Archive Petit rat de bibliothèque

Cure de lecture

// October 25th, 2011 // 22 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Re-petit disclaimer : bon, ceux qui sont passés ici hier soir ont encore vu qu’un morceau d’article avait disparu. Je ne suis pas à l’aise avec les polémiques en tous genres (même si ça n’était pas non plus le but) donc j’ai supprimé mon disclaimer, ça me met mal à l’aise (je suis faible) et je ne veux pas que ce blog soit une source de souci pour moi. Merci à tous en tous cas !

Voila, passons maintenant au vrai sujet de cet article : les livres !

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu autant, mais entre les vacances à Marrakech et mes trajets maison-boulot qui ont doublé de temps, j’ai repris un bon petit rythme de croisière, je ne suis pas mécontente ! Et je commence avec LE coup de cœur lecture, j’ai nommé la BD issue du blog “Tu mourras moins bête“.

Tu mourras moins bête : la science, c’est pas du cinéma ! – M. Montaigne ♥♥♥

tu mourras moins bête

Gaëtan a eu une très chouette idée en me l’offrant pour mon anniversaire (mais ce n’est pas surprenant, mon mari étant parfait) : j’étais déjà fan du blog, je suis encore plus fan du livre ! Le principe est toujours le même, de la vulgarisation scientifique et beaucoup d’humour, avec des guest stars comme les frères Bogdanov ou Bruce Willis. Toutes les histoires tournent autour du cinéma / des séries télé et on découvre que les Experts se fichent bien de nous quand même. J’ai ri bêtement tout du long, tout comme Gaëtan qui s’est empressé de le commencer, alors qu’il venait de me l’offrir, le coquin ! J’ai vraiment hâte de découvrir le tome 2.

Leviathan – Paul Auster ♥♥

Acheté sur un coup de tête à la Fnac – parce qu’il était coup de coeur du libraire et que j’aime bien Paul Auster -, Léviathan raconte l’histoire d’un écrivain mort suite à l’explosion de la bombe qu’il était lui-même en train de fabriquer. Un de ses amis entreprend alors de raconter son histoire, pour tenter de comprendre et d’expliquer comment il en était arrivé là. Ce que j’aime, chez Paul Auster, c’est la façon dont il donne vie à ses personnages et dont il décrit leur quotidien. On pourrait être eux, ils pourraient être nous. Seul bémol pour moi : je trouve qu’à la fin, la façon dont le héros passe d’une vie “normale” à celle de terroriste est un peu rapide et donc tirée par les cheveux. Ça reste un joli livre.

Leviathan

Élégie pour un américain – Siri Hustvedt ♥♥

Siri Hustvedt est non seulement la compagne de Paul Auster, mais elle est aussi l’auteur d’un des plus beaux livres que j’ai lu dans ma vie, Tout ce que j’aimais. Quand j’ai vu Elégie pour un américain dans ma librairie, je n’ai pas hésité, je l’ai acheté, et j’ai bien fait. C’est assez amusant, car j’y ai trouvé énormément de parallèles et de points communs avec Léviathan, et parfois, pendant ma lecture, je devais me concentrer pour distinguer les deux histoires et ne pas les confondre. Cette fois-ci, on suit un psychiatre divorcé, un peu perdu. Ses relations familiales, le décès de son père, ses patients, son mal-être parfois. Encore une fois, rien d’exceptionnel, simplement l’histoire d’une vie, portée par la jolie écriture de Siri Hustvedt.

Moon Palace – Paul Auster ♥♥

Moon Palace

Et je termine par un autre livre de Paul Auster, Moon Palace. Cette fois-ci, on suit la vie d’un homme plus jeune, que la vie n’a pas épargné. Face à tout ce qui lui arrive, il décide de se laisser vivre complètement, pour voir où tout ça va le mener. La réponse est la rue, d’où il sera heureusement sorti par des amis. C’est la première partie du livre, qui se compose presque de trois histoires indépendantes. Suite à ça, il va trouver du travail chez un vieil homme acariâtre, qu’il apprendra à apprécier peu à peu. A la mort de ce vieil homme, il part sur les traces du passé de son employeur, sans se douter qu’il y trouvera des réponses inattendues sur sa propre histoire. Rien d’extraordinaire a priori, mais on s’attache à ces personnes si bien dépeintes. Je pense que je suis devenue fan de Paul Auster.

Art brut : l’instinct créateur – Laurent Danchin ♥♥

Art Brut

Bon, en fait je n’ai pas fini ! J’avais pré-rédigé mon article il y a quelques jours et entre temps j’ai lu ce livre sur l’art brut, cadeau de mes gentils beaux-frères pour mon anniversaire. L’art brut, c’est mon nouveau dada, depuis que j’ai visité le musée de Lausanne. Pour faire court, il s’agit d’art créé par des personnes n’ayant aucune connaissance de “l’art traditionnel”. Par exemple, par des personnes séjournant en hôpital psychiatrique. Ça me touche vraiment beaucoup, ce sont des oeuvres imparfaites mais très fortes. Ce livre est une bonne entrée en matière, il retrace l’histoire de l’art brut. Ça manque un peu à mon goût d’histoires d’artistes, de présentations détaillées d’oeuvres, mais c’est une bonne approche pour commencer.

Voila, ensuite j’ai commencé à lire Neige, de Orhan Pamuk, mais ça m’a profondément ennuyée…

Neige

Du coup, j’ai laissé tomber et commencé le tome 2 de Game of Thrones et pour l’instant c’est toujours aussi bien ! Voila, j’ai eu relativement peu de temps ces jours derniers pour bloguer (j’ai encore fait un aller-retour à Lausanne le week-end dernier pour la cérémonie de mariage de ma meilleure amie) mais j’espère revenir ici plus souvent, ça me manque de ne plus vous écrire. Alors je vous dis à très bientôt en espérant avoir des choses à vous raconter ;)

Le livre sans nom, Anonyme

// September 16th, 2011 // 7 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Le livre sans nomÇa fait quelques mois que Le Livre sans nom m’attend sagement dans ma bibliothèque, prêté par Jeanne-Soso, qui commente souvent ici :) J’ai beaucoup de mal à lire les bouquins qu’on me prête, c’est assez bizarre, mais pour que je me mette à lire un livre, il faut que j’aie l’impression de l’avoir choisi. J’adore flâner dans une librairie, être attirée par une couverture, lire un résumé, voir que c’est le coup de coeur du libraire… Hésiter, le prendre, puis le reposer, et enfin l’acheter (la folle) ! J’ai fait une exception pour celui-ci car elle m’en avait dit énormément de bien et qu’elle devait le récupérer pour le prêter à quelqu’un d’autre : il était donc temps que je m’y mette sérieusement.

Le Livre sans nom doit certainement une partie de son succès aux mystères qui l’entourent : un auteur anonyme, qui a publié le premier chapitre de son livre sur internet avant de se faire repérer par un éditeur. Certains prétendent que cet auteur est Quentin Tarantino, ce qui participe à la légende, tout comme les références à Kill Bill, à The Ring… Cet ancrage dans la réalité est mine de rien assez rare, en tous cas dans les livres que j’ai l’habitude de lire.

C’est un roman policier, dont l’action se situe de nos jours, mais dont l’ambiance se rapproche parfois d’un western. On y rencontre une foule de personnages : des policiers, des tueurs, des moines, des vampires… Les policiers cherchent les tueurs, les tueurs cherchent les vampires, les vampires cherchent une pierre mystérieuse qui a disparu… Je simplifie, mais en gros c’est ça :)

Les chapitres sont très courts, la lecture est rapide, et c’est sans doute pour ça que je n’ai pas laissé tomber. Car je vous avoue que j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans : le style n’est pas le point fort du livre, c’est assez vulgaire mais pas dans le bon sens du terme (j’avais adoré Last Exit to Brooklyn de Hubert Selby, Jr. par exemple, super vulgaire mais avec un style incroyable). Au bout d’une centaine de pages, j’ai failli laisser tomber, mais Jeanne-Soso m’a dit de continuer, que ça allait devenir bien. J’ai continué donc, et je me suis laissée prendre au jeu : on a envie de connaître le fin mot de l’histoire, de savoir qui va mourir ou pas, qui sont les véritables méchants (pas forcément ceux que l’on croit).

Les avis sur Amazon sont partagés, entre ceux qui crient au chef d’oeuvre et ceux qui parlent d’une grosse arnaque. Je suis plutôt au milieu en fait : c’est un livre qui se laisse lire, mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Les plats qui font péter (et autres lectures)

// September 4th, 2011 // 28 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Mon blog ne se transforme pas en blog culinaire, non non, c’est juste le titre de ma dernière lecture ! Un joli petit livre tout rose : d’abord attirée par son look (j’adore les couvertures en tissu, et puis un livre rose en plus, ce n’est pas si commun), j’ai ensuite été amusée par son nom. Le titre complet est Les plats qui font péter : 36 recettes propres à incommoder vos ennemis ou se débarrasser des fâcheux. Et c’est donc de ça dont il s’agit : des recettes censées provoquer chez vos invités quelques dégâts collatéraux. Pour vous, pas d’inquiétude, l’auteur vous conseille des antidotes : tisanes, bicarbonate de soude…

les plats qui font péterLes plats qui font péter, Patrice Caumon – 20 euros – Editions de l’Epure

Bon, je vous avoue que si le titre est amusant, l’objet joli et qu’il fait un cadeau rigolo, les recettes ne me donnent pas franchement envie, si je dois subir par la suite les effets secondaires ! Je n’ai pas non plus d’ennemis ou de fâcheux qui viennent dîner chez moi… donc je pense qu’il remplira surtout un rôle décoratif. A moins que je ne me laisse tenter par le moelleux coulant au coulis de banane (miam) ou le gratiné de confit de canard et la purée d’antan (haan). C’est terrible : c’est souvent les choses les meilleures qui sont les plus mauvaises pour nous !

Autre lecture terminée : l’intégrale numéro 1 du Trône de Fer ! Après avoir vu la saison 1 de la série, je voulais absolument connaître la suite. Bon, c’est ballot, l’intégrale 1 correspond à la saison 1, donc j’en suis rendue exactement au même point, mais j’ai quand même adoré ! L’univers est vraiment très différent de ce que je lis habituellement, et si je n’avais pas vu la série, je ne suis pas sûre que j’aurais tout compris, c’est écrit d’une façon assez particulière. Mais là, avec la série pour guide, je me suis laissée emporter, j’ai découvert certains détails forcément éludés à la télé, j’ai à nouveau eu peur, espéré changer le cours des choses… Et à peine refermé, j’ai hâte d’entamer le tome 2, que j’ai demandé pour mon anniversaire !

le trone de ferLe trône de fer, George R.R. Martin – 14€90 – Editions J’ai Lu

Prochaine lecture : j’hésite, soit je commence le tome 2 de Millénium, soit j’entame Léviathan de Paul Auster. Vous le saurez très vite en tous cas, j’ai repris goût à la lecture, j’espère que ça va durer ! Bon courage pour la reprise demain (ça me déprime d’avance) !

PS : merci à Gaëtan pour les photos, et merci à lui de ne pas se moquer de moi quand je fais ce genre de tête <3

Le journal de mon père : la BD qui déprime

// August 19th, 2011 // 9 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Un petit billet sur un livre, ça faisait longtemps non ? Alors qu’il trainait dans ma bibliothèque depuis des lustres, je me suis enfin décidée à lire Le journal de mon père, de Jirō Taniguchi. Cette BD raconte l’histoire de Yoichi, un Japonais rentrant dans sa ville natale suite à la mort de son père. Il n’y était pas revenu depuis des années, trouvant mille excuses pour repousser le moment où il devrait y retourner : trop de travail, pas le temps… La vraie raison est plus cruelle : il en veut à son père depuis le divorce de ses parents et le départ de sa mère. Ce retour est l’occasion de se souvenir de son enfance, de son mal être, et de comprendre bien des choses. D’apprendre à connaître son père, surtout, via les histoires que chacun partagera à la veillée funéraire. De se rendre compte que c’était un homme bien. Trop tard, malheureusement (cette phrase est tellement clichée, mais c’est le sentiment qu’on a pendant toute la lecture : “trop tard”).

le journal de mon pèreDésolée pour la photo, on fait ce qu’on peut quand on a un chat qui aime bien faire des bêtises :)

Pendant ma lecture, je réfléchissais à ce que j’allais vous en dire, et jusqu’à la moitié de la BD, je m’imaginais rédiger un article dithyrambique à son sujet. Une BD qui fait réfléchir et se poser des questions. Connait-on vraiment ses parents ? Est-ce qu’on n’aura aucun regret, quand ça sera à leur tour de partir ? Une histoire vraiment émouvante, où on comprend le poids des regrets, où on se dit que quoi que le héros fasse, il est trop tard : son père est parti à jamais.

Et finalement, pendant la deuxième moitié du livre, j’ai trouvé que c’était vraiment très (trop ?) déprimant, et aussi que ça me faisait culpabiliser énormément. Et je n’ai pas trop aimé cette sensation : ça ne me dérange pas qu’il y ait de l’émotion, au contraire (pour le coup, il y en a à la pelle), mais le côté culpabilisant, c’est un peu lassant. En même temps, peut-être que si j’étais sûre d’être une fille suffisamment aimante et attentionnée, je n’aurais pas pris la lecture de façon aussi personnelle.

Ça reste malgré tout une très belle BD, à lire quand on a le moral par contre, sinon vous risquez de verser quelques larmes.

(Bon, finalement, c’est un peu chiant de parler de bouquin, non ?)