La gourmandise est un vilain défaut… qui fait du bien !
// août 5th, 2009 // 16 commentaires » // Miam, bla bla bla (bla)
Je n’ai jamais été très gourmande. La faute à une fucking phobie qui m’a gâchée la vie pendant des années. Quand on a peur de vomir, on évite de manger trop. Trop sucré, trop gras, trop tout court. On n’aime pas le restaurant et les plats atypiques. On mange ce qu’on connait, on prépare tout soi-même pour minimiser les risques. On laisse de côté sa gourmandise car on sait que le moindre écart signifie plusieurs heures d’angoisses, une nuit sans sommeil, et encore un peu trop de médicaments dans l’estomac.

Heureusement, parfois on se dit que ça ne peut plus durer. Alors on trouve un psy. Un psy un peu nul, qui vous fait payer 65 euros la séance de 10 mn. Mais un psy qui vous donne des médicaments. Des médicaments qui endorment vos angoisses. A ce moment là, on apprend à apprivoiser la nourriture. On se fait des sushis en se disant que si le poissonnier vous dit que ses produits sont frais, on peut lui faire confiance. On suit ses amis au restaurant : même si on ne prend qu’une salade, c’est déjà une victoire. Et un peu à la fois, on ose. On tente des choses. On y prend goût.
Le problème, en ce moment, c’est que la gourmandise est devenue ma seconde nature :) Hop, un petit magnum en dessert. Allez, j’ai marché ce matin : j’ai bien droit à un Coca pour le goûter. Il reste des bonbons ? Les fesses s’arrondissent, et celui qui nous trouvait trop maigre il y a quelques mois de cela se contente d’un silence poli quand on lui demande si on a grossi. On réfléchit trois secondes, on se dit qu’on devrait faire attention. Puis on hausse les épaules, et on se dit qu’on s’en fiche. On reprend un morceau de chocolat et on sourit.













