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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

Keyword - littérature

Pour soulager un peu les tensions, je commence par le jeu de mots qui me taraude depuis la lecture de cet ouvrage : "L'Enchanteur ? Ce livre m'a enchantée " (oh oh oh). Voila, maintenant que les esprits des dieux de la blague ont été invoqués, on peut commencer.

J'avais emporté trois livres à Dinard : L'Enchanteur, de René Barjavel, Trois jours chez ma mère, de François Weyergans, et Le contraire de un, d'Erri de Luca. Je pensais avoir le temps de les lire tous, mais la folie de ma maman pour le Uno en a décidé autrement. J'ai donc choisi de lire L'Enchanteur, suite aux chaudes recommandations de Gaëtan, qui, depuis qu'il l'avait lu, n'arrêtait pas de me dire à quel point c'était génial.

Les critiques des deux autres livres ne devraient donc pas tarder, à moins que je ne me décide à lire autre chose... J'avoue avoir de plus en plus de mal à choisir mes lectures : trop de livres, récupérés lors de mes stages chez Univers Poche et Gallimard, m'attendent ici, sans compter ceux que je m'empêche d'acheter en librairie et qui me font de l'œil.


Je redoutais d'être déçue, après en avoir entendu tellement de bien, mais ça n'a pas été le cas : ça faisait longtemps que je n'avais pas autant apprécié un livre. En visitant le Mont Saint Michel (pourtant magnifique), je n'avais qu'une envie : rentrer pour reprendre ma lecture.

Barjavel reprend ici à son compte le thème des chevaliers de la Table Ronde, et celui de la quête du Graal. A priori, rien qui ne me passionne réellement. Mais tout est romancé, les histoires d'amour sont suivies d'aventures incroyables, de batailles, de conquêtes, de lieux imaginaires magiques ou effrayants... La légende côtoie le réel à chaque instant, et les anachronismes, nombreux, font sourire. Les personnages sont attachants, pleins de contradictions. Et le suspens est présent jusqu'aux dernières pages. Pfiou, c'est dit.

Vous l'aurez compris, après Gaëtan, c'est à mon tour de recommander ce livre à quiconque a du mal à se souvenir du temps où un livre le tenait en haleine (de mouton). Et voila, on termine comme on a commencé... par un mauvais jeu de mot !

Me revoici me revoilà avec mes histoires d'édition et de web. Il faudrait que je pense à créer un blog dédié mais je n'ai pas le temps et je manque aussi de contenu : ce n'est pas tous les jours qu'une maison sort un concept innovant. Celui-ci, je l'ai trouvé sur le blog BRM, et si j'ai eu un peu de mal à comprendre de quoi il s'agissait, après quelques minutes de recherches, je suis conquise (et attends de trouver, en France, la maison qui mettra en œuvre un équivalent).


Mis en place par l'éditeur Penguin Books (dont le site est très "anglo-saxon", rapport à la quantité d'informations en home page, mais dont le blog est tout à fait intéressant puisqu'il donne la parole aux différents métiers de la maison), le site We Tell Stories met en scène six auteurs, écrivant, chacun leur tour, une histoire spécialement créée pour l'occasion (mais inspirée de classiques édités par la maison) : une "digital fiction".

En plus d'offrir aux lecteurs des textes inédits et une expérience de lecture nouvelle, un web designer assiste les écrivains afin de mettre en œuvre de véritables "outils 2.0" liés à l'histoire.  Je m'explique : pour "Fairy Tales" par exemple, le lecteur a la possibilité d'influer sur l'histoire. Il peut choisir le nom des personnages ainsi que le type de fin qu'il désire, notamment. Un peu comme dans les "Livres dont vous êtes le héros", que j'affectionnais particulièrement quand j'étais petite.


Jusqu'ici, rien de très impressionnant.

Un peu plus "interactif", pour "Your place and mine", l'internaute peut assister, en direct, pendant une heure chaque jour, à l'écriture en live du récit par Nicci French, un couple d'auteurs anglais à succès (notamment publiés en France par le Fleuve Noir).

Et pour "The 21 steps", alors là, on suit carrément le parcours des personnages grâce à Google Maps. La lecture de l'histoire n'est pas aisée : c'est écrit petit, il faut sans cesse cliquer, mais l'expérience est là.


Pour "Slice", enfin, l'histoire est à suivre sur le blog des personnages. Et si vraiment vous vous attachez à eux, pas de problème puisque vous pouvez leur envoyer des mails et les suivre sur Twitter !


Des expériences de lecture pour les internautes, mais aussi d'écriture pour les auteurs (qui rendent hommage de façon singulière aux classiques qu'ils apprécient, Thérèse Raquin, notamment), que je trouve particulièrement intéressantes. Ou comment lier deux médias - le livre et le web - qui n'ont pas forcément toujours été bons amis. Le tout agrémenté d'un petit concours, pour s'assurer d'un trafic minimum sur le site.

Une véritable aventure interactive à découvrir par vous-même, car difficile à raconter, tant elle est complète et nécessite une exploration attentive du site. Et une initiative vraiment innovante pour le milieu de l'édition.

J'aime la littérature japonaise

Par ju - Je lis, tu lis, ... - mercredi 17 octobre 2007


C'est écrit sur mon CV, je suis une inconditionnelle de Haruki Murakami, j'ai été bouleversée par Le Brocart de Teru Miyamoto, et Ecstasy attend depuis quelques mois sur mes étagères que je trouve un moment pour le dévorer.

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J'aime la poésie qui se dégage de ces textes, j'aime les paysages, les coutumes, les passions refrénées que vivent les personnages. C'est fin, c'est douloureux. Bref, j'adore.

En revanche, malgré 6 mois passés à travailler chez Kurokawa, j'ai toujours eu un peu de mal avec les manga. C'était sans compter la détermination de Grégoire Hellot, directeur de collection de la maison, qui m'a mis entre les mains les trois tomes de densha otoko, l'homme du train. Et quand on me fait un cadeau, j'en parle (message subliminal à destination des marques de cosmétiques / vêtements / téléphones portables : je suis une vendue).

Je me suis donc résolue à lire un manga. D'autant plus que le drip les a immédiatement dévorés, s'esclaffant toutes les 3 pages. J'aurais dû savoir que je devais me méfier des goûts d'un Tecktogeek.

Bin oui, densha otoko, c'est l'apologie des foroums (ça c'est pour les coutumes), sur lesquels le héros, "chétif et puceau" (passion refrénée ?), vient chercher des conseils pour séduire une fille. Je l'avoue, je n'ai pas tout compris. Lurker, thread, noob, taggle : j'ai beau me revendiquer geekette, j'ai eu un peu de mal.

manga

Malgré tout, je suis assez contente d'être allée jusqu'au bout et je vais essayer de lire le deuxième tome prochainement. Le manque de confiance du héros et sa volonté farouche de se dépasser m'ont touchée et m'ont rappelé les affres de l'adolescence (même si le héros a 23 ans...).

Entre les murs : j'abandonne

Par ju - Je lis, tu lis, ... - lundi 15 octobre 2007


Ca n'est pas dans mes habitudes d'abandonner un livre avant la fin. Même si je dois le traîner pendant trois mois dans mon sac, même s'il m'empêche de commencer un autre bouquin, même s'il me pèse, ... je ne laisse *JAMAIS* tomber. Même que là, en tapant mon billet, je culpabilise et je me dis que je vais peut-être donner une dernière chance à François Bégaudeau.

poubelle

Mais quand même ! Qu' "Entre les murs" ait reçu le prix France Culture-Télérama 2006, ça me laisse perplexe. A moins qu'il n'y ait une sorte de message là-dedans, un peu comme quand on donne la Palme d'Or à Michael Moore : c'est moins bien qu'un vrai beau grand film mais on salue le message d'amour / de paix / etc.

Ici c'est pareil, c'est moins bien qu'un vrai beau grand livre mais ça parle des banlieues, des difficultés à être prof, blablabla (bla). Si c'était le but, j'aurais plutôt choisi L'école de la dernière chance, de ma copine Cypora (peu de gens le savent, mais avant d'être un livre, c'était un blog).

Comme pour L'élégance du hérisson, je vous fais part d'un petit extrait (pages 86-87) du roman incriminé, pour que vous vous fassiez votre opinion :

"- J'apprends que tu vas te plaindre de moi au CPE, bravo, merci pour tout.
Elle a bégayé fautif.
- Eh ben oui quoi ?
- Tu pouvais pas venir t'expliquer directement avec moi ?
- C'est parce que vous nous avez insultées de pétasses.
- D'abord je vous ai pas insultées de pétasses comme tu dis, et ensuite la moindre des choses c'est d'abord de venir me voir pour qu'on s'explique.
- Nous quand les profs ils se plaignent ils vont voir le CPE, j'vois pas pourquoi on irait pas l'voir quand vous faites des choses pas bien.
- Eh ben non, c'est pas si logique comme raisonnement. Ca marche pas forcément dans les deux sens, figure-toi.
J'avais très nettement haussé le ton. Un groupe s'est formé autour de nous, où figurait Soumaya qui laissait Sandra essuyer seule mes tirs.
- C'est normal que nous aussi on fait ça quand on est pas contents, sinon c'est trop facile.
- Et qu'est-ce que t'en attendais ?
- Quoi ?
- En allant voir le CPE, vous attendiez quoi ? Qu'il me punisse ?
- Non. J'sais pas.
- Vous attendiez quoi ?
- Rien, c'était pour le dire c'est tout.
- Vous attendiez qu'il me punisse ?"

Quasiment tout le livre est comme ça, et les dialogues à répétition ainsi que la pseudo-caricature du parler des jeunes de banlieue, ça va deux minutes, mais pendant 290 pages, c'est trop pour moi. Donc je pense que je peux officiellement vous annoncer que, pour la première fois ou presque de ma vie, je remets un livre dans ma bibliothèque sans l'avoir lu en entier...


Prochaine étape : Cendrillon !

cendrillon
 

Avec mes anciennes collègues de chez Gallimard, une question lancinante revenait chaque semaine, à l'annonce des meilleures ventes de livres : comment L'élégance du hérisson pouvait-il être, des mois après sa parution, en tête des meilleures ventes de livres ? Je réitère ici ma question, alors que les ouvrages de la rentrée littéraire ont fait leur apparition sur les étals des libraires : quelqu'un peut-il m'expliquer ceci ? :

meilleure-vente-hérisson

Où sont passés Amélie Nothomb, Eric Reinhardt et Olivier Adam ?
Je l'avoue : le classement Livres Hebdo de la semaine dernière indique qu'Amélie est passée en deuxième position, et que Muriel est quatrième. Mais l'intérêt de cette problématique excuse ma mauvaise foi évidente (non ?). Je rappelle tout de même que le livre dont nous parlons est sorti en août 2006.

Pour tenter de percer ce mystère, ma prochaine lecture sera donc cette fameuse Elégance du hérisson. Nous verrons alors si l'incroyable bouche à oreille dont elle a bénéficié en valait la peine ou non.

Pour info, je termine actuellement mon mémoire, il se peut que je prenne du retard dans ma lecture. Mais compte tenu du rythme des réimpressions, je pense que j'ai un peu de temps devant moi, avant que la bête ne sorte du top des ventes.

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