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De la psycho et des romans

Après l’avoir traîné comme un boulet pendant de longues semaines, je vous parle enfin de ce livre de Christophe André ! Ça fait envie, n’est-ce pas ? ^^ Une fois terminé, j’ai enfin réussi à reprendre un bon rythme de lecture, ce qui me confirme qu’il ne faudrait jamais se forcer à finir un livre. Je ne promets pas d’y arriver, mais je vais essayer !

Imparfaits, libres et heureux : Pratiques de l’estime de soi, Christophe André ♥♥

Ce livre est dans ma bibliothèque depuis deux ans déjà : une collègue de chez L’Oréal me l’avait offert pour mon départ, j’avais trouvé que c’était un chouette cadeau (merci Laure) ! J’avais essayé de le lire à l’époque mais il m’avait un peu angoissée, je crois que je n’étais pas tout à fait « prête ». J’ai donc retenté ma chance en fin d’année dernière et ça s’est un peu mieux passé, même si j’ai eu de grandes difficultés à le terminer.

imparfaits libres et heureux

Dans cet ouvrage, Christophe André nous explique ce qu’est l’estime de soi, en quoi elle est nécessaire pour se sentir bien. Il cite de nombreux témoignages de patients, très intéressants car, si l’on manque un tant soi peu de confiance en soi, on s’y reconnaît bien souvent.

Le gros bémol de ce livre, selon moi, c’est le faible nombre de conseils pratiques : en lisant le titre, je m’attendais à y trouver des exercices, des choses à faire pour améliorer son estime de soi. Au final, cet ouvrage reste très théorique, et s’il est important de comprendre les mécanismes à l’oeuvre, on se retrouve un peu démuni à la fin : ok, mais comment je fais pour avancer, maintenant ?

J’ai quand même noté un conseil qui me semblait intéressant : « s’endormir chaque soir sur une pensée de gratitude ».

Je reste une grande fan de Christophe André, notamment pour son livre sur les phobies que j’ai déjà lu deux fois, et aussi pour son ouvrage sur la Méditation. Mais cette fois-ci, je l’avoue, j’ai moins accroché, j’ai vraiment eu des difficultés à le terminer, je l’ai trouvé trop dense, parfois redondant.

Je lui mets quand même 2 coeurs car c’est Christophe André ;) Les avis sur le livre sont assez mitigés, si j’en crois ce que j’ai pu lire : il y a ceux qui adorent, et ceux qui n’ont pas du tout aimé. A voir, donc !

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan ♥♥

J’attendais beaucoup de ce livre avoir être tombée sur pas mal de critiques très positives. Et j’étais tellement contente d’avoir enfin terminé le livre de Christophe André que je me suis jetée dessus !

rien ne s'oppose à la nuit

Dans Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan nous raconte l’histoire de sa mère Lucile, qui vient de se suicider. Son enfance au sein d’une famille nombreuse, qui sera marquée par le décès de plusieurs de ses frères. Les vacances, les premiers amours, les disputes familiales, le travail, des enfants… Et puis peu à peu, la dérive : Lucile est atteinte de troubles maniaco-dépressifs. Sa vie se délite, laissant Delphine et sa soeur gérer des soucis d’adultes.

C’est un livre prenant, très émouvant. De temps à autre, Delphine de Vigan nous livre ses doutes et les difficultés qu’elle a eus à l’écrire. Je l’ai lu très rapidement… MAIS. Il y a un mais. Je me suis sentie parfois mal à l’aise, j’avais l’impression de pénétrer dans une intimité qui ne me regardait pas. J’ai eu le sentiment qu’on me mettait dans une position de voyeuse, c’était assez étrange. Mon avis est donc très mitigé – si je l’ai lu en deux temps trois mouvement, je n’ai pas vraiment apprécié la sensation qu’il m’a procurée.

La lune seule le sait, Johan Heliot ♥♥♥

D’un jeune auteur français et contemporain (et prof d’histoire-géo !) que je ne connaissais pas, ce livre offert par Juliette s’est révélé être un petit plaisir rétro-SF que j’aurais bien aimé explorer à travers plus de pages. Ça tombe bien, c’est une trilogie :)

Johan Heliot - La lune seule le sait

Au XIXe siècle, une race d’extra-terrestres plutôt vaporeuse, à bout de souffle, se pose sur le champ de Mars. Premier contact avec le genre humain, qui sauvera cette race en déclin grâce à la technologie de l’ingénieur Eiffel, capable de combler les manques et remettre d’aplomb ces esprits organiques. S’en suit la création d’une base lunaire pour que la race migrante reprenne ses forces, tandis que Napoléon III lui aussi mourrant y construit un bagne avec leur aide. Naïfs, les aliens pensent rendre service et vont même jusqu’à greffer au petit empereur de nouveaux organes pour le maintenir en vie. Mais c’est sans compter sur la Résistance, menée par Louise Michel et Jules Verne, dont nous suivons les exploits sur la lune, point central de l’intrigue. Comme vous l’aurez peut-être remarqué, j’adore le concept d’uchronie (quand l’histoire prend un tournant différent de ce que l’on connait) et La lune seule le sait m’a totalement comblé sur ce point :)

Et puis le côté steampunk (le « futur à vapeur » du XIXe siècle) va de surprise en surprise. Napoléon III, sous perfusion continue, se dote d’un exosquelette métallique, en faisant un monstre sur pattes, à mi-chemin entre le vilain de Mad Max Fury Road et une tour Eiffel vivante. Sur la Lune, Jules Verne est équipé d’un scaphandre à propulsion, projectiles et fioles de poison qui ferait pâlir d’envie Batman. L’histoire suit son fil sans baisse de régime et nous transporte littéralement dans ce Paris rétro-futuriste et sur la surface grise de la lune, miséreuse côté bagnard, mais luxueuse dans les salons de la haute bourgeoisie en voyage raffiné. Je prends mon ticket pour le tome 2 !

HHhH, Laurent Binet ♥♥♥

Savez-vous que les événements de la journée du 27 mai 1942 ont renversé le cours de l’Histoire ? Deux hommes ont tenté d’assassiner en plein jour, à Prague, Reinhard Heydrich, haut fonctionnaire nazi. Comment ? Pourquoi ? Laurent Binet, en maniaque passionné, remonte le fil de cette journée et revient des années en arrière : qui est Reinhard Heydrich ? Quelle est l’histoire des deux parachutistes dépêchés depuis Londres pour mener à bien cette opération ? Pourquoi leur mitraillette s’est enrayée alors qu’ils l’avaient en ligne de mire ? Quel est le salaud qui les aura balancés ?

Laurent Binet, HHhH

« Le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich », soit en allemand HHhH : le surnom donné par les SS à celui qui fut jadis un petit garçon moqué par ses camarades de classe et qui deviendra l’homme le plus craint du régime nazi. Le livre se lit comme une montée en tension inévitable. L’auteur retarde le plus possible la description du moment de l’attentat, et il l’admet lui-même. Oui car Laurent Binet nous parle, dans son livre. Il nous raconte comment il a pour la première fois entendu parler de cette vague histoire d’attentat. Puis comment il a soudoyé une petite mamie qui gardait un musée désert à Prague pour récupérer des notes détaillées des événements. Ses recherches lui prendront des années tandis qu’il retrace, minutieusement, la vie des différents protagonistes. Notamment celle de Jozef Gabčík et Jan Kubiš, missionnés par leur gouvernement en exil de frapper un grand coup à Prague et gagner la reconnaissance de Londres.

Il se trouve que Heydrich meurt à la fin. Mais cette fin inéluctable arrive presque comme une surprise tant la tension gagne un cran à chaque page. On vit la préparation côté tchécoslovaque, et la machine de guerre insouciante côté nazi. Si vous avez vu le film Argo, c’est la même chose : on sait comment ça finit, mais on ne peut pas s’empêcher de stresser tout du long. Mon seul regret réside dans le style parfois trop personnel de Binet. Clairement, il nous invite dans son livre, on est chez lui, et il nous le fait parfois un peu trop ressentir. C’est tantôt amusant (il revient sur des décisions ou des descriptions pour changer tel ou tel aspect), tantôt gênant (sur la fin il écrit une ligne par jour tellement la pression est forte pour lui… ok mec). Bref, malgré cela, un vrai morceau d’histoire comme on en lit peu, haletant et documenté au possible, sans jamais tomber dans la simplicité ni l’ennui : à lire absolument ! Surtout quand on sait que quelques jours plus tard, Heydrich devait prendre de nouvelles fonctions… à Paris.

On revient bientôt vous parler tueurs en série, potentiel érotique et d’androïdes : tout un programme ! Lectures en cours : L’homme démoli pour Gaëtan, Les vieux fourneaux pour moi.

De la psycho et des romans
24 commentaires

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  • Contente de retrouver tes articles livres, et la tête de Gaëtan pour le dernier livre est trop drôle ! J’ai gardé un excellent souvenir du livre de De Vigan, dans son tout dernier, que j’ai lu et qui a fait le buzz, l’histoire est différente mais son empreinte reste la même : elle nous fait rentrer dans son intimité (enfin ici elle laisse au lecteur le soin de voir si cette intimité est réelle ou factice).
    J’avais beaucoup aimé ce livre parce qu’il y a beaucoup de familles qui grandissent dans les secrets, les maladies mentales, les suicides (j’en parle un peu en connaissance de cause) et en lisant ce livre, ou ceux de Justine Levy, on se reconnaît dans ces enfants qui doivent grandir un peu plus vite, se débrouiller seuls. J’imagine que ça parle moins à ceux qui n’ont pas connu ça enfant. Bon, chez elle, c’était très impressionnant. Et j’aime aussi son style d’écriture.

    Je veux lire Les Vieux Fourneaux mais ils sont toujours empruntés. Et je veux lire ton avis sur ton bouquin sur les tueurs en série ! Pour la SF, je trouve ça drôle de faire de Jules Verne ou Eiffel des personnes à part entière !

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    • Effectivement, elle a eu un enfance particulièrement chamboulée… Certaines choses m’ont parlé et ont fait écho en moi aussi : ce n’est pas tellement ça qui m’a gênée, c’est difficile à expliquer mais j’avais vraiment l’impression, parfois, d’être cachée derrière un rideau et d’assister à des choses qui ne me regardaient pas. C’était vraiment bizarre !

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  • Je suis en train de dévorer le Delphine de Vigan et je ressens exactement la même chose que toi…

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    • Me voici rassurée : j’ai lu tellement de critiques positives que j’avais l’impression d’être un peu la rabat-joie de service ;) Bonne fin de lecture alors !

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  • Pour ma part, je n’ai pas une ce sentiment d’être une voyeuse que tu décris, par contre, j’ai eu un sentiment de malaise sur ces enfances fissurées ! Il faut dire que la cause des enfants maltraités m’a toujours touchée, et là c’en est un. Pour le style, Delphine de Vigan m’a séduite. J’ai lu le livre en une journée et demie.

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  • HHhH me tente bien ! Merci Gaëtan !

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  • J’avais adoré le livre de Delphine de Vigan. Je dois avoir un côté voyeur :-) Le Hhhh me tente bien. Sur la même thématique j’avais lu le Nazi et le psychiatre. C’était super intéressant. Il avait été conseillé par le libraire de l’émission A livre ouvert sur FranceInfo (émission dangeureuse pour le porte-monnaie, chaque semaine ma liste de livres à acheter rallonge!)

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    • Ahah je ne dis pas ça non plus : c’est ce que moi j’ai ressenti, mais c’est tout à fait personnel ;) Je sens que tu vas intriguer Gaëtan avec ta suggestion de livre !

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  • Exactement le même sentiment que toi pour Rien ne s’opppose à la nuit !

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  • J’ai également lu les livres de Christophe André sur les phobies et la méditation. Je me souviens avoir beaucoup aimé !

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  • Bonjour Juliette,
    J’ai également lu le livre de Christophe André (j’ai mis pas mal de temps à le terminer aussi) et en suis arrivée aux mêmes conclusions que toi: vraiment intéressant mais peu digeste et je me suis trouvée assez démunie en le refermant. J’avais pris conscience de pas mal de choses et je ne savais pas quoi faire avec (petit moment d’angoisse haha). Comment me débarrasser de ce self-sabotage? Il manquait effectivement d’exercices « pratiques ».
    Après ça j’ai lu l’ouvrage de Kristin Neff « S’aimer, comment se réconcilier avec soi même ». Très intéressant, révélateur et pour le coup, pas mal de petits exercices à réaliser, je le conseille. C’est ensuite en lisant un de tes articles que je me suis tournée vers l’hypnose. Work in progress :)

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    • Ah chouette, merci pour le conseil ! J’espère que l’hypnose porte ses fruits ! J’ai arrêté de mon côté car après 5 ou 6 séances, j’avais l’impression que la thérapeute m’avait apporté tout ce qu’elle pouvait m’apporter, mais je pense que j’y retournerai dans quelques temps, pour consolider ce qu’elle m’a appris :)

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  • Tu as dévoré le Delphine de Vigan et pourtant, ton avis est très mitigé, alors pourquoi n’aurais-tu pas le droit de ne pas finir un livre alors que tu te rends compte au fil de ta lecture qu’il t’ennuie/ne te plait pas tant que ça? Sois plus indulgente/bienveillante avec toi-même ;) Comme un film pendant lequel on s’endormirait ou une expo qu’on baclerait, certains livres nous tombent des mains. La rencontre (parfois espérée et même attendue) ne se produit pas. Il y a quelque chose de triste, oui, mais rien de grave au fond, non ? Finir ce type de livres empêche la culpabilité (si je vais jusqu’au bout, j’aurais peut-être le déclic…) mais, la plupart du temps, à la fin, on est plus content de l’avoir fini que de l’avoir lu, n’est-ce pas ? Tu lis beaucoup, tu lis des choses différentes, alors, parfois, il y a un livre qui ne passe pas le test et cet avis compte aussi. Moi, je suis passée à côté du Delphine de Vigan. J’ai eu l’impression d’être un OVNI, tant les critiques étaient bonnes et puis aujourd’hui je vois que je ne suis pas la seule, que d’autres aussi (et pas des moindres ;) ) n’ont pas accroché. Merci pour ce partage, pas étonnant que cette rubrique éclectique ait autant de succès clapclapclap ;)) Belle journée Juliette

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    • Parfois un livre peut être long à démarrer puis décolle ; du coup on a souvent tendance à s’accrocher à un livre même si on ne l’aime pas trop…Il m’arrive aussi d’être happée par les premières dizaines de pages d’un roman puis d’être déçue vers la fin…Et oui, tu as raison, on a bien le droit de laisser tomber un bouquin en cours de route, c’est un des droits du lecteur énoncés par Daniel Pennac =)

      L’impression d’être un ovni comme tu dis, ça m’est arrivé récemment avec le Joël Dicker et son roman « la vérité sur l’affaire Harry Québert ». Tout le monde a adoré sauf moi, j’ai trouvé les dialogues amoureux super nunuches ; et en plus c’est mal écrit. Mais je l’ai terminé quand même…

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      • Daniel Pennac, rien que ça. Ca décomplexe !!! ;)
        Vive les OVNIs, les avis divergents, la différence et toute la liberté qu’il y a derrière tout ça.
        Tu as raison, parfois, certains bouquins sont un peu ramollos au démarrage, il faut leur laisser leur chance ;) parfois aussi, même si tu t’ennuies en le lisant, tu veux savoir la fin (mais pourquoi est-elle si curieuse? ^-^) parfois encore, c’est une question de timing entre lui et toi (note pour plus tard…) et puis il arrive que ça soit juste une erreur de casting. Il n’y a pas de règle, c’est surement pour ça et parce qu’on aime lire que l’on persévère parfois « coûte que coûte ». Vive cette rubrique du blog de Juliette et notre libraire de quartier pour nous guider au mieux et faire de belles lectures ;)

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    • Je suis bien d’accord avec toi, je ne sais pas pourquoi j’ai ce blocage : peur de passer à côté du livre si je ne le termine pas, peur de louper l’info qui pourrait changer ma vie… ^^ Ça date peut-être de mon enfance, où j’allais à la bibliothèque chaque semaine, mais où on payait pour emprunter les livres : 20 centimes pour un livre de poche, 1 franc pour une BD… On n’avait pas beaucoup de sous à la maison, et du coup, il ne fallait pas gaspiller : peut-être que ça m’est resté ? (salut la psychanalyse de comptoir, hihi)

      Merci en tous cas pour tes commentaires toujours adorables, ici ou sur Instagram, ça me fait plaisir à chaque fois de les lire !

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      • Oh, tu es adorable, vraiment!!! Je le pense sincèrement. Ton message me touche.
        Ta psycho de comptoir me plait bien, en fait ;) C’est une belle leçon que de ne pas gaspiller et de connaitre la valeur de l’argent.
        J’avais le même réflexe que toi avec les livres, peur de louper un truc (un peu comme sur les réseaux sociaux, hein….) mais je me soigne et doucement, tout cela fait son chemin dans ma petite tête ;)
        Encore merci :)))

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  • Ce livre de Christophe André m’avait complètement destabilisée. Je l’ai lu à un moment où je me sentais bien et pourtant, je n’ai pas pu le terminer. Il m’a ainsi laissé une impression en demi-teinte, une mini boîte de pandore que je n’avais pas bien envie d’ouvrir de façon aussi franche, nette et sans support à côté pour m’épauler et comme tu le dis, avancer.
    Merci pour cette rubrique, je la trouve toujours aussi chouette ! :) (même si je commente rarement)

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    • Merci pour ton commentaire :) Ce livre est très étrange quand même : pourquoi laisse-t-il cette légère impression de malaise, alors que Christophe André semble si bienveillant ? Ça me questionne pas mal ! Ravie que la rubrique te plaise, ça me touche beaucoup !

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  • J’ai vraiment beaucoup apprécié HHhH. L’auteur raconte comment il a mené l’enquête historique qu’il nous raconte. Ce procédé est vraiment intéressant. Très bon livre…. Moi aussi je mets trois cœurs.

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  • Les livres se prêtent très bien à cela! Je pense qu’on pourrait classer ces livres parmi le thème de la bibliothérapie : le bienfait de la lecture! Je trouve cette pratique très intéressante. J’ai d’ailleurs fait un petit article sur cela sur mon blog… (si tu veux jeter un oeil, je serai plus que ravie!!) https://thecosmicsam.wordpress.com/2015/11/15/la-bibliotherapie/

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