Les billets.
Les jolis pieds de Florence, Riad Sattouf
// février 22nd, 2010 // 9 commentaires // bla bla bla (bla)
Je pense que mon mari nourrit une obsession secrète pour Riad Sattouf car à chaque fois qu’il fait un tour à la Fnac, il revient avec un de ses albums. Je ne m’en plains pas, j’adore ! La dernière fois, donc, c’était Les jolis pieds de Florence, premier tome des Pauvres aventures de Jérémie, qui date tout de même de 2003.
Je l’ai lu hier et j’ai été un peu perturbée par tout un tas d’éléments qui m’ont fait penser à ma vie : j’ai cru à un moment être sa muse secrète, qu’il avait embauché des gens pour me suivre au quotidien, puis je me suis rendue compte qu’en 2003 j’habitais encore dans le Nord et que tout n’était donc que pure coïcidence. Des drôles de coïncidence tout de même : le héros travaille dans une boite de jeux vidéo (comme moi). Boite de jeu qui travaille sur l’adaptation d’un blockbuster en jeu vidéo (un peu comme Ubi et Avatar). Le copain du héros, Jérémie, prend le RER pour se rendre à Gentilly (où j’ai vécu pendant deux ans), pour voir sa petite copine qui fait une école de théâtre (comme mon ancienne coloc à Gentilly, justement). Bref, ça m’a fait sourire mais Riad, si tu me lis, je sais que tout ceci n’est pas innocent, mais je suis une femme mariée maintenant.
Bon, j’arrête mes conneries, et je vous parle de ma lecture. C’était une chouette BD, comme je les aime. Des tranches de vie, des jeunes qui galèrent en amour, des histoires ratées, de l’humour… Quelques situations rocambolesques aussi, ce qui n’a pas été pour me déplaire, avec l’intervention d’un marabout qui révèlera à Jérémie les secrets de la jouissance féminine. On retrouve aussi l’obsession de Riad Sattouf pour les pieds, la même que dans son film Les beaux gosses (que j’ai enfin vu et que j’ai bien aimé). Ça m’a fait penser à Haruki Murakami et à sa fascination pour les oreilles…
Je ne lui mettrais pas non plus une note optimale, car ça reste une BD sans grande prétention, et que je ne pense pas qu’elle me marquera très longtemps. Un bon album quand on veut se détendre et ne pas se prendre la tête ! Riad Sattouf se place malgré tout tout doucement dans les auteurs dont je possède le plus de BD, un bon signe.

Jouer à la poupée
// février 20th, 2010 // 24 commentaires // bla bla bla (bla)
Cet après-midi j’ai joué à la poupée avec moi-même, en m’habillant, me rhabillant, me déshabillant pour mieux me re-rhabiller… Le tout sous l’œil amusé de mon appareil photo (qui s’en fout en fait mais j’aime imaginer que c’est mon ami).
Gilet Monoprix – Haut Les Petites – Short Rip Curl – Collants Dim – Pas de danse Juliette
Sous-pull et short Mim – Collants Dim – Bottines André
Deux tenues qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, je pense que la première me ressemble plus, mais que la deuxième est pas mal si je veux assoir ma réputation de working girl au bureau. Et puis ma sœur voulait que je teste ce short avec des collants noirs, vu que la dernière fois je le portais avec des collants violets. C’est donc chose faite ! Le petit gilet Monoprix me plait décidément pas mal dans le genre mamie rigolote mais féminine. Et mes bottines André ont l’air de plaire à Gaëtan, même si je pense que ça l’étonne que je porte ce genre de chaussures : on s’était donné rendez-vous tout à l’heure, comme deux amoureux transis (bon ok, devant le supermarché) et quand je suis arrivée, il a fait semblant de ne pas me reconnaître. Oh oh oh, ça me plait, cette idée d’être une femme nouvelle.
C’est pas tout ça mais jouer à la poupée, c’est bien, diner avec son mari c’est mieux : j’y fonce ! Des bises les amis !
Virée shopping du vendredi
// février 19th, 2010 // 13 commentaires // bla bla bla (bla)
J’ai passé une semaine fatigante au bureau, j’en avais ras la casquette. Du coup, ce soir, en sortant à 17h pétantes (youpi), j’avais envie de décompresser et de me faire plaisir, mais j’avais aussi une grosse flemme d’aller dans Paris pour faire les magasins. Je me suis donc dit que j’allais faire un tour dans une boutique de Saint Mandé, devant laquelle je passe de temps en temps et qui a une vitrine intéressante. Ah ah, déception, l’intérieur était tout pourri :/ Je n’ai pas demandé mon reste, j’ai filé au bout de 3 minutes.
J’ai décidé de me rabattre sur le Monoprix, pas très loin, en me disant que parfois, il y avait des choses intéressantes et qu’au pire, je repartirai avec des collants de couleur. Et je suis super contente, j’ai trouvé deux petits gilets que j’aime beaucoup. A 35 euros le gilet, en plus, je ne culpabilise même pas, moi qui avais super envie de craquer pour un pull des petits hauts, dont un seul exemplaire coûte plus de 100 euros. Je suis dans ma phase « je fais des bonnes affaires et j’aime ça », donc non, je ne suis pas radine (ou si peu), j’en ai juste marre de dépenser trop de sous pour des choses de qualité moyenne ou dont je me lasse trop vite (prout).
Bon, là les mecs, autant vous dire qu’avec ces deux achats, j’étais lancée, chaude comme une patate au four, et que je n’avais pas envie de m’arrêter là dans le chauffage de CB. J’ai sauté dans le métro et j’ai filé Place d’Italie. Je voulais faire un tour chez Zara en fait et je sais que celui de Place d’Italie a l’avantage de ne jamais être trop blindé de monde. Même si le centre commercial n’est pas génial, on y trouve aussi un Princesse tam.tam, un Printemps et un Minelli, juste au cas où… (hum hum). Et pour la petite histoire, j’ai travaillé pendant 6 mois dans ce quartier, quand je suis arrivée à Paris. Du coup j’en garde un très bon souvenir, car c’est lié à mon indépendance, à mes premières rencontres parisiennes et à un stage que j’avais adoré. Ça m’a fait tout drôle de repasser là, je me suis sentie 4 ans plus jeune, et j’ai ressenti la même excitation que celle que je ressentais à l’époque, dès que je faisais quelque chose de « parisien » (prendre le métro, arpenter les rues, la grande vie quoi :).
Finalement, bredouille chez Zara : je n’ai regardé que les chaussures, j’ai vu de jolies paires, mais le 36 était toujours trop grand pour moi (je pense que je rétrécis du pied, c’est fou ça). Donc j’ai atterri chez André, et j’ai trouvé mon bonheur (huhuhuhu) : des bottines qui ressemblent aux Maje sur lesquelles j’avais craqué, mais pour la moitié du prix.
Après j’ai quand même décidé de rentrer parce qu’on n’était que vendredi et que j’avais déjà bien dépensé. Gardons-en un peu sous le coude pour le week-end, on ne sait jamais… En tous cas, le stress de la semaine était oublié !
Il fait un peu sombre pour des photos et en plus je suis déjà en pyjama, donc il faudra attendre demain :)
Les conséquences des JO sur ma vie quotidienne
// février 18th, 2010 // 15 commentaires // bla bla bla (bla)
Depuis que les Jeux Olympiques ont commencé, ma vie a pris une tournure assez particulière. Je rentre du bureau le soir et j’allume la télé, sans me poser de questions. C’est une sorte d’automatisme, je fais ça semi-consciemment, comme un petit robot.
(j’avais rien de fun en sport d’hiver)
Je fais ensuite les trucs habituels du type : me laver les mains, faire pipi, me goinfrer de pain avant le dîner, puis je m’assois dans le canapé. Et… je ne bouge plus jusqu’à des heures pas possibles, me passionnant pour des disciplines obscures auxquelles je ne comprends rien. Je me moque des commentateurs de France Télévisions parce que parfois, j’ai bien l’impression qu’eux non plus ne comprennent pas grand chose.
J’exagère un peu : une fois posée dans le canapé, je bouge une fois (mais pas plus), pour me préparer à dîner. Si possible des choses qui ne nécessitent aucune préparation. Après les pizzas puis les galettes surgelées, j’ai même osé les flageolets au micro-ondes. C’était bon.
Je sens quand même que je vieillis car j’ai des palpitations. Mais ça n’arrive seulement que quand il y a des Français à la télé, c’est un phénomène un peu étrange.
Comme je ne suis pas non plus une passionnée de curling ou des reportages sur la mère de Brian Joubert, je m’occupe sur l’ordi en même temps. Je vous conseille donc mon nouveau hobby du soir (et du midi) : Desktop Defender sur Facebook. Ce jeu m’a convaincue de désinstaller Farmville (vous ne rêvez pas, je l’ai fait)(I did it!) et a fait que je n’ai pas ouvert Treasure Madness depuis trois jours.
Voila, j’ai presque hâte que les JO se terminent, ma vie est un exemple de décadence. Je veux retrouver une alimentation normale, je veux parler à mon mari, je veux pouvoir aller faire pipi dans la soirée, et surtout, je veux dormir !
Trouver une citation sur le voyage, trouver une citation sur le voyage, trouver…
// février 17th, 2010 // 21 commentaires // bla bla bla (bla)
Je cherche un titre depuis une demie-heure pour cet article, j’ai même écumé le site Evene pour trouver une citation, c’est dire mon niveau de désespoir, mais je n’ai rien trouvé. Car rien ne peut vraiment exprimer l’envie et le besoin que je ressens de voyager. Je ne remercie d’ailleurs pas Kriss, qui rentre à peine du Laos et qui nous fait pleurer de jalousie devant ses photos.
Je ne pensais pas prendre goût au voyage. J’ai toujours été une grande casanière, et mes parents nous emmenaient en vacances en France, à la montagne (l’été) ou à la mer (l’été). Rien d’extrêmement exotique (même si je continue à partir avec eux parce que j’adore nos vacances en famille), et je trouvais toujours incroyable quand une copine me disait qu’elle partait aux Etats-Unis ! Wah, le truc extrême :) Ma plus grande aventure, c’était d’avoir passé deux semaines en Pologne quand j’étais en 1ère. 24 heures de bus, avec un chauffeur qui faisait marche arrière sur l’autoroute, la folie totale. Je ne m’imaginais donc pas en grande baroudeuse.
Et puis j’ai rencontré un certain Gaëtan qui m’a emmenée en Suède. C’était déjà pas mal du tout, gros coup de cœur pour Stockholm. Mais le déclic a eu lieu en septembre, avec, pour ceux qui ont suivi, nos trois semaines à arpenter l’ouest des États-Unis.
Ces trois semaines ont été les plus belles de ma vie. C’était incroyable, je ne m’en remets pas, la preuve je radote encore six mois plus tard. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que pendant ce voyage. Un sentiment incroyable de liberté que je ne peux pas décrire, c’était magique, ça dépasse tout ce qu’on peut imaginer. L’impression que tout est possible, qu’on est seul au monde, que rien ne peut nous arrêter. D’ailleurs, en reprenant les photos, je pense qu’elles parlent d’elles-mêmes : on a partout les bras levés, comme si tout était trop immense pour nous, comme si on était submergé par ces émotions incroyables.
Je pense que c’est ce sentiment que je cherche à revivre, encore et encore. Ce sentiment qui me manque aujourd’hui plus que tout, qui me poursuit chaque jour, que j’ai peur de ne plus jamais ressentir. Je donnerais n’importe quoi pour que ça recommence. Difficile d’imaginer qu’un pays puisse être à la hauteur des paysages qu’on a découverts, mais en voyant des billets comme celui de Kriss, je me dis que la beauté est vraiment partout dans ce monde, et qu’elle n’attend plus que nous.
Pour le moment, j’attends, je guette, tapie dans l’ombre, le moment où je pourrai partir loin, et longtemps. Parce que me donner tout ça à vivre pendant 3 semaines pour me le reprendre après, c’était vraiment trop cruel.














