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Légèreté, deuil, adolescence et homme démoli !

Je me repète mais waah, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu autant… Et J’ADORE ça ! Les articles lectures s’enchainent, j’espère que ça ne vous dérange pas trop. On repartira bientôt aux USA pour la suite de notre road-trip, c’est promis !

L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera ♥♥

J’avais depuis longtemps envie de lire un ouvrage de Kundera – j’en avais beaucoup entendu parler sans jamais franchir le cap. J’ai donc ajouté l’un de ses ouvrages les plus connus à ma wishlist et l’ai reçu en cadeau pour Noël.

L’insoutenable légèreté de l’être est un livre hybride, à mi-chemin entre le roman et le livre de philosophie. De temps en temps, Kundera nous apporte lui-même un éclairage sur ses personnages et sur ce qui l’a inspiré.

l'insoutenable légèreté de l'être

Le livre nous parle de l’histoire d’amour entre Tomas et Tereza : il est libertin et volage mais fou amoureux de sa femme ; elle est maladivement jalouse et ne supporte pas les incartades de son mari. Tomas entretient notamment une liaison avec Sabina, une artiste aspirant à la légèreté et fuyant toute forme d’engagement. Le tout se déroule sur fond de Printemps de Prague, et d’invasion du pays par l’URSS.

Ces histoires semblent surtout être un prétexte à une réflexion plus profonde : on assiste à une comparaison entre la pesanteur de Tereza – avec le fardeau de la jalousie qu’elle portera toute sa vie -, et la légèreté de Sabina, qu’on pourrait lui envier mais qui finira par l’empêcher d’accéder au bonheur.

À la fin de l’ouvrage, il évoque le sort des animaux, avec une phrase qui résonne beaucoup en moi :

« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (…), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux.« 

Je ne sais pas vraiment que penser de ce livre : je ne l’ai pas lu avec déplaisir mais il ne m’a pas autant marquée que je l’imaginais. J’ai été surprise de sa dimension vraiment philosophique, à laquelle je ne m’étais pas réellement préparée. J’aurais sans doute dû le lire dans d’autres conditions : quelques pages par-ci par-là dans les transports ne permettent pas de faire face à sa complexité et à sa profondeur.

J’ai également trouvé que la fin partait un peu dans tous les sens. Les passages sur le kitsch (Kundera essaie de définir cette notion) et sur les animaux, s’ils étaient intéressants, tombaient un peu comme un cheveu sur la soupe à mes yeux.

Pas de véritable coup de coeur donc – je pense être passée un peu à côté ! Mais maintenant que je connais son style, j’essaierai sans doute de lire un autre de ces ouvrages.

Veuf, Jean-Louis Fournier ♥♥♥

Dans ce très court ouvrage, Jean-Louis Fournier écrit une longue et belle déclaration d’amour à sa femme décédée.

« Pourquoi le bonheur, on le reconnaît seulement au bruit qu’il fait en partant ? »

veuf fournier

Une mort soudaine auquel l’auteur ne s’attendait pas. Sur ces quelques pages, il lui dit son amour, toutes les petites choses du quotidien qui lui plaisaient tant, les souvenirs qu’ils s’étaient créés et les vides qu’elle laisse dans sa vie…

C’est un livre qu’on referme la larme à l’oeil – il a fait écho à beaucoup de choses en moi, aux sentiments que j’ai pour Gaëtan et à ce que je ressentirais s’il disparaissait (#ambiance).

Une belle parenthèse d’émotions – attention, je vous préviens, vous risquez d’avoir les yeux qui brillent !

Les cahiers d’Esther, Riad Sattouf ♥♥♥

Je retrouve avec joie Riad Sattouf, auteur dont j’apprécie énormément le travail et l’humour – je vous en parle régulièrement ! Merci Gaëtan de m’avoir offert cette BD pour la Saint-Valentin :)

les cahiers d'esther

Dans Les Cahiers d’Esther, on découvre la vie d’une petite fille de 10 ans, qui s’est confiée régulièrement à Riad Sattouf. Elle idolâtre son père, trouve son frère idiot, rêve d’un téléphone portable, joue avec ses copines et n’aime pas beaucoup les garçons (quoi que…). On pénètre dans son quotidien, ça rappelle plein de souvenirs : même si les temps ont changé, les préoccupations restent à peu près les mêmes ;)

Comme toujours, c’est très juste (et drôle) ! Et Esther n’a pas sa langue dans sa poche. Les planches sont disponibles dans L’Obs chaque semaine, vous pouvez en découvrir ici (c’est la suite). J’adore !

L’homme démoli ♥

Voilà typiquement une histoire qui ferait un bon film mais qui traîne un peu dans un livre. Je le présente bien, non ? :)

L'homme démoli

L’environnement est intéressant : un futur où les hommes sont incapables de commettre un crime, car les télépathes (les « extrapers ») sont de plus en plus présents dans la population et notamment dans la police et peuvent ainsi déjouer les crimes aisément. Plus personne ne s’y risque donc vraiment. Malgré tout, un riche industriel, Ben Reich, voit son entreprise menacée par un vieil ennemi et décide de passer à l’acte avec d’infimes précautions en éliminant son rival… L’homme démoli suit ainsi l’enquête policière qui semble impossible, face à l’apparente innocence de Reich.

Le sujet, le rythme, le style narratif des échanges télépathiques entre deux extrapers qui sont davantage que des conversations mais des imbroglios d’idées, sont autant d’ingrédients qui m’ont plu ici.

Cependant, Alfred Bester qui a écrit ce roman en 1953 nous emmène loin, très loin dans son univers. Parfois un peu trop loin, au risque de se sentir déconnecté. J’ai eu le même sentiment qu’avec Ubik de Philip K. Dick, que j’ai pourtant lu deux fois pour être sûr de ne pas m’être trompé la première : je me suis parfois perdu au milieu des chapitres.

On revient bien vite avec un nouvel article lectures : on a plein de livres d’avance à chroniquer (je vous ai dit qu’on lisait beaucoup en ce moment ? ^^). Et bouquins en cours : Le dévouement du suspect X pour moi (j’ai bientôt terminé) ; Cryptonomicon, tome 2 pour lui (« et c’est pas mâââl » me dit-il)

Légèreté, deuil, adolescence et homme démoli !
8 commentaires

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  • j’ai lu les cahiers d’Esther avec ma fille de 10 ans, j’ai trouvé ce livre drôle et très vrai

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    • Oh c’est chouette ! Elle a aimé ou elle s’est sentie un peu moquée ?

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      • je l’ai entendu rire dans sa chambre en lisant le livre donc je ne pense pas qu’elle ne l’a perçu comme une moquerie personnelle, ma fille est différente, ne joue plus au papa et à la maman, mais elle adore son père, trouve aussi son frère nul et emploie des mots qu’elle ne comprend pas toujours…pour faire cool

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  • J’ai adoré Esther aussi, c’était parfait en attendant un certain tome 3…

    Je vois complètement ce que tu veux dire par rapport à l’écho de « veuf », j’ai une fâcheuse tendance à faire ce transfert également sr mon copain dès qu’il y a une histoire de mort de conjoint et ça me fout en l’air à chaque fois! Dans le style, il a également écrit sur ses deux enfants handicapés, je l’ai fini en larmes, il aime la chialade a priori le monsieur!
    Allez, je me lance dans le suspect X! :)

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  • Cool encore de la lecture !! Je n’ai pas encore fini « anti cancer » qui est passionnant mais je vois que j’ai encore de quoi lire ;-)
    biz

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  • Ma lecture de Kundera remonte à très loin et comme toi, je n’avais pas eu de coup de coeur. Je veux lire les Cahiers d’Esther. Je viens de lire Retour au collège de Riad Sattouf, qu’est-ce que j’ai ri !

    Moi aussi, j’enchaine les lectures (enfin là pause de quelques jours) et c’est trop bien ! allez le soleil est de retour, le printemps arrive, bon dimanche !

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  • Laetitia ( ltyfee)

    Je viens de finir  » d’après une histoire vraie  » de Delphine de Vigan. J’ai beaucoup aimé !
     » Veuf » me tente même si effectivement je pense avoir les yeux qui brillent !

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  • Salut Juliette,
    Dans la veine « les yeux qui brillent », comme tu dis si bien, je te conseille la lecture de « Où on va, Papa? » de Jean-Louis Fournier toujours. Il a suscité un gros débat à sa sortie à cause de l’humour noir de Fournier, qui traite d’un sujet qu’il connait bien vu qu’il s’agit de ses deux enfants handicapés. Je pense que ce livre est vraiment à prendre comme un roman et non comme une autobiographie.
    Si jamais tu mets la main dessus, tu nous donneras ton opinion?

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