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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

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Oui, je sais, un tel titre ne m'attirera que des pervers anglo-saxons ou des amateurs de sensations fortes, du type de celles distillées par Jacques Legros dans Plein les yeux. Mais je suis fière de ma bonne blague, qui a déjà dû être faite par un Français sur deux.

Ce matin, j'avais donc mon deuxième rendez-vous aux Assedic. Deuxième car la première fois que j'y suis allée avec ma convocation, on m'a dit "Ah non, il n'y a personne pour vous recevoir, il faut revenir lundi".

dossier

Lundi c'est aujourd'hui, et tout a mal commencé : au bout de ma jolie rue de banlieue, une bagarre entre deux automobilistes (dont les voitures n'avaient strictement rien, puisqu'apparemment, le deuxième n'avait simplement pas supporté que le premier se gare en double file). J'ai décidé de m'interposer pour éviter que la situation ne dégénère. Ah ah je plaisante, j'ai marché très vite parce que j'avais peur de rater le RER.

La deuxième atteinte à mon intégrité physique est venue d'une dame, qui avait une drôle de démarche. Je me suis dit : "deux hypothèses : ses talons lui font très mal aux pieds, ou alors elle est faite". Je crois que les deux hypothèses étaient vraies, mais je l'ai regardée une demie-seconde, et ça a suffit à provoquer sa colère. Devant une quinzaine de personnes dans la rue, et pour le plus grand plaisir des gens qui attendaient à la laverie du coin, elle a crié à pleins poumons : "PAUV'CONNE" et "POUFIASSE DE MES DEUX". Là encore j'ai marché très vite, parce que j'ai eu l'impression qu'elle faisait demi-tour pour me suivre (je n'ai pas osé me retourner pour voir, mais j'entendais ses talons sur le trottoir : clac clac clac).

Ensuite, j'ai réussi à obtenir mon dossier (victoire !) auprès d'un aimable agent de la fonction publique, qui parlait un drôle de langage : "Chef, je finis le V2 mais il n'est pas question que je fasse le TP. Alooors... Y6 12, je ne suis pas sûr qu'il vous la donne... W34 ok signez ici". J'ai signé.

Au retour, j'ai failli mourir une troisième fois, parce que pour retourner à la gare, il y a une côte, et j'avais marché drôlement vite à l'aller. En sueur et toujours enrhumée, j'ai dû affronter le regard d'une douzaine de jolies jeunes femmes qui travaillent chez Chantelle. Heureusement, tout est bien qui finit bien, j'ai rendez-vous mercredi à l'ANPE, mais l'aimable agent m'a prévenue : "ils risquent de vous renvoyer vers l'APEC".


Le titre annonce la couleur : je ne suis pas d'humeur joyeuse aujourd'hui. Et quand c'est comme ça, je raconte ma vie sur mon blog.

Depuis la fin de mon stage chez Gallimard, j'ai passé plein d'entretiens dans plein d'entreprises.
A chaque fois, les mêmes échanges constructifs, le même contact, professionnel mais chaleureux. A chaque fois, la même réponse : "On a pris quelqu'un avec plus d'expérience". Une réponse suivie de, au choix :
 
1/ "Je ne m'inquiète pas pour vous, vous avez du talent, vous allez trouver."
2/ "Vous faisiez vraiment partie de ma shortlist, vous m'avez convaincue."
3/ "On a besoin de gens comme vous, je ne m'inquiète pas pour votre avenir, mais en l'occurrence, pour ce poste, on a préféré prendre quelqu'un de 40 ans."

C'est bien gentil, tout ça, mais je la fais comment mon expérience ? Un an et demi de stage et une motivation à toute épreuve, ça ne suffit pas ?

Je commence à désespérer et envisage un exil dans un pays lointain. A moins que je ne me fasse un CV sur YouTube.

Le pire de tout, c'est qu'avec tout ça, je n'ai même pas fait mes macarons à la mûre hier.

Voyons le côté positif des choses. Le chômage, ça me laisse le temps :

1/ d'aller visiter l'atelier de Virginie Duroc-Danner, comme elle me l'a gentiment proposé.
2/ de me faire chouchouter gratuitement par Kenzo, grâce au bon plan de Babillages (il reste des places).
3/ de lire tous les livres en retard qui attendent sagement depuis un moment dans ma bibliothèque, Cendrillon, Kafka sur le rivage et Waltenberg.

kenzo

"Je vous propose...

Par ju - bla bla bla (bla) - vendredi 14 septembre 2007

... qu'on ne se rencontre pas".

C'est la jolie phrase d'un recruteur, après m'avoir appelée pour fixer un rendez-vous. Bon, avant cela, on a discuté pendant cinq minutes, et il a dû sentir mon manque de motivation quand il m'a expliqué que mon rôle serait le suivant : "accompagner les auteurs sur les salons, du samedi matin, au dimanche soir, et tout faire pour qu'ils soient contents".

Mmmh, tout ?


Dans ma recherche incessante d'un premier emploi et devant le peu d'offres dans ma branche en ce moment (le marketing dans l'édition), j'envisage toutes les possibilités.

Pour passer le temps et éviter de devoir me concentrer sur mon mémoire, je me promène aussi, je fais les boutiques. Et je découvre la magnifique nouvelle collection du Comptoir des Cotonniers, ainsi que les délicieux petits ensembles de Princesse tam-tam.

Et là, j'ai une idée de génie (je le crois à ce moment là). Pourquoi ne pas devenir vendeuse au printemps ? A moi le salaire, à moi les réducs !! En plus, ça a l'air facile : si un jeune homme, certes souriant, mais vert (!) y arrive, pourquoi pas moi.

printemps

Et bien non ! Impossible ! Le test sur le site du Printemps est formel :

printemps-4

Grosse désillusion.
Prochaine option : Acadomia.

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