols : de mon côté, je mange beaucoup plus de fruits et de légumes par exemple, cultivés en Île-de-France et vendus par mon primeur (qui est aussi maraîcher et produit en culture raisonnée). Quant à l’élevage en France, plus de 80% des animaux qu’on mange proviennent d’élevages intensifs, et du coup, je suis toujours un peu sceptique en ce qui concerne les arguments d’équilibre écologique etc… C’est peut-être vrai pour les 20% restants, mais c’est quand même super minoritaire. Il faudrait que je me renseigne sur tout ça car j’ai plein de lacunes !

        Et oui, le livre Mon premier dîner végétarien est très bien ;) Il y a notamment de délicieuses lasagnes aux champignons dedans !

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  • Merci pour ton article, tu me donnes envie de lire No Steak.
    En réalité j’avais hésité à lire No Steak ou Faut-il manger des animaux ? et mon choix s’était porté sur ce deuxième.
    Ce sont des livres qui remuent, donnent une grande gifle et révoltent. Ce sont des livres qui font (re)prendre conscience. C’est dommage qu’ils ne soient pas plus lu.
    Je t’encourage dans ton futur végétarisme :)
    A très bientôt ~

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  • J’attendais ton article avec impatience, parce que c’est un sujet qui tourne et retourne dans ma tête depuis à peu près deux ans. A cette époque, j’ai passé 1 mois à New York dans une famille végétarienne. J’étais déjà bien moins carnivore que dans mon enfance (j’adorais ça), mais je continuais à en manger avec plaisir. En rentrant en France, j’ai lu ‘Faut-il manger les animaux ?’ et décidé d’arrêter la viande et le poisson. J’ai tenu 6 mois, face aux remarques et surtout parce que je sortais d’une trop longue période d’anorexie/restriction alimentaire et que mon mental ne supportait plus le moindre contrôle.
    Depuis, je mange peu d’animaux (du poisson avec un peu trop de plaisir, parfois de la bonne viande, et quand je suis invitée). Mais j’ai de plus en plus de mal à rester sans rien faire, surtout maintenant que j’ai une relation apaisée face à la nourriture. Je ne suis pas sûre de réussir à imposer ces choix à mes proches (j’ai longtemps fait beaucoup de manières quand j’étais invitée, je ne veux plus le faire), mais je pense qu’au fur et à mesure, en douceur je retournerai vers le végétarisme. Sans me forcer, simplement parce que ça me semble de plus en plus la voie normale, l’évolution vers laquelle nous devons tendre si nous voulons laisser une planète à nos enfants et changer cette idée de suprématie de l’homme. Mais c’est difficile je trouve. Pas tant de renoncer à manger des animaux, mais surtout de renoncer à nos souvenirs, à nos madeleines de proust, à ces plats de notre enfance remplis d’amour et de souvenirs qui aujourd’hui n’ont plus la même saveur.

    Pour un autre sujet, je me demande beaucoup en ce moment quand plier par confort, et quand se battre pour défendre nos convictions et faire changer les choses. Dans le cas qui nous concerne, je sais que ça vaut le coup.

    Voilà, je file lire les commentaires !

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    • Merci pour ton témoignage, c’est très intéressant :) C’est vrai que ce n’est pas évident vis-à-vis des proches, notamment de nos parents, car ça remet un peu en cause l’éducation qu’ils nous ont donnée :/

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      • Pauline : en devenant végétarienne, j’avais peur aussi de me couper des repas en famille autour de certains plats que l’on mangeait traditionnellement tous ensemble lorsque l’on se retrouvait. Notamment les lasagnes de ma grand-mère en Italie. Du coup, la 1ère année de mon végétarisme, je me suis dit : allez, c’est bon je fais une entorse, je ne vais pas en mourir et ça ne changera pas la face du monde.

        Sauf que je n’ai pas retrouvé le goût d’antan ou plutôt si mais ça me dégoûtait, il n’y avait plus de plaisir. Désormais, ma grand-mère fait des lasagnes sans viande, elle dit que de toute façon c’est plus digeste ^_^ Elle a trouvé ce moyen pour que je ne me sente pas exclue et comme ça, on a crée d’autres madeleines, d’autres souvenirs, sans la cruauté que les anciens impliquaient mais que je ne voyais pas :)

        Idem pour le foie gras à Noël (j’aimais tellement mais tellement ça) que j’ai remangé une fois par erreur dans un petit-four… Eh bien, ça n’avait pas du tout le même goût que dans mes souvenirs. Le cerveau est bien fichu, on mange aussi (surtout) avec notre tête :)

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        • Complètement d’accord avec Eleusis_Megara, le cerveau est super sympa, à partir du moment où quelque chose ne te parait plus juste, le bon goût disparait! C’est vraiment bien foutu :)

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  • Je n’ai pas lu ce livre mais je vais peut etre l’acheter un jour. Ton article est très intéressant et c’est vraiment bien que tu t’interesses au sujet sans être végé. Ca permet de développer une vraie réflexion, d’etre informé.. Je suis déjà végétarienne (sauf poisson de temps en temps) mais c’est surtout par habitude, je vais peut être me documenter un peu plus sur le sujet :)

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  • Belle article intéressant :) Je n’est pas lu ce lu livre mais tu m’a bien donner envi car certains de ses propos se rapproche un peu de moi :)

    Je suis également devenu végétarien assez jeune, ou du moins le dégou par la viande et la réflexion sur notre relation avec les animaux. J’avais une amie d’enfance de parents agriculteur et j’adorai passer mes week end chez elle. Je toucher au veaux, au vache. une fois sur la table je n’avais pas réellement conscience ( peut-être du fait qu’un  » gros » animal n’est pas dans notre subconscient un animal de compagnie.). Tout est venu lorsqu’un jour je jouer avec un lapin. tout mignon. et qui au final s’est retrouvé dans mon assiette :s et là le déclic, comme toi j’avais un certain  » dégou » j’en manger sans en avoir envi ( j’avais 14 ans alors bon pas de libre choix alimentaire a cette âge là) et c’est vraiment a 16 ans que j’ai commencé.
    Evidemment je ne fait pas la moral aux personne carnivore, on devient vegétarien je pense pas convictions et non pour un effet de mode ( comme c’est le cas ces derniers temps où végétarien = trop Fashion) et comme toi, je suis souvent confronté par des réflexion des personnes qui ne comprenne pas et j’ai droit à tout et vraiment n’importe quoi ( dernière réflexion le végétarisme est une secte ha ha ha ).

    Aprés il y a aussi le végétarisme strict qui reste une autre façon de réfléchir plus loin que la simple viande/ poisson. : tue t’on un poussin lorsque l’on mange un oeuf? la question de la vache laitière pour le lait, certain affirme que c’est une certaine souffrance pour la vache ( malgrés que j’ai eu des echo que si on ne vide pas la vache de son lait celle-ci souffre justement et peut entrainer des infections). Bref pour dire qu’au final si on veut devenir végétarien il faut vraiment le faire par convictions, et non pour un effet de mode et surtotu que l’on ne le devient ps du jour au lendemain il faut une certaine adaptation et recherche pour remplacer les bien fait de la viande avec des produits végétal :)

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    • C’est vrai que le végétarisme est à la mode, mais je me dis que c’est tant mieux : ça devient de plus en plus facile de trouver des restos qui proposent des plats végétariens par exemple ;)

      Pour les vaches, elles ne produisent du lait que quand elles ont eu un veau (qu’on leur retire à la naissance, justement pour pouvoir récupérer le lait qui, normalement, aurait dû nourrir le petit). Dans un monde idéal, c’est donc le veau qui boirait le lait de sa mère et il n’y aurait pas besoin de la traire :)

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  • Disclaimer : Je n’ai pas lu le livre

    Est-ce qu’il ne faudrait pas faire attention à ne pas confondre le procès de la viande, qui est un produit alimentaire pluri-millénaire (d’abord on chassait, puis très vite on a élevé pour tuer et nourrir), et celui de l’industrie agro-alimentaire qui, pour réduire au maximum les coûts et nourrir toujours plus de monde en produits carnés, en arrivent à des situations aberrantes pour la dignité des animaux, voire la santé humaine ?

    Que les humains chassent, pêchent, ou élèvent pour tuer, on peut trouver ça déplorable ; mais la nature, c’est la prédation, les animaux font ça entre eux, c’est un équilibre biologique naturel qui régule aussi les ressources alimentaires et les populations.

    La vraie réflexion à mener à mon sens est plus autour de la viande comme produit industriel : le consommateur veut des prix toujours moins cher, des choses toujours plus faciles à préparer et à manger, l’industrie s’adapte ou parfois précède le besoin. Plutôt que de ne plus manger de viande, ne vaut-il pas mieux en manger de la meilleure, dont on connaît les conditions d’élevage, d’abattage et de conservation/transformation ? Évidemment cela a un coût, mais nous tous consommateurs avons aussi une responsabilité dans tout cela :)

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    • Effectivement ce sont deux sujets différents et chercher à consommer de la meilleure viande est louable :) En revanche, la prédation n’est pas dans la nature de tous les animaux : l’éléphant, les vaches et les moutons sont herbivores par exemple. J’ai lu à plusieurs reprises que nous avions d’ailleurs les mêmes caractéristiques que nos amis les animaux végétariens : des intestins longs (rendant la digestion de la viande plus difficile), une dentition faite pour mastiquer et non pas déchirer, etc… Je ne sais pas si c’est vrai ou pas, encore une fois, les sources sont militantes, mais ça fait réfléchir :)

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      • Je vais apporter mon petit éclairage relativement à ce paragraphe : « Que les humains chassent, pêchent, ou élèvent pour tuer, on peut trouver ça déplorable ; mais la nature, c’est la prédation, les animaux font ça entre eux, c’est un équilibre biologique naturel qui régule aussi les ressources alimentaires et les populations ».

        Alors effectivement, nos ancêtres ont chassé. Bon ça dépendait pas mal de là où ils s’implantaient et des ressources disponibles (possibilité ou non de faire des cultures, etc.) mais oui, certains hominidés ont mangé plus ou moins de viande, notamment l’homme de Cro-magnon (et grâce aux outils car physiologiquement, on a rien de carnivores et on a même plutôt pas mal de points communs avec les frugivores). Certains ont été cannibales aussi, est-ce que ça veut dire que… ?

        Se comparer à des animaux alors que certes, nous sommes biologiquement des animaux au même titre qu’un lion au hasard, mais nous avons la conscience globale pour nous (celles dont on se targue justement pour exploiter les animaux qui eux n’en auraient pas) et donc le sens moral.

        Le bien/le mal ça n’existe pas dans la nature. Il n’y a pas de justice ou d’injustice quand une gazelle est tuée par un lion. C’est comme ça, c’est l’ordre des choses. Les animaux ne tuent pas gratuitement (on pourra toujours trouver des exceptions soit, mais globalement il y a peu de chances pour qu’un groupe de panthères se donne pour mission de concurrencer Bigard). Quand nous, les humains, nous avons la possibilité de nous nourrir sans avoir besoin de tuer, la question du sens moral se pose (est-ce juste de tuer gratuitement des êtres doués de sensibilité qui ont un intérêt à vivre alors que je n’en ai pas besoin ?) On a une responsabilité envers notre planète, les humains qui y vivent et les animaux, et tu le soulèves d’ailleurs :)

        Et si le renard contribue à réguler la population de lapins, nous on ne contribue à rien du tout sinon à flinguer la planète sur laquelle on vit (pourtant, nous sommes les seuls à pouvoir agir positivement sur elle). Les animaux n’élèvent pas d’autres animaux pour le dîner. Si on me répond : moi je chasse ce que je mange, ok je n’ai rien à répondre à ça (et je trouve ça même carrément plus sain que de payer quelqu’un pour faire le sale boulot à notre place et d’acheter le tout dans une barquette bien aseptisée). Mais l’homme moderne chasse surtout pour se divertir.

        Après, arrêter ou pas de manger de la viande est très personnel mais je rejoins Juliette, c’est un autre débat que celui d’améliorer les conditions de production – et il faut forcément en passer par là pour les animaux car je ne suis pas aussi optimiste que Caron, je ne pense pas que le monde deviendra végétarien. Je voulais simplement expliquer que l’on ne peut pas se comparer aux lions qui mangent des gazelles et puis, il y a l’évolution (Darwin, toussa) aussi d’où la non-pertinence de se référer à l’homme préhistorique :)

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        • Et peut-être ajouter que les renards ne construisent pas d’enclos pour élever et démultiplier les lapins pour ensuite se servir à leur guise…
          Les lions n’ont pas des gazelles en cage avec des stock d’herbe pour les engraisser…
          C’est un peu niais ces images sans doute mais ça montre aussi qu’on a dépassé l’idée de nos « ancêtres » préhistoriques ou des animaux qui chassent (tiens, on se trouve des points communs quand ça nous arrange) : on ne fait pas que puiser dans les ressources qui nous entoure, en chassant avec un équilibre ce qu’on trouve. On exploite, on démultiplie, on engraisse… Pour avoir toujours plus…
          Les animaux font avec leur instinct également…
          Si nous devions chasser par nous mêmes ce serait rue ment une autre histoire ;-)

          « Toujours plus », comme dans les supermarchés : quelle panique quand les étals sont vides ! Quelle panique quand il n’y a plus le choix entre 50 variétés de poissons, 50 « animaux », 30 marques de jus de fruits !
          On dépasse juste les limites (ça serait même un peu du caprice des fois…)

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  • Je n’ai jamais lu ce livre mais je suis végétarienne depuis 4/5 ans déjà. Je trouve ça super que de plus en plus de gens se posent ce genre de questions et repensent leur alimentation !! Je ne prône pas du tout pour un monde végétarien (ce serait impossible je pense, ou alors à très long terme), par contre je suis une fervante « militante » du manger mieux, qui passe selon moi par manger moins de viande et de meilleure qualité pour avoir plus de chance que l’animal ait eu des conditions de vie décentes.

    J’avais fait un article sur mon blog sur les raisons qui m’ont poussées à devenir végétarienne au départ, et comment ces raisons ont évoluées au fil du temps, si ça t’intéresse ;)
    http://tachederousseur.com/chroniques-dune-vegetarienne-1/

    Pour finir je dirais que oui, on se prend souvent des réfexions désobligeantes quand l’on ne mange pas d’animal. Beaucoup essayent de nous tenter, de nous nous humilier sous le ton de la plaisanterie. Et ça me fait mal au coeur, parce que ces gens ne s’arrêtent pas une seule seconde pour se demander ce qu’ils sont en train de manger, je pense quu’ils ne se rendent pas compte qu’un être vivant a peut-être souffert toute sa vie pour finir mort à l’abattoir juste pour leurs 3 minutes de plaisir gustatif. Enfin j’espère qu’ils ne s’en rendent pas compte, sinon c’est encore pire…
    Tu verras une fois qu’on s’intéresse à ce que l’on mange, c’est tout un monde d’abomination qui s’ouvre à nous, je découvre chaque jour des pratiques qui me révulsent. Certains préfèrent fermer les yeux, mais moi je veux savoir, pour pouvoir agir en conséquences.

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  • Merci merci merci!
    C’est vraiment génial de lire ce genre d’articles!
    Comme toi, les livres m’ont permi de constater la réalité de ce qu’on trouve dans nos assiettes et a achevé de me convaincre de ne plus manger de viande.

    Ton commentaire sur les remarques désagréables lancées au veget’, c’est mon quotidien depuis 3ans!
    Bravo à toi d’avoir cherché à en savoir plus et à comprendre le point de vue des non mangeurs de viande.

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    • Merci pour ton commentaire :) Et bon courage pour supporter les remarques, j’espère que les mentalités vont rapidement évoluer !

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  • Je suis végétarienne depuis plusieurs années, donc forcément ton article m’évoque plein de choses. Et je n’ai jamais bien compris comment les gens pouvaient s’indigner pour la mort d’un animal (récemment Cécil le lion) et n’en avoir rien à faire qu’on torture (parce que oui c’est de la torture) que ce soit sur ses conditions de vie ou sur sa mort, une vache, un mouton ou n’importe quel autre animal. Et puis ça dérange personne que 80% des céréales servent à engraisser les animaux alors que certaines personnes meurent de faim … Je pense que notre société a un énorme problème, et pas seulement pour la nourriture. Je commence à me tourner vers le végan maintenant. Je ne pense pas le devenir à 100%, mais déjà tout ce qui est lait, quand je le peux (c’est à dire chez moi, chez les gens c’est compliqué …), c’est lait végétal (noisettes ou amandes, mes préférés),etc et aussi faire beaucoup plus attention à la composition de ce que j’achète. Bref, en tout cas, ton article fait plaisir, c’est plaisant de voir des gens qui se questionnent. Juste ça, c’est un grand pas !

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    • C’est vrai qu’être vegan c’est compliqué socialement, beaucoup de gens ont du mal à comprendre ce choix (c’est vrai que ça nécessite un peu plus d’explications que le végétarisme, la souffrance animale semble plus « indirecte »), et alors au resto, n’en parlons pas :/

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  • Félicitations pour cet article très bien écrit ! Le point de vue d’une personne non végétarienne mais qui réfléchit à sa consommation de viande est très intéressant.

    Je ne mange plus de viande depuis plusieurs années et je n’ai pas eu de mal à arrêter puisque je n’ai jamais raffolé de la viande (sauf du poulet), j’oublie donc parfois les difficultés d’arrêter cette consommation.

    Cependant, depuis le mois passé, je ne mange plus de poisson ni de fruits de mer et ça a encore compliqué un peu plus les choses. Pour moi, ça va encore, passé le deuil des sushis je ressens le même dégoût que j’ai pour la viande s’installer (une vidéo d’une pieuvre vivante arrosée d’une sauce salée et s’agitant dans tous les sens sous la souffrance m’a aidée, c’est vrai). Mais pour mes proches, c’est l’incompréhension totale.

    Ils gagneraient à lire ce livre et ton article, comme toi je ne cherche pas à imposer le végétarisme mais à proposer une réflexion. Merci :)

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    • Ça ne m’étonne pas : quand j’ai commencé à dire autour de moi que je réduisais au maximum la viande, on m’a souvent proposé du poisson en alternative. Difficile d’imaginer la souffrance d’un animal qui ne fait pas de bruit, et qui est si éloigné de nous :/

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  • Pour ma part je suis pleinement consciente autant des faits que des enjeux. J’ai mes deux meilleur(e)s ami(e)s, l’un végétarien, l’autre totalement végan depuis 3 ans maintenant. On en parlait encore la semaine dernière à Londres .. Pour son histoire à elle, elle a arrêté de manger de la viande le jour où on lui dit « serais-tu capable de tuer le poulet pour te nourrir », ça a été le déclic total pour elle. Elle boycotte aussi les produits laitiers, les œufs etc .. et vivant à Londres, contrairement à la France (même si ça bouge un peu) les végan / végétariens peuvent trouver beaucoup d’alternative ..
    Après en avoir parlé avec elle, encore, j’ai vraiment envie de ralentir ma consommation, ce que je fais depuis un an, déjà limitant ma viande rouge à 1 à 2 fois / mois, le jambon étant celle que je mange le plus facilement (sandwich …). J’aimerais au fond de moi le devenir, parce que j’aime les animaux, autant les poules que les tigres, les abeilles que les chats .. mais il est vrai que quand on est habitué depuis toujours à en manger, changer son alimentation, demande du temps, en tout cas pour certains. J’en suis consciente, et contrairement à ceux qui achète de la viande en se disant « c’est de la viande » et non pas « c’était un poulet », je me dis que c’est déjà une avancé, certe minime, mais je pense que chacun doit avancer, à sa vitesse à lui, sans qu’on le « harcèle » parce que c’est « un assassin d’animaux ». Quand je passe devant les stands L214 je m’arrête toujours, je trouve ça vraiment bien de sensibiliser les gens, mais alors ceux qui te gueulent dessus et t’insulte presque, ce n’est pas non plus la solution. Il y a des extrêmes des deux côtés, ceux qui pensent que nous sommes faits pour manger de la viande et ceux qui traitent les autres d’assassin de l’ombre.
    Enfin bon, je m’étale un peu désolée, tout ça pour dire, que pareil que toi, je mange encore de la viande, mais je prend de plus en plus plaisir à m’ouvrir à d’autres cuisines, goûts, à acheter de plus en plus de fruits et légumes, à tester des salades etc .. mais j’y vais à mon rythme, pour peut-être un jour arrêter définitivement, mais seulement quand je serais prête et que je l’aurais décidé :)

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    • Londres est super pour ça ! Je suis d’accord avec toi, ce n’est pas en culpabilisant les gens et en les traitant d’assassins que les choses vont changer, au contraire :/

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  • Sans être végétarienne, je comprends les démarches.
    Je comprends aussi en tant qu’omnivore que l’image que nous renvoie les végétariens n’est pas très reluisante et nous oblige à mettre le nez dans nos propres contradictions.
    Et qui aime lui rappeler que son choix d’alimentation n’est pas des plus cools ? Personne je crois bien.
    Je suis persuadée aussi que nous avons besoin d’asso un peu virulentes comme L214 qui nous démontre par a+b que les poussins sont broyés (qu’est ce que j’ai pu être choquée) mais je trouve qu’ils vont un peu loin quand ils mettent en avant une vache pour la fête des mères, parce que la frontière entre l’anthropomorphisme et le spécisme devient super ténu.
    Je me pose aussi la question de la culture de la viande dans les campagnes VS la ville… J’ai l’impression que les citadins se posent plus de questions parce qu’ils sont en bout de chaine que les producteurs en amont (c’est peut être complètement faux, je ne sais pas, mais je me pose la question quand même).
    C’est un vaste sujet et qui pose des questions autant autour de la culture, de la société, de l’écologie, de l’économie qui pose la question de l’homme (je vire bio sur plein de trucs parce qu’économiquement je peux me le permettre, mais tous n’ont pas les moyens de cette démarche malheureusement…) :/

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    • Oh oui c’est un sujet vaste et tellement compliqué ! J’hésite toujours à publier ce genre de billets car je ne fais qu’effleurer les choses, mais bon, je me dis que c’est mieux que rien :/

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  • Ton article est très intéressant puisque je suis un peu comme toi. Je ne suis pas végétarienne mais je m’intéresse beaucoup à tout ça. Il y a quelques temps, j’ai eu une sorte de petit déclic qui m’a poussée à diminuer grandement ma consommation de viande. Pas toujours simple d’y renoncer complètement quand on a grandi dans un environnement où manger de la viande quotidiennement est considéré comme « normal » et « vital ».

    J’essaie également de favoriser les producteurs locaux lorsque j’en consomme, sans doute pour me rassurer et me donner un semblant de « bonne conscience » en me disant que je ne mange pas d’animaux provenant d’un élevage intensif mais bon, au fond de moi, j’aimerais arriver à ne plus consommer de viandes du tout.

    Concernant le lait, ça risque d’être vachement plus compliqué puisque je trouve les laits végétaux dégueulasses XD Peut-être que je n’ai pas encore goûté celui qui me fera changer d’avis. La seule chose que je bois c’est une boisson chocolatée au soja (mais pas Alpro car je trouve le goût trop prononcé chez eux … je n’aime vraiment pas!).

    L’autre point qui me fait hésiter à renoncer complètement à la viande, c’est l’aspect « social ». Autant au restaurant, c’est facile de manger végé, autant quand tu es invité chez des amis, de la famille, ce n’est pas toujours simple à faire passer. Je sais que ma famille par exemple est très fermée à l’idée du végétarisme etc. Il n’y a aucun végé dans mon entourage proche.

    En tout cas, ton article m’a donnée envie de découvrir les ouvrages dont tu parles, qui sait, ça m’aidera peut-être à franchir le cap pour de bon :)

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    • Je comprends pour les laits végétaux, je n’ai jamais trop goûté pour l’instant mais j’ai un très mauvais souvenir des Sojasun au chocolat : pouah ^^ Pour la famille, je comprends que ça puisse être compliqué, j’ai d’ailleurs mangé du poisson chez mes beaux-parents il y a peu… Bon courage :)

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  • Merci pour ce retour, hyper intéressant. Je suis en pleine réflexion sur le sujet, mais j’ai du mal à m’y plonger complètement. De fait, avec un petit garçon dégoûté naturellement par la viande, ça nous force à nous y mettre. Je tenterai donc la lecture de no steak… Pour entamer la démarche, j’ai pris un cours de cuisine vegan il y a quelques mois et j’ai vraiment trouvé ça hyper intéressant, on peut se poser beaucoup de questions, s’entraider, ça me semble une formule intéressante pour le quotidien. (par exemple, moi qui adore le goût de la viande, on peut trouver des alternatives végétales intéressantes).

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  • Moi tu le sais c’est mon corps qui décide. Je réduis la viande mais je garde poisson et fromages (pas de vaches ni de lait). J’ai en revanche très envie de plus créer et de m’acheter des livres de recettes végétariens. J’ai envie que ce soit un plaisir de cuisiner des légumes et découvrir d’autres graines. Je n’ai pas envie de me culpabiliser si je mangé un bout de viande… Et pour le livre je le lirai bien mais j’ai peur d’encore une fois changer ma vie. Bcp bcp de changements et j’ai envie de calme. Tu me montera tes nouvelles idées culinaires?
    Bisoux bisoux mon poulet (pardon c’est pour la blague)

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    • Tu as raison, trop de changements d’un coup, c’est compliqué ! J’en parlais à Marjorie hier : mon gros chantier du moment, c’est l’alimentation, du coup je mets un peu de côté les lectures de développement personnel pendant ce temps là :) Chacun son combat ^^

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  • Bonjour Juliette,

    ça fait un petit moment que je suis ton blog sans le commenter mais là j’ai décidé d’intervenir car c’est un sujet qui m’interpelle. Je ne suis pas végétarienne, mais ça fait de nombreuses années que je ne mange quasiment pas de viande, surtout par goût (ne pas supporter le moindre bout de graisse ça aide). Ma consommation revient en gros à un morceau de viande par semaine, plus ou moins selon que je suis en vacances, invitée chez des gens etc… Je peux ne pas manger de viande pendant 15j sans ressentir le moindre manque. Mais parfois aussi, étant une fan de cuisine, je peux avoir super envie de la blanquette de ma grand-mère… Je ne me restreint pas, dans un sens comme dans l’autre, et si j’écoute mes besoins je me rends bien compte que je n’ai pas besoin de beaucoup de viande, et que si j’en mange trop j’ai du mal à digérer. Ma famille sait maintenant que je ne suis pas une fan de viande et qu’une seule brochette me suffit quand il y a un barbeuc’ ;).
    Si je peux comprendre la philosophie qu’il y a autour du bien-être animal, ma préoccupation est plus écologique : je préfère prendre des produits carnés locaux, peut-être moins souvent mais de bonne qualité, que manger du quinoa qui vient d’Amérique du Sud. Je pense que pour retrouver un rapport serein à la nourriture dans notre société c’est surtout important de savoir ce qu’on mange et d’être au contact des gens qui la produisent. D’un point de vue un peu plus philosophique je pense que c’est la distance et la sensation de ne pas maitriser qui fait peur, avec le sentiment d’une société qui perd ses repères (un peu comme ceux qui pensent que les étrangers vont nous envahir par méconnaissance et par peur…).
    Voilà voilà pour mon grain de sel ;) Merci pour tes articles que je trouve toujours plein de bonne humeur et d’énergie positive!

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    • C’est rigolo, l’exemple du quinoa d’Amérique du Sud a déjà été donné plus haut (d’ailleurs je suis passée à la biocoop tout à l’heure, il y avait du quinoa français – bon, il était 4 fois plus cher, hum hum). Je comprends ton raisonnement et je suis assez d’accord, mais on peut aussi arrêter la viande et continuer à manger local : l’un n’empêche pas l’autre :) Je pense que la démarche doit être plus globale que de juste arrêter la viande : manger plus local, arrêter de consommer à outrance, trouver du bonheur dans les activités gratuites… C’est en tous cas ce vers quoi j’essaie de tendre :) Merci pour ton commentaire !

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  • Pour ma part, j’ai toujours été un peu mal à l’aise en allant à la boucherie et en découpant de la viande fraiche … Jusqu’au jour où j’ai vu ce reportage avec les poussins mâles broyés vivants (en France !) et de façon totalement légale et très très répandue.
    Puis le livre de Jonathan Safran Foer n’a fait que me conforter dans ce que je pensais déjà : effectivement, on ne peut prétendre « aimer » les animaux (attention, que les animaux « mignons ») puis manger tranquillement un animal mort qui a nécessairement ressenti la peur et la souffrance du stade de l’élevage à l’abattoir, en passant par le transport.
    Et puis je pose la question : qui est capable de manger de la viande tout en regardant la réalité du transport + de l’abattage des animaux, avec tout ce que cela comporte, droit dans les yeux ?
    A part les bouchers, très peu de personnes je pense.

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    • C’est vrai que si on devait tuer nous-mêmes les animaux que nous mangeons, ça serait une autre histoire :/

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  • Depuis plus d’un an maintenant, je pensais à devenir végétarienne, mais je n’ai réellement sauté le pas qu’il n’y a trois mois. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien ! Pourquoi manger du veau ou du porc alors qu’il ne me viendrait même pas à l’idée de manger mon chien ? J’adore les animaux, et je préfère les caresser que de les trouver dans mon assiette.

    J’ai vraiment arrêté la viande d’un coup, même si je mange encore un peu de poisson. Après avoir fait un tour sur le site internet de la PETA (j’ai vraiment été traumatisé, j’en ai pleuré pendant une bonne heure) et vu la bande annonce du documentaire Earthlings, j’ai su que je ne pourrais plus jamais toucher à de la viande. Je n’ai lu aucun livre de ce genre, je sais que je n’en aurai pas la force (pour re-finir en pleurs, non merci !).

    Pour autant, je ne lance pas la pierre à ceux qui mange encore de la viande. Ils ne sont pas informés sur ce qu’ils se passent, ou alors choisissent de fermer les yeux… Souvent les végétariens sont vus comme extrême, surtout lorsque l’on parle du pourquoi nous avons choisi ce mode de vie. Ce qu’on ne dit pas, c’est que les gens posent la question en premier lieu, mais s’insurgent de la réponse !

    J’ai également arrêté le lait de vache, je préfère le lait de soja finalement ! (et en plus il me donnait des boutons, pas top).

    Mon but n’est pas de convertir les gens, j’aimerai juste être laissée en paix avec mes convictions s’il vous plait ! Je pense que je vais acheter ce livre à mes parents, et plus largement en parler à ma famille qui ne comprend pas ce choix de ma part et préfère en rire en me prenant pour une folle qui va s’évanouir et tomber malade parce qu’elle ne mange plus de viande…

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    • Comme je te comprends, c’est parfois très dur au début de se rendre compte à quel point les gens ont l’air si insensibles et manquent tellement de jugeote… En fait pour relativiser il faut se souvenir d’avant, je me souviens que je n’aurais jamais pu regarder une vidéo ou lire un livre qui parle de l’industrie de la viande, de la bile d’ours, ou des expérimentations sur l’animal car je ne m’en serais pas remise, car je pensais savoir mais tout en me disant qu’il fallait bien ça, que le monde était comme tel…
      Jusqu’au jour ou un pote dont je n’aurais jamais soupçonné qu’il puisse un jour avoir l’idée de devenir vegan m’a parlé de sa transition et m’a dit de regarder Earthling… j’ai pris mon courage a deux mains et ai pleuré pendant tout le long, puis la colère a pris le pas sur la détresse de savoir que je vivais dans un tel monde, puis le courage m’a envahie et j’essaye d’en parler autour de moi, au moins pour que les gens aient conscience de leur impact et qu’ils réduisent leur consommation :) Au début il faut savoir trouver les réponses aux questions qu’on nous pose et le comportement à adopter face aux étriqués et autres blagueurs adeptes du cri de la carotte, mais après avoir regardé différents sites, blogs, commentaires sur le végétarisme on se rend compte qu’on est loin d’être seuls et que les 2 millions de végé supposés sont peut être plus que ce que l’on croit hehe!!! Bientôt la prophétie Caron va se réaliser

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    • C’est fou ces réactions face au végétarisme !
      C’est là qu’on voit qu’il y a encore du chemin à faire pour que ça rentre dans les moeurs… Comme tout choix de vie qui n’est pas « généraliste » (ma comparaison est extrême mais c’est un peu comme le respect des religions, de l’orientation sexuelle après tout : c’est du domaine de la vie privée et de notre propre corps !)

      PS : le « lait » d’avoine, d’epeautre, de riz etc sont tops aussi :-)

      (Décidément ce post est vraiment chouette Juliette et lire les commentaires est très instructif, merci !)

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      • Merci à vous pour tous ces échanges constructifs et intéressants :) En effet, les réactions face au végétarisme sont surprenantes, ça me rappelle un peu les remarques des gens quand je leur dis que je ne bois jamais d’alcool… Entre ceux qui disent que je ne suis pas marrante, ceux qui sont persuadés qu’ils vont réussir à me faire boire un verre quand même, ceux qui me demandent si je suis enceinte… c’est toujours aussi pénible !

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        • Je suis la fille la plus triste et rabat joie du monde! Je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool, je suis végétarienne… :)
          On m’a déjà dit « oh mon dieu la tristesse de ta vie »
          heuuuu??

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  • Merci pour ton article très intéressant et pas si brouillon ;-)
    Je veux parler de ce sujet depuis un moment mais j’ai du mal à passer à la rédaction… car on m’embête déjà beaucoup dans la vraie vie sur mes choix alimentaires !
    Je ne suis pas végétarienne à proprement parler. Je n’achète plus de viande depuis un an, et n’en consomme qu’exceptionnellement quand je suis invitée chez des amis et que le plat me fait vraiment envie. Mon idée, c’est de ne pas me frustrer (j’ai été une grande carnivore), mais de vivre selon mes convictions. J’ai arrêté le lait et les yaourts depuis au moins 5 ans (et j’ai remarqué un vrai changement sur ma peau !), je diminue le fromage, et n’achète que des oeufs bio, bien sûr, que je mange pour le plaisir, et les remplace par des substituts ou des graines de chia dans les pâtisseries.
    Mes amis et ma famille me « chambrent » beaucoup à ce sujet, je crois que c’est parce que ça les renvoie à une certaine mauvaise conscience, ou conscience de leur inconscience… Je ne sais pas si je suis très claire !
    Et pour mes bijoux, que je crée avec des plumes naturelles, je suis associée à un garde-forestier et à de petits élevages respectueux. Les plumes viennent de ma région, les animaux ont eu une belle vie, ils sont mangés et leurs plumes transformées en bijoux… Pas de gâchis, pas d’élevage inhumain, pas de plumage d’animaux vivants (au secours !!)
    Chacun à son niveau, on peut changer le monde. Il faut juste, effectivement, s’informer… Et prendre ses responsabilités.

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    • Je découvre que les graines de chia remplacent les oeufs dans les gâteaux : merci du tuyau ! :) Pour les plumes, c’est intéressant comme démarche ! J’avais craqué sur un sublime chapeau à l’île de Ré, mais il y avait une plume dessus, ça m’a freinée (ça, et le prix du-dit chapeau ^^).

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  • Merci pour ton témoignage sur ce sujet. C’est agréable de te lire car on trouve sur la toile pas mal de bloggeuses végan (que j’admire) mais parfois ça impressionne un peu. Je me sens à peu près au même stade que toi, pas végétarienne mais en transition dirons-nous, j’ai considérablement réduit ma consommation de viande et ça ne me fait plus tellement envie. On se rend vite compte qu’on peut très très bien se nourrir en évitant la viande finalement. Pour ma part, je me suis mise au tofu et je trouve que ça se substitue bien (et encore je pense que je ne sais pas trop bien le cuisiner) mais la consistance un peu ferme rappelle la viande.

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    • Oui il y a plein d’astuces pour remplacer la texture de la viande : les champignons par exemple, je trouve que ça fait bien la blague ! Tu as également les protéines de soja texturées qui sont pas mal, je ne les maîtrise pas encore très bien mais j’avais fait une sauce bolognaise avec et Gaëtan avait bien aimé ! Je n’ai pas encore testé le tofu – je crois que je m’y mettrai cet hiver, quand j’aurai moins envie de salades :)

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  • Tu n’imagines pas comme je suis fière de toi et du chemin que tu as parcouru <3 Ça me donne envie de te serrer fort dans mes bras et je n'ajouterai rien de plus car ça fait deux heures que je réponds à certains commentaires car je ne peux pas m'en empêcher de réagir :D Ah si, je dirai que tu es un bel exemple d'empathie, de réflexion, et de cheminement long mais assuré. Merci pour tous les animaux qui meurt tous les jours dans les abattoirs de n'avoir pas choisi de fermer les yeux…

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  • Bonjour Juliette,

    Je suis vegan depuis quelques mois. Je le suis devenue naturellement et d’abord pour ma santé plutôt que pour la cause animale et environnementale.
    Tout d’abord, j’avais arrêté les produits laitiers car je savais que cela été très mauvais pour notre santé (et le calcium alors ?! :p ) puis progressivement j’ai arrêté la viande. Au début, car cela coûte cher (j’étais à un moment de ma vie où l’argent ne coulait pas à flot) puis j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux. À déguster de plus en plus les fruits et les légumes (même si j’ai toujours aimés les fruits et légumes). Le fait d’avoir arrêté la viande, m’a permis de mieux sentir le goût de ce que je mangeais (probablement car mon corps est devenu moins acide). J’avais plus d’énergie, j’étais mentalement plus positive et joyeuse (oui, la mauvaise nourriture influe sur notre mental). Je m’étais souvent posée des questions sur le fait de manger de la viande (après tout, si plusieurs millions de personnes dans le monde sont végétariens et vegan, c’est qu’il doit bien y avoir quelque chose… en plus, il est reconnu que ces personnes vivent plus longtemps et en meilleure santé !). Une fois ces premiers signes ressenti et constatés, j’ai voulu en savoir plus. J’ai évidemment trouvé de tout (même des gens qui disaient que si on ne mangeait pas de viande, on allait mourir… ! ^^).
    Puis, je suis tombée sur une vidéo de Gary Yourofsky (https://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs) et cela m’a complètement retourné ! Dans cette vidéo, il explique pourquoi ce n’est pas bon de manger de la viande pour les êtres humains. Mais ils donnent toutes les raisons et pas seulement d’un point de vue éthique. Il parle de l’environnement, de la santé, des habitudes, etc accompagné de chiffres détaillés. Je ne peux que vous conseiller de la regarder :) Cette vidéo m’a permis de franchir une étape de plus vers le veganisme.
    Étant sportive depuis très longtemps, j’avais peur que ce nouveau mode de vie ne soit pas « bon » pour ma pratique sportive (dans le sport, la viande est l’aliment sacré…) car j’avais encore en tête ces anciennes croyances que l’on nous rabâche tout le temps pour les fameuses protéines (qui est une légende également :) ). J’ai recommencé à courir, et là………… je ne me suis jamais sentie aussi bien, aussi légère et aussi en forme ! Même après un arrêt de plusieurs mois. Quand je mangeais de la viande et que je reprenais le sport, mon corps morflait comme pas possible car il avait engrangé trop de toxines. Maintenant que je ne lui donne plus ces toxines, il est toujours en forme et près pour bouger (sans que je n’en souffre).

    Voilà, c’était un petit témoignage pour donner une raison de plus à tout le monde de devenir (au moins essayer) végétarien/vegan. Votre corps vous dira MERCIIIIIIIII :D

    PS : Si au début de votre transition, votre corps fait des trucs bizarres (transpiration excessive, mauvaise odeur, etc), ce n’est rien il est juste en train de se débarrasser de toutes les toxines accumulées depuis votre naissance ;)

    Au plaisir de continuer cette conversation si certaines personnes ont des questions,

    Anne-Laure

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    • Merci pour ton témoignage :) Il y a pas mal de grands sportifs qui sont végétariens ou végétaliens d’ailleurs, on commence à pas mal en parler !

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  • Hello Juliette,
    Je te suis depuis quelques années mais n’avais jamais commenté. J’aime beaucoup ton côté girl next door toute mimi ;-)

    La graine du végétarisme a été plantée en moi je pense lorsque j’ai lu Faut-il Manger les Animaux, même si j’étais sensible au sujet depuis longtemps. Je crois que le livre a fait son chemin en moi assez inconsciemment.
    De nombreux mois plus tard, début 2014, je devenais flexitarienne (presque pas de viande, un peu de poisson par ci par là). Je ne me suis jamais mis la pression, tout c’est toujours fait de manière naturelle. Quelques mois plus tard, je suis partie en Sardaigne avec une copine. Vacances: on s’autorise plus de ‘dérapages’. Tu es dans un autre contexte, tu ne veux pas faire ta relou pour trouver LE resto végétarien, tu veux profiter de la gastronomie locale. Je n’ai pas eu de problèmes de conscience sur le moment, j’ai profité. Mais quand je suis rentrée, je suis devenue végétarienne. C’était 6 mois après le début de mon flexitarisme. Le fait marquant du passage à « ah ouais, je suis une vraie végétarienne » a été lorsque j’ai apporté mon steak veggie à un brunch burgers entre amis (ils l’ont bien pris ;-)). C’était le symbôle du refus de la pression sociale.

    J’ai fait quelques écarts depuis (poisson), une fois ou deux par envie, quelques unes plus par commodité. Cela fait maintenant 11 mois que j’ai quitté la France pour voyager et ce n’est pas facile partout (j’ai commencé par l’Amérique Latine). Mais je crois qu’aujourd’hui je ne serais plus encline à faire des ‘efforts’. Encore une étape de franchie ;-)
    Impossible pour moi aujourd’hui de manger de la viande. Je surprends parfois mon entourage qui mange de la viande devant moi par un ‘ça sent bon’, ‘ça fait envie’, ‘ohhhhhh des knackis’, mais je ne pourrais plus passer le cap de l’avaler. Cela représente juste un souvenir, une image, une odeur, mais externe à moi désormais.

    Tout ça pour dire que c’est un chemin où – lorsque l’on s’intéresse au sujet – chacun avance à sa façon, sans forcément se rendre compte de la progression. En tout cas ce que j’aimerais, c’est que tout le monde, sensible ou pas à la cause animale, à l’environnement, à l’aspect sanitaire, etc… regarde ce chemin et y pose un pied lorsqu’il est prêt ;-)

    J’ai téléchargé l’ebook No Steak, je vais le lire. Merci!

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    • c’est tout à fait ça, quand on a vraiment passé le cap on ne peut plus y revenir… un jour ma mère a acheté une sauce pour pâte « sicilienne » j’ai vu venir l’embrouille car pour avoir vécu en Italie je peux dire que la pancetta il la mettent à toutes les sauces c’est le cas de le dire… bingo il y avait du porc dedans, je me suis littéralement forcée à manger car je trouve que gaspiller serait encore pire, mais c’était la première fois que je mangeais sans aucun plaisir et même avec dégoût, ce goût qui autrefois me transcendait me rend malade aujourd’hui :) comme quoi l’esprit joue beaucoup

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    • Ahah merci pour la girl next door, je suis flattée ;) C’est vrai qu’en voyage, ça n’est pas toujours simple, à la fois de trouver des choses végétariennes mais aussi de se couper de tout un pan de la gastronomie locale. Je me souviens, en Thaïlande, on avait mangé avec une tribu, ils nous avaient préparé plein de choses et notamment du poulet. A l’époque j’étais moins avancée dans mes réflexions mais si la situation se représentait, je ne sais pas si j’oserais refuser : pour eux, c’était un vrai cadeau… Ce n’est pas simple !

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  • Suziecheesecake

    Hello,
    Alors déjà je peux pas piffrer Aymeric Caron, mais c’est une autre histoire.

    Je me définis comme omnivore, car j’aime la viande. Je n’y peux rien. Quand tu dis que depuis tu ressens un dégoût de la viande en barquette il faut voir au-delà de l’abattage et des conditions d’élevage. Nous consommons des cadavres! ce n’est plus la viande fraîche de nos ancêtres (sans remonter au hommes préhistorique, pensons à nos aïeux qui mangeaient lapins/poulets élevés dans le jardin!!!). Nous ne sommes plus omnivores, mais charognards (et je vis assez mal avec cette idée, même si j’aime la viande).

    Bon pour terminer, j’ai moi aussi un chat que j’aime et que j’adore. Mais j’ai dors et déjà annoncé à mon cher et tendre qu’en cas d’attaque de zombies, de guerre ou whatelse et que nous n’avions plus à manger, que je mangerai le chat. Il m’a répondu « moi vivant! jamais! ». Ca tombe bien, depuis que je suis amoureuse de Mads Mikkelsen dans Hannibal, j’ai envie de goûter à l’humain :D .

    En tout cas, c’est toujours bon de s’interroger sur notre consommation.

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  • Bonjour Juliette

    Voilà un article très intéressant, surtout en ce moment pour moi. Je ne suis pas végétarienne, mais je suis en plein dans une réflexion du mieux-manger pour mieux vivre.
    J’ai arrêté les laitages depuis 6 mois. Et je diminue aussi ma consommation de viande depuis peu. J’achète de plus en plus de produits bio et je deviens une analyste d’étiquettes :)
    Je ne sais pas si j’irai aussi loin que d’autres, à savoir devenir végétarienne ou végétarienne ? J’aurais je crois beaucoup de mal à me passer d’un peu de poisson, de quelques lardons, de crème fraîche ou d’oeufs (surtout dans des tartes salées en hiver ).
    J’ai des problèmes thyroïdiens, je dois donc éviter les produits à base de soja. Mais pour faire le plein de protéines, j’ai découvert de belles associations de légumineuses et de céréales, mais aussi d’oléagineux.
    Je lis beaucoup de blog, je cherche des infos.

    Comme d’autres l’ont écrit, je cherche un mieux être , qui passe par l’assiette mais pas que.

    Merci pour cet article et merci pour les commentaires qui permettent une réflexion.

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  • Enfin une réflexion logique plus claire que ce que je tente d’expliquer. Je ne cherche pas à convaincre quiconque que mes choix de vie sont les meilleurs. Mon mari (famille de chasseurs) ne souhaite pas arrêter la viande mais a par contre fait le choix d’en manger très peu et de bonne qualité et locale.
    Après ce qui a le dont de me faire sortir de mes gongs ce sont les remarques que font les gens quand tu leur dit que tu le mange pas de viande ni de crustacés et peu de poisson (je finirai par venir à aucun poisson tant ça me répugne de plus en plus) toutes faites du style « mais la salade elle souffre aussi », « je ne suis pas un lapin », blablabla. .. et de ne pas pouvoir essayer de faire comprendre l’illogisme de leur raisonnement. C’est dingue la vison étriquée que peuvent avoir les gens enfin je veux dire qu’il est tellement simple de ne pas réfléchir d’où viens notre nourriture et tout ce qu’il en découle.
    Dernièrement (et comme chaque été) je me suis encore insurgée contre la pratique barbare des grinds aux îles feroe. Et la seule chose qu’on a trouvé à me dire c’est « c’est leur coutume, leur tradition »…
    J’ai ce livre dans ma bibliothèque mais je ne l’ai pas encore lu. J’ai lu Faut il manger les animaux et ça m’avait déjà retournée.
    Mais je sais que les passages que je citais sur Fb ou quand j’en parlais autour de moi gênaient mais plutôt dans le sens que je les gonflait. ..
    C’est dur de faire avancer les choses et que les gens prennent conscience de tout ça parce que pour que ça marche il faut que les gens en aient envie ce qui n’est pas le cas pour beaucoup

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    • ahlala ma pauvre « le cri de la carotte » il faut s’y habituer sinon soit on revient à la viande soit on se pend, soit on se marre :D

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    • C’est sûr que ce n’est pas évident d’en discuter, certaines personnes sont plus ouvertes que d’autres :/

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  • Lectrice depuis peu de tes aventures, voici mon petit témoignage (affligeant).

    Hier je lisais ton article, en me disant, « mais nôôôôn, elle exagère, je pense qu’on peut avoir un débat avec des gens qui mangent de la viande! » et bine aujourd’hui je me suis aperçu que « Non! ».

    Je ne suis pas végétarienne, je ne crois pas le devenir un jour, je mange de la viande, du poissons, des oeufs, du lait (très peu, pour des raisons de santé c’est l’une des premières choses que j’ai limité et je remercie mon ostéopathe pour cette prise de conscience car je n’ai plus aucune inflammation!!), du beurre, mais j’ai limité ma consommation. D’un repas par jour au début (cela peut sembler peut etre enorme mais chez mes parents c’était midi ET soir), j’ai réussi encore à réduire mais j’aime ça, j’essaye juste de mieux choisir ma viande, d’être raisonné dans le choix du poisson… Bref!

    Donc, ce matin, je publie sur ma page Facebook, un article sur ces députés qui ont demandé la mise en place d’un repas végétarien à l’école! L’initiative me semble intéressante, pas dans le sens « rendons nos enfants végétariens » (ils auront bien le temps de choisir en leurs âmes et conscience plus tard), mais dans le sens, de supprimer la viande ou plus généralement les protéines d’origine animales et de proposer une autre source de protéines (de fer et autres nutriments…), faisant ainsi d’une pierre deux coups: limiter la viande sans doute issues d’élevage intensifs et de faire découvrir aux enfants d’autres aliments, leur proposer autres choses, et les ouvrir un peu au monde. Tout en expliquant que je ne comprenais vraiment pas pourquoi tout cela susciter autant de débat puisque les enfants, c’est bien connu, mangent bien ce qu’ils veulent à la cantine, et que des alternatives, c’est toujours bon à prendre… Si on peut leur faire découvrir quelques choses qu’ils aiment, moi je vois le verre à moitié plein et je dis BINGO! Et puis en plus y’en a marre de mettre des gens dans des cases, avoir une consommation raisonnée ne veut pas forcement dire tomber dans le cliché complet du végétarien réac’ anti-tout!

    Mais qu’ai-je donc fait?! Me voilà cerner de commentaires plus qu’horribles de personnes qui t’expliquent que tu n’as pas à commander ce qu’ils ont dans leurs assiettes et surtout dans l’assiette de leurs enfants, qu’on va pas manger des « pommes comme des lapins » (?! oui moi aussi je pensais que c’était des carottes!) et bien d’autres clichés sur lesquels je vais passer. Et que veux tu répondre à cela! C’est désespérant de voir des personnes aussi peu raisonnables et modérées, qui ne comprennent pas que notre agriculture, nos élevages, notre santé et notre environnement vont droit dans le mur! Alors cela me rend un peu triste, d’avoir autour de moi des gens avec l’esprit aussi fermé… alors qu’aujourd’hui nous avons accès à énormément d’informations qui nous montrent que notre apport en protéines animales est excessif, non seulement pour nous (maladies cardio-vasculaires, cancers digestifs…) et aussi pour notre malheureuse Terre (et là dedans j’englobe « bien être » animal et environnement).

    Cela me fait penser que je rentre de l’Expo Universelle de Milan, sur « Nourrir la Planète ». Je reste très choqué par la proximité lors de cette expo du Pavillon Zero de l’ONU (gaspillage, surconsommation, surproduction… bref, nous produisons assez pour nourrir la Terre mais les enjeux sont tels que certains meurent encore de faim) avec un McDo et d’autres enseignes pour qui clairement la surproduction et le gaspillage ne sont pas un problème! Dans les pavillons des pays, je crois qu’il y avait pour certains une prise de conscience (ça va faire un peu chauvine si je parle de la France, même si dans les faits nous en sommes encore loin)… mais pour d’autres juste un message « politique » (cela vous surprend si je vous parle de celui des USA?). J’y repense, et je suis déçue…

    Et je suis de manière générale déçue, par l’absence de modération des gens, qui il me semble-t-il va avec l’époque avec laquelle nous vivons. Mais j’ai quand même un peu d’espoir quand je lis certains témoignages, et le tien aussi. Plus qu’une mode, j’espère que c’est un vrai mouvement qui se met en place, pour que l’on soit un peu plus responsable de ce que l’on consomme.

    En tout cas, merci, merci d’en parler, merci si cela fait que quelques personnes se poseront des questions sur leur consommation…

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    • Oh oui, le cas de ces repas végétariens à la cantine, c’est assez fou comme les gens se sont enflammés ! J’avoue, j’ai du mal à comprendre mais je me dis que ça ne sert à rien d’essayer de raisonner ceux qui sont aussi obtus :/

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  • Bonjour,

    Merci pour cet article intéressant. Juste un petit mot sur les non-végétariens énervés par les végétariens ;)

    Je ne suis pas végétarienne et je ne compte pas particulièrement le devenir même si je fais un peu attention. Par contre, je réfléchis à cette manière de consommer ces derniers temps et en fait, il me semble qu’une réaction un peu de mauvaise fois apparait souvent face aux végétariens du genre: « si tu ne manges pas de viande alors pourquoi tu portes du cuir », ou  » pourquoi tu mets encore du labello alors qu’il y a de l’huile de castor dedans » etc. Je pense que commencer par être végétarien c’est déjà un grand pas que j’admire beaucoup car je ne m’en sens pas capable pour l’instant même si je ne mange pas du tout de la viande ou du poisson tous les jours. Pour les non-végétariens, il faut simplement accepter que l’autre n’est pas parfait et effectivement cela doit être très difficile d’être cohérent sur toute la ligne (aussi parce que la société ne l’encourage pas) et que ce n’est pas parce qu’on met du cuir qu’on est un « faux végétarien ».

    En fait, à partir du moment où j’ai ça les végétariens ne m’ont plus du tout énervée :D

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    • Oui on demande beaucoup aux végétariens d’être exemplaires sur tout, je crois que c’est une façon de se déculpabiliser quand on mange de la viande : « il se croit meilleur que moi parce qu’il est végétarien mais il porte du cuir donc il est bidon, et moi je peux continuer à manger mon steak »… Enfin c’est mon analyse, je me trompe peut-être ;) Moi j’ai déjà eu droit à « je suis sûre que ton t-shirt a été fait en Chine, je préfère tuer un poulet que d’exploiter un enfant d’Asie » :/ (en plus je fais gaffe aux vêtements que j’achète, j’essaie d’avoir une démarche assez globale)

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      • Oui c’est tout à fait ça. Et désolée pour la confusion l’huile de castor n’est pas du tout d’origine animale,c’est en fait l’autre nom de l’huile de ricin mais bref l’idée est là ;) !

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  • J’apprends avec plaisir que tu n’es pas végétarienne ! Oui, pour moi c’est trop extrême… En revanche, je travaille à être « omnivore modérée » : je mange de la viande et du poisson mais pas tout les jours et de la qualité (label rouge ou bio).
    Ce qui me révolte le plus dans le végétarisme (?), c’est que les personnes ont souvent plus d’estime pour les animaux que l’être humain. Par exemple, Steeve Jobs mangeait végétarien mais faisait travailler des gens (parfois même des enfants) dans des conditions exécrables et avec des matériaux dangereux… Alors oui, devenir végétarien et continuer à s’habiller chez H&M, pour moi c’est inutile.

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    • Tout à fait d’accord Tilde, je pense que quand on a une démarche altruiste il faut l’avoir jusqu’au bout :) Après je pense que Steeve Jobs est devenu végé plus par soucis de santé que par soucis d’éthique donc l’argument ne s’applique pas!
      Devenir végé mais ne pas trier ses déchets, prendre les transports les plus polluants et regarder de haut un sdf qui demande une piécette c’est débile

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    • Pour répondre à Tilde, je ne suis pas vraiment d’accord sur le fait que les végétariens ont plus d’estime pour les animaux que pour les hommes. Il y a mille autres raisons de ne plus manger de viande que le bien-être animal : l’environnement et la planète qu’on souhaite laisser à nos enfants, l’abus des antibiotiques qui pourraient bien être responsables de la prochaine grande épidémie mondiale (et qui tuera donc plein d’êtres humains), les conditions de travail déplorables dans les abattoirs… On parle aussi du bien-être des gens, là :) Je ne connais pas bien le parcours de Steve Jobs, mais Gaëtan a lu sa biographie et a priori, il se souciait assez peu des animaux, il était végétarien avant tout pour son propre bien-être à lui. On ne peut pas, dans tous les cas, faire d’une seule personne une généralité.

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      • Juliette, je suis globalement d’accord avec toi ! D’autant que comme tu le disais, ton presque-végétarisme s’accompagne de la prise de conscience générale ! ;)
        Néanmoins, je trouve dommage de se passer totalement de viande quand on aime ça… Il y a des producteurs qui font ça avec amour pas loin de chez nous ! :)

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    • +1 ! Je suis née dans une famille d’écologistes militants, on a toujours mangé peu de viande… mais on ne s’en est jamais passé. Oui, les conditions d’élevage-abattage des animaux sont affreuses, oui, on en mange trop, ça pollue, ce n’est pas nécessaire. Mais l’ensemble de ce que nous consommons pose des soucis, en terme d’éthique, d’environnement. Certains substituts font des voyages de dingue (eHerb ô_Ô), polluent, mettent en danger la planète entière, les humains, nous. Le végétarisme est une solution, parmi d’autres. J’ai été assez ‘sidérée’ en lisant (réalisant) un article un peu catastrophiste sur ce qui nous attend, comme l’économie est basée sur le pétrole, nourriture y compris, imaginons un monde où les supermarchés ne sont plus approvisionnés, sans bagnole. (Je caricature.) En ville, on pourrait se déplacer… mais manger ? En milieu rural, pour autant que l’agriculture s’adapte, on pourrait manger… mais se déplacer ? Depuis mon petit pré carré bien confortable, j’ai le choix de manger peu mais de bonne qualité, un maximum de choses locales, de saison, bio le plus possible, chez de petits producteurs, on a fait le choix de vivre en ville pour limiter les transports, partager le plus de choses (un parc, une piscine, une bibliothèque), on voyage en train. Mais c’est depuis mon petit pré carré bien confortable. Ce sont des questions de luxe !

      PS : J’ai lu l’article au moment de sa publication mais j’avoue avoir attendu pour commenter, ayant un peu peur des débats qui glissent vers les côtés extrêmes… ce qui n’est pas le cas ici ! Le vrai souci, c’est de ne pas accepter qu’il y ait plusieurs réponses, qu’un végétarien estime que les non-végétariens sont des monstres et vice-versa. Chacun choisit ce qu’il met dans son assiette !

      PPS : Mon plat végé préféré, c’est un vol-au-vent (champignons, sauce soja et lamelles de soja), j’adore en faire pour des invités et ne pas leur dire que c’est végé, hi hi. La plupart du temps, les gens ne s’en rendent même pas compte !

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  • Quand je vivais encore chez mes parents, la viande c’était 2 à 3 fois par semaines. A l’époque je ne me posais pas trop de question surtout quand on a juste à mettre les pieds sous la table. Lorsque j’ai été étudiante, la viande est devenu plus rare dans mon assiette, surtout pour une question de budget et de pratique (je n’avais pas de frigo). Aujourd’hui, mes études et mon boulot m’ont fait prendre conscience de pas mal de chose (je travail dans l’environnement). Certes la condition animal est importante, mais ce qui me touche presque autant c’est le coût qu’induit l’élevage intensif sur notre planète : en exemple la production de viande est une des premières source de pollution de l’eau et de son gaspillage. Je n’ai plus les chiffres en tête, mais ça donne le vertige. On peut parler des pollutions au nitrate (les marrées vertes en Bretagne par exemple), les antibiotiques qui se retrouvent dans l’eau et dans les sols. Je n’achète jamais de viande, d’une part par manque d’envie (matière de goût) et d’autre part pour toutes les raisons cités précédemment. je ne suis pas pour autant végétarienne à 100%, je ne refuse pas la viande lorsque je mange chez quelqu’un ou au resto.
    Ma réflexion est allée plus loin sur ma consommation en général et sur les produits que j’achète (légumes notamment) : qu’est ce que je met dans mon corps, qu’est que ça m’apporte. En premier lieu ça doit être du plaisir. J’aime les légumes et tout ce qui est légumineuse donc ça aide. Ensuite qu’est ce qu’il m’apporte. Vitamines, fibres, protéines… Chaque aliment est une ressource, et le bio nous garanti de trouver tous ces éléments nécessaire à notre corps en grand quantité. J’ai entendu récemment une étude qui comparait les valeurs nutritionnels entre du bio et du non bio, c’est affligeant. On ne parle même pas des pesticides et compagnie.
    Le chemin est encore long, mais il faudra bien qu’on en prenne conscience a un moment donné, je pense qu’il en va réellement de notre survie personnelle et de notre planète.
    Pour finir un article a lire http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/10/jai-trouve-steak-parfait-contient-viande-260206

    Merci pour ces réflexions et bonne journée !

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  • Merci pour la suggestion, tu viens de m’aider à trouver une partie du cadeau d’anniversaire de ma mère, qui elle aussi réfléchit beaucoup à ces problématiques de la surconsommation de viande et de ses effets sur la santé et l’environnement.

    J’en profiterai pour le lire après! ;)

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  • Laetitia ( ltyfee)

    Article et sujet très intéressants :-) Les réflexions sont très intéressantes. Je mange peu de viande mais je ne compte pas devenir végétarienne. Au delà du végétarisme, cela soulève tout un problème de consommation et d’éthique mais aussi d’environnement etc. Comme tu dis et le cuir alors ?

    Mais le marché de la viande/poisson produit beaucoup d’emplois économiquement cela laisse à réfléchir aussi.

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    • Pour les emplois, je ne pense pas que ça soit une raison valable de continuer à manger de la viande : arrêter la viande, c’est manger d’autres choses à la place, et il faut aussi des emplois pour produire ces aliments. Je vais être un peu extrême, mais l’industrie de l’armement aussi produit des emplois, les gens qui fabriquent des pesticides sont sans doute heureux d’avoir un emploi, les centrales nucléaires recrutent… Ce sont des questionnements difficiles, et tout changement est compliqué et entraine des dommages collatéraux, mais cela ne doit pas empêcher d’avancer :)

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      • Laetitia ( ltyfee)

        Oui vu sous cet angle tu as raison. Ce qui est bien dans ce genre de réflexion c’est aussi de pouvoir lire, se documenter sur les idées « inverses » pour avoir une vision à 360 °

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        • Oui ça me manque un peu, les infos sur l’envers du décor du végétarisme ! Disons que quand j’en trouve, je doute toujours beaucoup, car comment être sûr que derrière, il n’y a pas un anti-végétarien, ou le lobby de la viande, ou celui du lait… Quand on lit Bidoche, on se rend compte de leur puissance, c’est assez effrayant (mais encore une fois, Bidoche est un livre engagé, donc comment savoir si le regard de l’auteur n’est pas lui aussi un peu biaisé). Le mieux, je pense, c’est de faire selon ses convictions et son ressenti…

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          • Laetitia ( ltyfee)

            Je suis tout à fait d’accord avec toi. On ne sait jamais l’objectivité réel de l’auteur ou journaliste. Il faut donc comme tu dis se faire aussi son avis avec son ressenti. Je pense que comme tout rien n’est tout blanc ni tout noir…
            En tout cas j’aime beaucoup ce genre d’articles :-) J’adore ton écriture face à des sujets plus « délicats ».

  • C’est un bonheur de lire ton article ! La voie du végétarisme peut faire peur mais elle est pourtant une des plus naturelles qui s’offre à nous…
    J’ai opté pour ce mode de vie là depuis de nombreuses années maintenant et j’ai pu en tirer de nombreux enseignements.
    Si dans mes débuts je souhaitais « convertir » tout mon entourage à ce mode de vie là, je me suis vite rendue compte que ce n’était pas le bon mode de fonctionnement, que les gens se sentaient heurtés et mal à l’aise face à moi. J’ai alors décidé de devenir un exemple pour les autres et de les inspirer par ma bonne humeur et ma joie de vivre en lien avec mon mode de vie.
    Ce que cela m’a apporté ? être encore plus en paix avec mes choix et surtout cela a permis de susciter un grand intérêt chez des personnes qui n’en auraient surement pas eu un…
    Je te souhaite de cheminer à ton rythme dans cette voie là <3
    Adeline de Beeutiful.

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  • Et (je l’ai oublié dans mon commentaire précédent) je voulais vous conseiller la lecture du livre « animal, mon prochain », de Florence Burgat, qui est philosophe :
    http://www.odilejacob.fr/catalogue/sciences-humaines/philosophie/animal-mon-prochain_9782738104496.php

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  • Merci, je ne connaissais pas ce livre, du coup je l’ai commander pour le lire :).
    Etant en transition, j’essaie de lire beaucoup de livres sur le sujet. J’ai lu « être végétarien » d’alexandra de Lassus aux éditions Chêne. Et acheter pas mal de livres de recettes.
    Pas facile de vivre comme ça, car malheureusement il n’y a pas beaucoup de personne qui comprenne ce style de vie et n’y connaissant rien, ils critiquent, c’est dommage.

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  • Hello !
    Je découvre ton blog, et je tombe sur ce premier article passionnant !
    Je suis végétarienne depuis 3 mois. Et oui, 3 petits mois. J’ai du attendre de quitter la maison de mes parents et avoir « ma vie » pour me lancer dans « mes repas » et ne pas contraindre ma famille a faire des repas différents…
    Bravo pour ton cheminement, effectivement quelle est la différence entre ton minou et une poule ? Je choisis la poule pas par hasard, parce que oui, un agneau, un veau, une vache, c’est mignon mais… une poule ? J’ai eu la chance de vivre dans une ferme pendant des années. Et l’agriculteur n’était pas tendre. Aussi le coq nain Riquiqui, en liberté dans la propriété se prenait coup de pied sur coup de pied parce que c’était amusant pour le proprio. Il était donc craintif et c’était impossible de l’approcher. Et puis, lorsqu’on allait jetait les restes de nourriture au poulailler, que toute les poules se jetaient sur le festin et que ce petit coq, tout chêtif regardait de loin ses copines mangeaient sans en profiter j’ai décidé de commencer a lui lancer quelques restes. Petit à petit, de jour en jour, il c’est rapproché et un jour il est venu manger dans ma main. Et j’étais tellement heureuse. Il a fini par attendre tout les jours devant la maison son repas, puis quelquefois quand on était pas assez rapide, a rentrer tout seul ! Et il était tellement amusant que j’ai commencé à lui apprendre des tours. Comme à un chien ou un chat. C’est ce petit coq qui m’a appris a considérer « l’autre », tel qu’il soit, comme mon égal. Une vraie leçon d’humilité. Pourtant c’est un coq ça ne sert à rien comme disent… tout le monde ! Et en réalité faire des différences entre espèce n’est ce pas ce que fais l’homme depuis la nuit des temps ? avec les « races » noirs, blancs, asiatiques ? Ou simplement femme/homme…C’est bien ce qui lui sert à instaurer des droits, des privilèges à certain et pas à d’autres… On pourrait rajouter cochon, poulet, vache… Je te conseille un film qui a été le départ de ma prise de conscience (on peut le visionner sur Youtube) : Earthlings !

    Désolé pour le roman, et bonne route dans l’aventure passionnante du végétarisme :)

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  • Contente de voir que de plus en plus de gens n’hésitent plus à ouvrir un livre ou une vidéo dénonçant les ravages de l’industrie de la viande… en effet après avoir pris vraiment conscience du problème on ne peut plus revenir en arrière, on en vient même à être dégoûté de la viande et de cette odeur de cadavre qui plane (sans rire la dernière fois que mon copain est rentré à la maison après avoir mangé une chorba de sa grand mère dans laquelle elle avait mis du mouton, puis retiré les morceau parce qu’il ne mange plus de viande, il est rentré, m’a dit un mot et j’ai tout de suite su qu’il avait ingurgité de la viande, une odeur rance de cadavre je sais pas comment dire autrement… c’était la première fois que je me suis dit que j’étais vraiment passé de l’autre côté de la force :p) ; il y a tellement de livres de recette et d’alternatives excellentes, de comming out végétariens, d’alternatives sympathiques, que je ne comprends pas que certains puissent avoir la critique si farouche envers les végétariens, on mange aussi bien que les autres et ne cherchons pas à faire voter une loi qui interdirait totalement le commerce de viande car chacun voit midi à sa porte… mais je crois que les critiques souvent viennent du fait que les omnis face à un végé se sentent mis face à leur ‘responsabilité’ car ils consomment de la viande pour différentes raisons tout en oubliant volontairement qu’un steak, une aile de poulet etc est une partie d’un animal qui aura sans doute souffert du début à la fin quoi qu’on en dise, qui aura pollué de tous les côtés, qui aura traumatisé petit à petit un employé d’abattoir (car aucun ne le fait par plaisir je pense mais pck l’offre d’emploi était là) et que les consommateurs font partie d’une chaîne immonde (élevage, abbattage, achat sans ce dernier élément les premiers n’auraient pas de sens dans l’industrie); On se sent bien mieux une fois qu’on a pris conscience de ce qu’on est et de ce qu’on veut faire dans ce monde :) il faut juste avoir beaucoup d’humour pour pouvoir rire à la 10000ème blague des potos « tu veux pas une rondelle de saucisson » ou aux idées loufoques de la grand mère « je t’ai pris ton pâté préféré, bein quoi le pâté c’est pas de la viande!!!! » et ne pas essayer de convertir les gens, les éclairer suffit, faire comprendre qu’on est pas des carencés chiants donneurs de leçon ça permet déjà de mieux faire accepter le végétarisme et je crois que comme le dit Caron le monde deviendra bientôt no steak car même les plus gros viandards finiront par se rendre compte que continuer dans cette direction n’est plus possible :D Et vivement la multiplication des resto ou alternatives végé dans les resto parce que pour l’instant, à part dans certaines grandes villes ça se bouscule pas au portillon…

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