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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

Je lis, tu lis, ...

Je vous rassure, ce blog ne se transforme pas en une série de critiques littéraires, mais ça n'est pas tellement de ma faute si j'ai déjà lu mon autre petit cadeau : il criait mon nom sans arrêt. "Juliette, lis moi, Juliette, lis moi". J'ai obéi, je l'ai lu. Mais avant de commencer à vous en parler, regardez comme il est beau et comme il ira bien avec le reste de ma collection de Manu Larcenet. Et un peu de bleu sur ce blog rose, ça change !


En plus, ça n'est pas pour me vanter, mais Manu Larcenet et moi, on est un peu potes, si vous voulez tout savoir. Souvenez-vous du concours des cartes postales de la honte... Déjà, on sentait notre tendance "bêtes de concours" et notre goût immodéré pour les blagues pipi/caca/saiks. Toujours est-il que je suis assez fan de cet auteur, et je dis bien "auteur", car ses BD sont autant un plaisir pour les yeux que pour euh... le cerveau ? le cœur ? Je dirais les deux à la fois.

Le combat ordinaire, c'est une série tout bonnement formidable, qui dépeint la vie d'un jeune photographe, un peu immature, très angoissé et confronté à tout un tas de drames, notamment personnels. Son métier l'oblige à se confronter à une réalité pas toujours évidente. Ce personnage est assez proche du héros de l'autre série à succès de Manu Larcenet, Le retour à la terre, moins grave mais tout aussi géniale.

Bon, malheureusement, je dois dire qu'encore une fois, j'ai été un peu déçue par ma lecture. Je suis dure, et c'est peut-être aussi la culpabilité de l'argent dépensé qui parle (cf. mon billet sur Bouzard). Mais toujours est-il que j'ai été moins émue que par les trois tomes précédents. J'ai aussi été un peu gênée par les nombreuses références à l'actualité politique, avec un retour sur la campagne présidentielle et une critique très féroce de Nicolas Sarkozy. Je ne suis pas de droite (oh la la, la révélation), mais bêtement, je trouve que cette BD n'avait pas besoin de ces références pour être ancrée dans le réel. La vérité des sentiments et des situations suffit à donner toute sa réalité au récit, et les artifices déployés ici sont un peu de trop, selon moi. Ça rend aussi cette histoire moins intemporelle, forcément plus datée.

Attention, Le Combat Ordinaire reste LA bd à lire, à relire, à dévorer, à posséder, à partager... Manu Larcenet y dévoile des trésors de sensibilité, un sens de la narration incroyable, et y met en scène une histoire qui parle à tout un chacun. Je ne connais pas grand chose au dessin, mais le trait est fin et nous plonge immédiatement dans l'ambiance toute particulière que réussit à instaurer Manu. Les personnages sont humains, avec leurs failles et leurs doutes et c'est ce qui fait la force de cette série. Si vous ne connaissez pas encore, je vous invite vraiment à la découvrir.

PS : ceci est mon premier billet sous Dotclear presque 2 : un énorme merci à Brian pour la mise à jour !

Lundi soir, 22h30, retour de la Mixblog. Le geek et moi passons devant un Virgin, encore ouvert. Petit moment d'excitation pour moi, la provinciale qui se rend compte que oui, à Paris, certaines librairies ferment à minuit ! (il m'aura fallu deux ans et demi pour le réaliser) D'un seul coup, j'avais l'impression d'être à New York (ne me demandez pas pourquoi), et j'ai eu très envie de dépenser des sous.

Résultat, quelques minutes plus tard, nous ressortions avec 4 BDs, une cinquantaine d'euros en moins sur mon compte, et un léger sentiment de culpabilité. Depuis qu'on vit ensemble, décidément, le geek et moi avons du mal à dépenser pour autre chose que le loyer / la nourriture / les factures (mais à part ça, on est trop fun, comme couple). Le côté positif, c'est que je mets de l'argent de côté pour quand on voudra s'acheter une maison en province, par exemple à Lille ou à Nantes (au hasard). Le côté négatif, c'est que j'aime bien dépenser, moi ! Et je n'aime pas me sentir coupable quand je succombe à ce doux plaisir...


Mercredi soir, je me suis donc installée confortablement dans mon lit (je pourrais dire "notre lit", mais c'est le mien, donc rendons à César ce qui est à Césear : Gaëtan ne fait que squatter mon magnifique futon Ikea)(hé ho le drip, quand est-ce qu'on s'achète un VRAI lit ?) avec The autobiography of me too free. Comme son nom l'indique, Bouzard y raconte sa vie, sa passion pour le jardinage et le rock, et ses relations difficiles avec son "con d'chien". Je l'ai dévorée en trente minutes maxi, et j'en suis ressortie un peu déçue. Je gardais un très bon souvenir des deux premiers tomes, et j'aime toujours beaucoup les récits de vie, mais je pense que je suis dans une phase "livre" plutôt que "BD" : j'ai besoin que l'histoire s'installe vraiment, ce que ne permet pas vraiment le strip.


J'y ai aussi trouvé un peu moins d'humour et d'auto-dérision que dans les volumes précédents. Moins de nouveautés et de pépites. Peut-être que ma lecture des premiers tomes remonte à trop longtemps. Je vais donc donner une deuxième chance à ce livre, en relisant toute la série, dès que j'aurai un peu de temps. Si je change d'avis, j'éditerai mon billet, c'est promis !


Prochaine lecture : Le combat ordinaire, tome 4, de Manu Larcenet.

Pour soulager un peu les tensions, je commence par le jeu de mots qui me taraude depuis la lecture de cet ouvrage : "L'Enchanteur ? Ce livre m'a enchantée " (oh oh oh). Voila, maintenant que les esprits des dieux de la blague ont été invoqués, on peut commencer.

J'avais emporté trois livres à Dinard : L'Enchanteur, de René Barjavel, Trois jours chez ma mère, de François Weyergans, et Le contraire de un, d'Erri de Luca. Je pensais avoir le temps de les lire tous, mais la folie de ma maman pour le Uno en a décidé autrement. J'ai donc choisi de lire L'Enchanteur, suite aux chaudes recommandations de Gaëtan, qui, depuis qu'il l'avait lu, n'arrêtait pas de me dire à quel point c'était génial.

Les critiques des deux autres livres ne devraient donc pas tarder, à moins que je ne me décide à lire autre chose... J'avoue avoir de plus en plus de mal à choisir mes lectures : trop de livres, récupérés lors de mes stages chez Univers Poche et Gallimard, m'attendent ici, sans compter ceux que je m'empêche d'acheter en librairie et qui me font de l'œil.


Je redoutais d'être déçue, après en avoir entendu tellement de bien, mais ça n'a pas été le cas : ça faisait longtemps que je n'avais pas autant apprécié un livre. En visitant le Mont Saint Michel (pourtant magnifique), je n'avais qu'une envie : rentrer pour reprendre ma lecture.

Barjavel reprend ici à son compte le thème des chevaliers de la Table Ronde, et celui de la quête du Graal. A priori, rien qui ne me passionne réellement. Mais tout est romancé, les histoires d'amour sont suivies d'aventures incroyables, de batailles, de conquêtes, de lieux imaginaires magiques ou effrayants... La légende côtoie le réel à chaque instant, et les anachronismes, nombreux, font sourire. Les personnages sont attachants, pleins de contradictions. Et le suspens est présent jusqu'aux dernières pages. Pfiou, c'est dit.

Vous l'aurez compris, après Gaëtan, c'est à mon tour de recommander ce livre à quiconque a du mal à se souvenir du temps où un livre le tenait en haleine (de mouton). Et voila, on termine comme on a commencé... par un mauvais jeu de mot !


Je me plains souvent du manque de temps dont je dispose pour lire : entre le blog, le travail et les tâches quotidiennes, je n'ouvre que très rarement un bouquin. D'où l'intérêt que représente, pour moi, l'acquisition d'une BD. C'est vite lu, et ça demande moins de concentration qu'un gros roman.

Quand le drip m'a offert 'Fraise et chocolat', j'étais donc ravie. D'autant plus que nous avions déjà feuilleté la chose au Furet du Nord de Lille et que ça ne nous avait pas laissés indifférents. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, 'Fraise et chocolat' raconte l'histoire d'amour d'Aurélie Aurita (de son vrai nom Chenda Khun), l'auteure avec un e, avec Frédéric Boilet, auteur aussi, de 20 ans son aîné. Il faut bien le dire, ça tourne essentiellement autour de 'la chose'. C'est cru, direct, et aucune partie de l'anatomie des deux protagonistes n'est réellement laissée dans l'ombre. A priori, donc, rien de bien enthousiasmant pour quiconque ayant passé l'âge délicat de la puberté. A priori.


Parce qu'au final, je l'ai lu d'un trait, sans m'arrêter, affalée dans le canapé, en me marrant comme une dinde. Et j'ai filé, quelques jours plus tard, acheter la suite ! 'Fraise et chocolat' est léger, drôle, provoquant, piquant. Derrière la crudité des situations, on entraperçoit la complicité, les doutes, les fous rires et tout ce qui fait que le couple est une vraie aventure, au quotidien.

Le dessin est naïf, en noir et blanc et ça correspond plutôt très bien au récit. Vous pouvez découvrir une planche ici (j'ai choisi la plus soft) !

En fouillant en peu sur le web, je me rends compte que ce livre ne fait pas l'unanimité. M'en fiche : un livre qui me fait éclater de rire au milieu de mon salon est forcément un bon investissement.

J'aime la littérature japonaise

Par ju - Je lis, tu lis, ... - mercredi 17 octobre 2007


C'est écrit sur mon CV, je suis une inconditionnelle de Haruki Murakami, j'ai été bouleversée par Le Brocart de Teru Miyamoto, et Ecstasy attend depuis quelques mois sur mes étagères que je trouve un moment pour le dévorer.

livres-2

J'aime la poésie qui se dégage de ces textes, j'aime les paysages, les coutumes, les passions refrénées que vivent les personnages. C'est fin, c'est douloureux. Bref, j'adore.

En revanche, malgré 6 mois passés à travailler chez Kurokawa, j'ai toujours eu un peu de mal avec les manga. C'était sans compter la détermination de Grégoire Hellot, directeur de collection de la maison, qui m'a mis entre les mains les trois tomes de densha otoko, l'homme du train. Et quand on me fait un cadeau, j'en parle (message subliminal à destination des marques de cosmétiques / vêtements / téléphones portables : je suis une vendue).

Je me suis donc résolue à lire un manga. D'autant plus que le drip les a immédiatement dévorés, s'esclaffant toutes les 3 pages. J'aurais dû savoir que je devais me méfier des goûts d'un Tecktogeek.

Bin oui, densha otoko, c'est l'apologie des foroums (ça c'est pour les coutumes), sur lesquels le héros, "chétif et puceau" (passion refrénée ?), vient chercher des conseils pour séduire une fille. Je l'avoue, je n'ai pas tout compris. Lurker, thread, noob, taggle : j'ai beau me revendiquer geekette, j'ai eu un peu de mal.

manga

Malgré tout, je suis assez contente d'être allée jusqu'au bout et je vais essayer de lire le deuxième tome prochainement. Le manque de confiance du héros et sa volonté farouche de se dépasser m'ont touchée et m'ont rappelé les affres de l'adolescence (même si le héros a 23 ans...).

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