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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

Keyword - édition

Me revoici me revoilà avec mes histoires d'édition et de web. Il faudrait que je pense à créer un blog dédié mais je n'ai pas le temps et je manque aussi de contenu : ce n'est pas tous les jours qu'une maison sort un concept innovant. Celui-ci, je l'ai trouvé sur le blog BRM, et si j'ai eu un peu de mal à comprendre de quoi il s'agissait, après quelques minutes de recherches, je suis conquise (et attends de trouver, en France, la maison qui mettra en œuvre un équivalent).


Mis en place par l'éditeur Penguin Books (dont le site est très "anglo-saxon", rapport à la quantité d'informations en home page, mais dont le blog est tout à fait intéressant puisqu'il donne la parole aux différents métiers de la maison), le site We Tell Stories met en scène six auteurs, écrivant, chacun leur tour, une histoire spécialement créée pour l'occasion (mais inspirée de classiques édités par la maison) : une "digital fiction".

En plus d'offrir aux lecteurs des textes inédits et une expérience de lecture nouvelle, un web designer assiste les écrivains afin de mettre en œuvre de véritables "outils 2.0" liés à l'histoire.  Je m'explique : pour "Fairy Tales" par exemple, le lecteur a la possibilité d'influer sur l'histoire. Il peut choisir le nom des personnages ainsi que le type de fin qu'il désire, notamment. Un peu comme dans les "Livres dont vous êtes le héros", que j'affectionnais particulièrement quand j'étais petite.


Jusqu'ici, rien de très impressionnant.

Un peu plus "interactif", pour "Your place and mine", l'internaute peut assister, en direct, pendant une heure chaque jour, à l'écriture en live du récit par Nicci French, un couple d'auteurs anglais à succès (notamment publiés en France par le Fleuve Noir).

Et pour "The 21 steps", alors là, on suit carrément le parcours des personnages grâce à Google Maps. La lecture de l'histoire n'est pas aisée : c'est écrit petit, il faut sans cesse cliquer, mais l'expérience est là.


Pour "Slice", enfin, l'histoire est à suivre sur le blog des personnages. Et si vraiment vous vous attachez à eux, pas de problème puisque vous pouvez leur envoyer des mails et les suivre sur Twitter !


Des expériences de lecture pour les internautes, mais aussi d'écriture pour les auteurs (qui rendent hommage de façon singulière aux classiques qu'ils apprécient, Thérèse Raquin, notamment), que je trouve particulièrement intéressantes. Ou comment lier deux médias - le livre et le web - qui n'ont pas forcément toujours été bons amis. Le tout agrémenté d'un petit concours, pour s'assurer d'un trafic minimum sur le site.

Une véritable aventure interactive à découvrir par vous-même, car difficile à raconter, tant elle est complète et nécessite une exploration attentive du site. Et une initiative vraiment innovante pour le milieu de l'édition.


Même si j'ai complètement laissé tomber l'idée de travailler dans l'édition pour l'instant, je continue à m'intéresser aux initiatives internet du secteur. Dernière en date, le blog de Kurokawa, maison de manga appartenant à Univers Poche et qui a pour directeur de collection Grégoire Hellot, qui répond aussi au doux surnom de Silver Mousquetaire.

Même si je ne suis pas du tout fan de manga, les 6 mois passés à travailler pour cette toute jeune marque ont été vraiment chouettes.

Bref, ça y est, depuis 2 jours, le blog de Kurokawa est en ligne.


J'attends de voir ce que ça va donner, car pour l'instant, il n'y a que deux billets et le blog est en version 'alpha'. En tous cas, l'idée est réellement intéressante, de mon point de vue, si cet espace peut permettre à la fois de faire connaître les coulisses d'une maison d'édition, d'offrir aux lecteurs / fans des petites infos en avant-première et de mettre en avant les liens existant entre la maison et le Japon (Grégoire est bilingue et passe plusieurs mois de l'année au Japon pour négocier l'achat des ouvrages, notamment...).

Grrrr, la même chose pour la sortie de Harry Potter, ça aurait quand même eu de la gueule. C'est pas faute de l'avoir proposé, quand j'étais chez Gallimard. Aaaah, (mauvais) souvenirs souvenirs...


Les nouveaux sites d'éditeurs se multiplient en ce moment, ce qui n'est pas pour me déplaire. Le dernier en date : celui du PUF.

L'url, déjà, me fait rêver : difficile de ne pas remarquer la présence de deux mots qui permettent de dire que l'éditeur a tout compris : beta et wiki.


Ensuite, le graphisme. J'aime bien. C'est sobre mais efficace, et ça ressemble à un véritable portail.


Je me suis d'ores et déjà créée un compte, me permettant de suivre certaines collections, d'en discuter, de modifier certains articles. Une vraie démarche participative. Une tribune d'auteur, le mot et le livre de la semaine, une rubrique "Actualités" : les mises à jour seront nombreuses.

C'est encore la version beta du site et je n'ai pas eu réellement le temps de tout découvrir, mais je pense que je ne vais pas tarder à y revenir très prochainement. A suivre donc...


J'en parlais récemment à celui-qui-suit-mon-mémoire et le billet de Little Girl à ce sujet m'y a fait penser à nouveau : le site faisant la promotion de "Ma vie sans bug" révolutionne quelque peu l'univers de l'édition sur le web. Peut-être tout simplement parce que ce n'est pas l'oeuvre d'un éditeur ?

 
Le site mis en place est résolument '2.0', avec possibilité pour l'internaute de choisir la couleur de la couverture, de visionner des vidéos, d'écrire aux auteurs. Avec également un module de feuilletage en ligne et le paiement via Paypal. S'il est vrai que cette dernière option est difficilement envisageable pour un éditeur, compte tenu des contraintes de distribution et de l'importance des relations entretenues avec les libraires, il n'en reste pas moins qu'elle facilite les achats d'impulsion.


On est loin en tous cas de ce qu'on peut encore trouver sur certains mini-sites d'éditeurs "traditionnels" (capture effectuée le dimanche 25 novembre 2007).


Je sais, on va dire que je prends toujours les mêmes lorsque je cite les mauvais exemples, mais c'est simplement que c'est la maison que je connais le mieux pour y avoir travaillé pendant 5 mois (et que, quand même, on peut difficilement être moins à jour sur un site).

Après le Big livre de l'incroyable, le site de Ma vie sans bug vient confirmer un peu plus le rôle que peut jouer le web dans le processus de promotion d'un ouvrage. Et que le buzz, ça existe aussi pour la littérature. Si les résultats en termes de ventes me sont inconnus, ça me donne bon espoir pour la suite des événements...

Incroyable !

Par ju - L'édition et le web - mercredi 31 octobre 2007


Hé oui, c'est incroyable. Les éditions de l'Archipel ont mis en ligne un site pour promouvoir une de leurs nouveautés (pas une création, juste une adaptation d'un livre américain).

Je ne jugerai pas le livre concerné. Je ne suis pas cliente de ce genre d'ouvrage, rien que le titre me fait frémir : "Le big livre de l'incroyable", avec la promesse folle de "records absurdes, collections atypiques, défis audacieux et animaux effrayants" : tout un programme.

En revanche, le site est tout à fait... déroutant.

Tous les éléments censés créer du buzz sont présents : "envoyer à un ami", big-concours et mini-jeux Pictogame. Si le livre est aussi incroyable que les images (incroyables !) et les jeux (incroyables !!!), ça promet.

big-livre-2

On y trouve aussi des vidéos home-made, qui ne font que renforcer mon idée de départ : quel est l'intérêt d'un tel livre, alors que toutes les choses incroyables et inimaginables sont visibles en ligne, sur Youtube ou des sites spécialisés ?

big-livre

Je critique, je critique, mais il y a quand même des photos complètement dingues de bulles de savon géantes.

big-livre-3

Je vous épargne l'homme mouche, le singe à un oeil et les multiples photos de pieds déformés, et vous conseille vivement de vous inscrire au casting pour le prochain livre : il suffit de se laisser pousser la barbe. A vous le livre gratos !

big-livre-casting

Je retiens de cette campagne que le buzz, c'est bien, mais un bon travail éditorial, c'est mieux. Je n'ai jamais eu une telle liberté, quand j'étais chez Gallimard et que je mettais en place des mini-sites. Mais les livres que nous défendions étaient bien différents.

C'est en tous cas intéressant de voir que les éditeurs s'intéressent de plus en plus à des techniques de communication différentes de ce qu'ils ont l'habitude de faire. Reste que les initiatives sont parfois maladroites.

Via.

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