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Je ne sais pas choisir

Je ne sais pas choisir

Keyword - salon du livre


Si j'étais journaliste, je ferais très mal mon métier. Arrivée au Salon du Livre avec pour objectif de vous en fournir un compte-rendu fidèle et intéressant, j'ai rapidement oublié pourquoi j'étais venue : il y avait tant de gens à qui parler et j'étais tellement contente de les revoir que j'en ai oublié de sortir l'appareil photo.


Heureusement, le geek était là et, avec une certaine autorité, je dois dire, je l'ai enjoint de prendre "quelques photos d'ambiance, pour le blog, alleeeeez", alors que je dégustais un petit verre de coca en faisant des mondanités, chose pour laquelle je ne suis pas des plus douées. Après des débuts calamiteux, où je n'osais pas aborder mes anciennes connaissances, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai papoté avec pas mal de gens. C'est un exercice assez difficile, puisqu'il faut à la fois parvenir à interrompre des conversations sans toutefois paraître malpolie, réussir à discuter pendant environ 5/10 minutes de choses intéressantes et, enfin, trouver une excuse pour quitter la personne, car il reste beaucoup de gens à voir, pour vous comme pour elle. Tout un art.


Avant le salon, on nous avait promis une grosse manifestation, pour dénoncer le choix des organisateurs de mettre la littérature israélienne à l'honneur, mais finalement, il n'y avait que très peu de gens, avec quelques banderoles, devant l'entrée. Pour le reste, l'inauguration ressemblait un peu à toutes les autres : du monde, beaucoup de monde, sur les stands et dans les allées. Quelques people en goguette : j'ai entr'aperçu Florian Zeller et Jean-François Derek (du people, je vous dis). Beaucoup de champagne et une profusion de petits fours, cependant inaccessibles, certaines personnes ayant pris leurs quartiers juste en face des buffets.

Et puis, des livres, aussi mais, paradoxalement, ce n'est pas vraiment le sujet... En tous cas, pas le soir de l'inauguration.


Mes pérégrinations m'ont emmenée du stand Stock, où officiait ma super copine Marie, au stand Gallimard, puis chez Univers Poche, pour terminer du côté de Flammarion. Non seulement le salon est grand, et ces stands éloignés des uns des autres, mais compte tenu de la foule, il nous a fallu de longues minutes (et beaucoup de patience) pour passer d'un éditeur à un autre. J'ai en tous cas pu revoir pas mal d'anciens collègues, qui m'ont informée des potins du moment. L'édition est un petit monde, où les rumeurs vont bon train.

En partant, j'ai récupéré une petite carte marrante, qui dénotait pas mal avec l'ambiance très mondaine du salon. Allez voir ce site !


Et petite fierté : je vous avais promis un résumé pour hier soir ou ce soir, et il n'est pas encore minuit : j'ai tenu parole !

Ce soir...

Par ju - L'édition et le web - jeudi 13 mars 2008


Je vais à l'inauguration du Salon du Livre.


C'est un moment important pour moi, même si mon implication dans cet événement est de moins en moins importante.

Mon premier salon, c'était il y a deux ans, pendant mon stage chez Univers Poche. Je travaillais notamment avec la responsable des événements et j'avais vécu ce premier salon de l'intérieur : installation des livres, gestion des auteurs, réservation du traiteur. C'était passionnant, excitant, et surtout très nouveau pour moi, la petite provinciale fraîchement débarquée à Paris. Depuis, chaque Salon du Livre me rappelle cet excellent souvenir.

L'an passé, je travaillais chez Gallimard Jeunesse, mais côté marketing. D'où une présence au salon plus épisodique et distanciée. Moins de stress et d'adrénaline, mais la joie de retrouver des visages connus, des gens qu'on a plaisir à croiser deux fois par an, en mars, Porte de Versailles et en novembre, à Montreuil.

Cette année, c'est différent. Une invitation dégotée à la dernière minute, grâce à mon ami Grégoire, directeur de collection de Kurokawa. Une légère appréhension à l'idée de me rendre compte que je ne fais plus partie de ce "monde". Mais aussi une petite pointe d'excitation : tant de livres à parcourir et d'anciens collègues à qui parler.

Je vous en dirai plus à mon retour, ce soir, tard, ou demain soir, sinon. En tous cas, je n'en mène pas large.

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