Le titre annonce la couleur : je ne suis pas d'humeur joyeuse aujourd'hui. Et quand c'est comme ça, je raconte ma vie sur mon blog.
Depuis la fin de mon stage chez Gallimard, j'ai passé plein d'entretiens dans plein d'entreprises.
A chaque fois, les mêmes échanges constructifs, le même contact, professionnel mais chaleureux. A chaque fois, la même réponse : "On a pris quelqu'un avec plus d'expérience". Une réponse suivie de, au choix :
1/ "Je ne m'inquiète pas pour vous, vous avez du talent, vous allez trouver."
2/ "Vous faisiez vraiment partie de ma shortlist, vous m'avez convaincue."
3/ "On a besoin de gens comme vous, je ne m'inquiète pas pour votre avenir, mais en l'occurrence, pour ce poste, on a préféré prendre quelqu'un de 40 ans."
C'est bien gentil, tout ça, mais je la fais comment mon expérience ? Un an et demi de stage et une motivation à toute épreuve, ça ne suffit pas ?
Je commence à désespérer et envisage un exil dans un pays lointain. A moins que je ne me fasse un
CV sur YouTube.
Le pire de tout, c'est qu'avec tout ça, je n'ai même pas fait mes
macarons à la mûre hier.
Voyons le côté positif des choses. Le chômage, ça me laisse le temps :
1/ d'aller visiter l'atelier de
Virginie Duroc-Danner, comme elle me l'a gentiment proposé.
2/ de me faire chouchouter gratuitement par
Kenzo, grâce au bon plan de
Babillages (il reste des places).
3/ de lire tous les livres en retard qui attendent sagement depuis un moment dans ma bibliothèque,
Cendrillon,
Kafka sur le rivage et
Waltenberg.