Malavita, Tonino Benacquista
// janvier 9th, 2010 // 11 commentaires » // Je lis, tu lis, ...
Ma semaine sans ordinateur m’aura permis de continuer à avancer doucement mais surement dans le challenge ABC 2010. De Tonino Benacquista, j’avais adoré Saga, bien aimé La machine à broyer les petites filles, et j’étais restée plus qu’indifférente face à Quelqu’un d’autre. C’est donc pleine d’espoir mais aussi de craintes que j’ai entamé Malavita. Le verdict est tombé : ce livre est « pas mal ». J’ai pris du plaisir à le lire mais je doute qu’il me laisse un souvenir impérissable.

Malavita, la mauvaise vie, est le nom du chien d’une famille pas ordinaire. Une famille américaine, exilée dans un petit village de Normandie, pour des raisons qu’on devine obscures dès le départ. En effet, le père, un ancien mafieux repenti, fait partie d’un programme de protection des témoins : après avoir fait tomber de nombreux parrains, il est en effet recherché par la pègre. Dans sa véranda normande, il se rêve en écrivain et rédige ses mémoires. Sa famille subit ce programme, et tente de se reconstruire une vie normale, loin de ses racines. C’est sans compter la volonté de la mafia qui, au gré du hasard, retrouvera la trace de son ennemi juré…
On se prend d’affection pour cette étrange famille, même si le père est un sacré numéro. Et on tremble à l’idée qu’ils soient retrouvés par la mafia. Mais je trouve que le livre manque un peu de rythme, par moment. L’histoire met du temps à s’installer et part parfois dans tous les sens. Il existe une suite à Malavita, « Malavita encore », et je me demande si je vais la lire : je suis curieuse de connaître le destin de nos héros mais je n’en tremble pas d’impatience non plus. Un sentiment mitigé, à l’image de ce que j’ai ressenti pour ce roman.











