Billets comportant le tag ‘littérature’

J’aime la littérature japonaise

// October 17th, 2007 // 5 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

C’est écrit sur mon CV, je suis une inconditionnelle de Haruki Murakami, j’ai été bouleversée par Le Brocart de Teru Miyamoto, et Ecstasy attend depuis quelques mois sur mes étagères que je trouve un moment pour le dévorer.

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J’aime la poésie qui se dégage de ces textes, j’aime les paysages, les coutumes, les passions refrénées que vivent les personnages. C’est fin, c’est douloureux. Bref, j’adore.

En revanche, malgré 6 mois passés à travailler chez Kurokawa, j’ai toujours eu un peu de mal avec les manga. C’était sans compter la détermination de Grégoire Hellot, directeur de collection de la maison, qui m’a mis entre les mains les trois tomes de densha otoko, l’homme du train. Et quand on me fait un cadeau, j’en parle (message subliminal à destination des marques de cosmétiques / vêtements / téléphones portables : je suis une vendue).

Je me suis donc résolue à lire un manga. D’autant plus que le drip les a immédiatement dévorés, s’esclaffant toutes les 3 pages. J’aurais dû savoir que je devais me méfier des goûts d’un Tecktogeek.

Bin oui, densha otoko, c’est l’apologie des foroums (ça c’est pour les coutumes), sur lesquels le héros, “chétif et puceau” (passion refrénée ?), vient chercher des conseils pour séduire une fille. Je l’avoue, je n’ai pas tout compris. Lurker, thread, noob, taggle : j’ai beau me revendiquer geekette, j’ai eu un peu de mal.

manga

Malgré tout, je suis assez contente d’être allée jusqu’au bout et je vais essayer de lire le deuxième tome prochainement. Le manque de confiance du héros et sa volonté farouche de se dépasser m’ont touchée et m’ont rappelé les affres de l’adolescence (même si le héros a 23 ans…).

Entre les murs : j’abandonne

// October 15th, 2007 // 5 commentaires » // Petit rat de bibliothèque

Ca n’est pas dans mes habitudes d’abandonner un livre avant la fin. Même si je dois le traîner pendant trois mois dans mon sac, même s’il m’empêche de commencer un autre bouquin, même s’il me pèse, … je ne laisse *JAMAIS* tomber. Même que là, en tapant mon billet, je culpabilise et je me dis que je vais peut-être donner une dernière chance à François Bégaudeau.

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Mais quand même ! Qu’ “Entre les murs” ait reçu le prix France Culture-Télérama 2006, ça me laisse perplexe. A moins qu’il n’y ait une sorte de message là-dedans, un peu comme quand on donne la Palme d’Or à Michael Moore : c’est moins bien qu’un vrai beau grand film mais on salue le message d’amour / de paix / etc.

Ici c’est pareil, c’est moins bien qu’un vrai beau grand livre mais ça parle des banlieues, des difficultés à être prof, blablabla (bla). Si c’était le but, j’aurais plutôt choisi L’école de la dernière chance, de ma copine Cypora (peu de gens le savent, mais avant d’être un livre, c’était un blog).

Comme pour L’élégance du hérisson, je vous fais part d’un petit extrait (pages 86-87) du roman incriminé, pour que vous vous fassiez votre opinion :

“- J’apprends que tu vas te plaindre de moi au CPE, bravo, merci pour tout.
Elle a bégayé fautif.
- Eh ben oui quoi ?
- Tu pouvais pas venir t’expliquer directement avec moi ?
- C’est parce que vous nous avez insultées de pétasses.
- D’abord je vous ai pas insultées de pétasses comme tu dis, et ensuite la moindre des choses c’est d’abord de venir me voir pour qu’on s’explique.
- Nous quand les profs ils se plaignent ils vont voir le CPE, j’vois pas pourquoi on irait pas l’voir quand vous faites des choses pas bien.
- Eh ben non, c’est pas si logique comme raisonnement. Ca marche pas forcément dans les deux sens, figure-toi.
J’avais très nettement haussé le ton. Un groupe s’est formé autour de nous, où figurait Soumaya qui laissait Sandra essuyer seule mes tirs.
- C’est normal que nous aussi on fait ça quand on est pas contents, sinon c’est trop facile.
- Et qu’est-ce que t’en attendais ?
- Quoi ?
- En allant voir le CPE, vous attendiez quoi ? Qu’il me punisse ?
- Non. J’sais pas.
- Vous attendiez quoi ?
- Rien, c’était pour le dire c’est tout.
- Vous attendiez qu’il me punisse ?”

Quasiment tout le livre est comme ça, et les dialogues à répétition ainsi que la pseudo-caricature du parler des jeunes de banlieue, ça va deux minutes, mais pendant 290 pages, c’est trop pour moi. Donc je pense que je peux officiellement vous annoncer que, pour la première fois ou presque de ma vie, je remets un livre dans ma bibliothèque sans l’avoir lu en entier…

Prochaine étape : Cendrillon !

cendrillon
 

Le mystère littéraire > ma prochaine lecture

// September 11th, 2007 // 1 commentaire // Petit rat de bibliothèque

Avec mes anciennes collègues de chez Gallimard, une question lancinante revenait chaque semaine, à l’annonce des meilleures ventes de livres : comment L’élégance du hérisson pouvait-il être, des mois après sa parution, en tête des meilleures ventes de livres ? Je réitère ici ma question, alors que les ouvrages de la rentrée littéraire ont fait leur apparition sur les étals des libraires : quelqu’un peut-il m’expliquer ceci ? :

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Où sont passés Amélie Nothomb, Eric Reinhardt et Olivier Adam ?
Je l’avoue : le classement Livres Hebdo de la semaine dernière indique qu’Amélie est passée en deuxième position, et que Muriel est quatrième. Mais l’intérêt de cette problématique excuse ma mauvaise foi évidente (non ?). Je rappelle tout de même que le livre dont nous parlons est sorti en août 2006.

Pour tenter de percer ce mystère, ma prochaine lecture sera donc cette fameuse Elégance du hérisson. Nous verrons alors si l’incroyable bouche à oreille dont elle a bénéficié en valait la peine ou non.

Pour info, je termine actuellement mon mémoire, il se peut que je prenne du retard dans ma lecture. Mais compte tenu du rythme des réimpressions, je pense que j’ai un peu de temps devant moi, avant que la bête ne sorte du top des ventes.