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Journal de cancer du sein #1 – grosseur, diagnostic et annonces au pluriel

Préambule : avant de démarrer ce récit, il me semblait important de préciser que l’histoire se termine bien pour moi puisque je suis aujourd’hui en rémission totale (je serai considérée comme guérie dans 5 ans si je ne fais pas de récidive). Je vous en parlerai dans le Journal #2. L’expérience que je vais partager est la mienne, elle n’est pas universelle et n’a pas vocation à servir d’exemple. Je fais partie des chanceuses mais je n’oublie pas que, chaque année dans le monde,  + de 600 000 femmes meurent d’un cancer du sein.

À l’heure où sonne la rentrée, je reçois de nombreux mails professionnels me demandant si j’ai passé un bel été. Je ne sais pas quoi répondre. Si j’étais honnête, je dirais sans doute ceci : “J’ai eu un cancer donc ça a été plutôt nul comme été. Et toi, ça va ?”. Mais, soyons réaliste, ce n’est pas vraiment ce qu’un contact de boulot attend comme réponse à une simple question rhétorique.

Assez rapidement à l’annonce de ma maladie, je savais que j’aurais envie de vous en parler. D’écrire pour ne pas oublier. Il m’a fallu toutefois attendre d’être guérie pour oser le faire. En attendant, j’ai consigné des notes dans mon téléphone – mes impressions, mes réflexions, tout ce qui s’est joué dans ma tête et dans mon corps pendant les deux courts mois qui se sont écoulés entre l’annonce de ma maladie et celle de ma guérison. Je vous les livre ici, pour exorciser sans doute. Pour aider je l’espère celles qui, peut-être, un jour, passeront par là elles aussi. Pour pousser celles qui ont un doute à ne pas faire l’autruche, à ne pas se dire que ça n’arrive qu’aux autres, qu’aux femmes de plus de 50 ou 60 ans.

Enfin, si vous me lisez et que vous traversez ça en ce moment, je vous envoie toutes mes pensées et mon soutien.

Fin 2018, ou début 2019, peut-être. J’ai 34 ans. Je sens une grosseur dans mon sein droit. J’ai pris l’habitude de les palper plusieurs fois par jour, non par crainte d’une maladie, mais parce que j’allaite mon fils et que ça me permet de savoir quel sein je lui ai proposé en dernier, pour alterner. C’est un peu douloureux, à peine gênant, mais assez gros. Je mets ça sur le compte de l’allaitement.

Les semaines passent, la grosseur est toujours là. Elle ne semble pas évoluer en cours de journée, au rythme des tétées. Je ne m’inquiète pas outre mesure, je suis trop jeune pour que ça soit grave. Et j’ai d’autres choses en tête : un fils qui ne fait pas ses nuits ; les débuts de son adaptation chez la nounou ; quelques projets de boulot qui reprennent. Je suis fatiguée et n’ai pas vraiment le temps de me soucier de ma santé.

Pourtant, tout au fond de moi, la peur du cancer du sein existe. Je suis sur Instagram une jeune femme qui en a souffert et s’en est sortie. J’ai lu avec intérêt les articles de Géraldine Dormoy qui racontait la façon dont elle avait vécu sa maladie. Et puis il y a J., décédée à 36 ans, si rapidement après la découverte de sa maladie. Sa mort me hante depuis des mois, elle qui avait eu un bébé peu de temps auparavant. Je n’ai pas envie qu’il m’arrive la même chose. Début mai, je décide de consulter une sage-femme.

C’est la première fois que je consulte Véronique S. – je l’ai choisie car je peux m’y rendre à pied depuis chez moi, et que les avis sur Internet sont bons. Elle crée mon dossier, et me félicite pour mon allaitement long. Je me sens en confiance, ce n’est pas si facile de trouver des professionnels de santé qui tiennent ce discours. Elle m’ausculte, et me dit qu’elle n’est pas inquiète : mon sein est sans doute dense, ça arrive. La grosseur est peut-être liée à l’allaitement. Rien qui nécessite que je m’angoisse.

“Je vous prescris une échographie du sein quand même. Avec tout ce qu’on voit aujourd’hui, il vaut mieux être prudent…”.

Elle me conseille un centre d’imagerie spécialisée au Perreux-sur-Marne – je prends rendez-vous, le prochain créneau est le 20 juin. Comme ce n’est pas pressé, j’accepte cette date plutôt lointaine.

Jeudi 20 juin, je marche jusqu’au centre d’imagerie. Le trajet n’est pas très agréable – 25 minutes pendant lesquelles je longe de grosses artères, je passe au-dessus de l’autoroute. Je me retrouve même nez-à-nez avec un pigeon en train de faire caca… Je me dis en rigolant que si j’étais superstitieuse, j’aurais pris ça pour un mauvais augure. 

La salle d’attente est remplie de femmes, il flotte une certaine tension dans l’air surchauffé. De mon côté, je suis là pour un contrôle de routine, je ne suis pas stressée. Pour elles, toutes plus âgées que moi, le risque est un peu plus important – je comprends leur inquiétude même si je ne me sens pas concernée.

Une patiente arrive, elle a rendez-vous pour une “macro” : je me demande ce que c’est. Puis j’enfile mes écouteurs et regarde une série sur mon téléphone pour patienter.

C’est à mon tour. Je me déshabille et l’échographie démarre. Le médecin me pose quelques questions et observe longuement mon sein droit sur l’écran. Puis, il passe au sein gauche, un peu plus rapidement, avant de revenir sur le sein droit, où se trouve ma grosseur.

– “On voit des calcifications, mais l’échographie n’est pas assez précise pour cela, il va falloir faire une mammographie”

– “Ah, ok… Je dois reprendre rendez-vous ou…”

– “Non, passez à côté, on va la faire tout de suite”.

Je passe dans la salle annexe et une manipulatrice me rejoint. Elle est jeune et allaite également sa fille, un peu plus âgée que mon fils. Elle m’explique que les micro-calcifications peuvent être totalement bénignes : elle-même en a dans les deux seins sans qu’elle n’ait aucune maladie. Il faut juste s’en assurer.

Je passe donc ma première mammographie, avec une certaine curiosité. On m’avait dit que ça pouvait être douloureux mais la manipulatrice est sympathique, douce et sûre d’elle, je lui fais totalement confiance et ne ressens absolument rien.

Les clichés terminés, elle m’invite à patienter en salle d’attente.

De longues minutes plus tard, le médecin me fait appeler dans une petite salle. Il est assis et regarde mes clichés. Il n’y a pas de chaise pour moi, je me place donc à côté de lui, debout, pendant qu’il me montre les images.

Dans mon sein droit se trouve une zone de micro-calcifications d’environ 6 centimètres. Elles sont toutes concentrées au même endroit. Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Il m’informe que l’image est suspecte et qu’il va donc falloir faire une macro-biopsie pour analyser tout ça. Je me rappelle de la dame dans la salle d’attente, je comprends enfin le sens du mot macro.

Je lui demande ce que ça peut être, si ça peut être totalement bénin ou si c’est mauvais signe. Il me répond que ses yeux ne peuvent pas remplacer un microscope, que seule une biopsie pourra répondre à cette question. Il reste évasif, son regard est fuyant : je devine qu’il n’est pas très optimiste. Je sens un vide en moi, j’aimerais être assise. J’essaie de creuser, j’aimerais qu’il ait un mot rassurant, mais, déjà, il m’invite à me rendre à l’accueil pour prendre rendez-vous pour la biopsie. J’ai peur. Le manque de clarté de sa réponse est déjà une réponse.

Dans son podcast Im/patiente, Maëlle Sigonneau parle des annonces de la maladie. Au pluriel. Il n’y a pas une annonce, mais des annonces. Le 20 juin, dans cette petite salle du centre d’imagerie du Perreux-sur-Marne, j’ai connu ma première annonce de cancer. Au fond de moi, je sais.

Lundi 24 juin, je retourne au Perreux-sur-Marne pour ma macrobiopsie – je suis accompagnée de Gaëtan car je n’ai pas envie de rentrer seule après l’intervention.

Entre temps, je me suis renseignée sur ce que c’était. Une aiguille de plusieurs millimètres de diamètre est insérée dans le sein et vient retirer une partie de la lésion pour qu’elle puisse être analysée en laboratoire. L’examen est guidé par mammographie (dans mon cas) ou par échographie, afin que le médecin puisse prélever au bon endroit. Ensuite, un clip en titane est inséré dans le sein – il servira de repère au chirurgien en cas d’opération future.

Je retrouve la manipulatrice de la mammographie, accompagnée d’une radiologue, tout aussi sympathique. Elles m’expliquent que la lésion étant très étendue, elles feront deux macro-biopsies, une à chaque extrémité de la zone. L’intervention durera environ 1 heure.

J’enlève mes lunettes, me déshabille, et m’allonge sur le côté. Elles m’invitent à fermer les yeux pour ne pas voir l’aiguille.

L’anesthésie locale commence : une dizaine de petites piqures dans le sein, pour endormir la zone. C’est la phase la plus douloureuse. Puis, la radiologue démarre la procédure – elle m’explique chacun de ses gestes avec une grande douceur et je lui en suis reconnaissante. L’aiguille s’enfonce et vient se positionner avec un bruit de claquement. Elle fait plusieurs prélèvements – je les entends dire calmement que je saigne, je commence à me sentir mal. Elle termine rapidement, et me propose de pratiquer la deuxième macrobiopsie à une date ultérieure si je n’en ai pas la force aujourd’hui. Mais je ne veux pas attendre et, après cinq minutes de pause, on recommence. La deuxième se passe mieux, je sais maintenant à quoi m’attendre.

A la fin de l’intervention, je pose une question, que je pense anodine, à la manipulatrice. Si mon prélèvement s’avère bénin, est-ce que je vais garder ces clips en titane dans le sein toute ma vie ? Elle hésite. Elle me répond, en butant sur le mot “si” : “Si c’est bénin… oui. Mais vous savez, aujourd’hui, ça se soigne bien, parfois une chirurgie suffit.”.

C’est ma deuxième annonce.

Commence maintenant l’attente. Les résultats de la biopsie sont disponibles au bout de 8 à 10 jours – c’est votre médecin qui les reçoit et vous annonce la nouvelle.

Cette attente est difficile. Un laps de temps pendant lequel je m’imagine tous les scénarios. Je n’ai rien. J’ai un cancer. C’est peut-être un kyste ? Je ne verrai pas mon fils grandir. C’est bénin. Et si j’avais des métastases ? Si j’avais trop attendu ?

Je suis obligée d’annuler un shooting photo, prévu le lendemain de la biopsie. Je n’ai pas le droit de porter du matériel trop lourd pendant quelques jours. C’est le premier projet professionnel que je sacrifie en raison de la maladie.

Le dimanche, on rejoint les parents de Gaëtan en Normandie, pour quelques jours de vacances. C’était prévu depuis longtemps et je me dis que ça me changera les idées.

Lundi 1er juillet, 14h32. J’ai un message répondeur de ma généraliste. Elle a reçu mes résultats et propose de me voir en rendez-vous dans l’après-midi. Je suis sur le parking d’une boutique de caramels à Isigny-sur-Mer. Je la rappelle, n’arrive pas à la joindre, et c’est finalement à 15h02 qu’elle décroche.

Exceptionnellement, elle accepte de me donner les résultats par téléphone – je rentrerai le lendemain pour la voir.

-Vous avez un carcinome canalaire in situ. Ce qu’il va se passer, c’est que…

-Pardon, je ne sais pas ce que c’est. C’est… un cancer ?

-Oui. Mais ne vous en faites pas, in situ signifie que le cancer n’a pas migré, il est à un stade très peu avancé et les pronostics sont bons. On se voit demain, je vous expliquerai la suite des événements.

C’est ma troisième annonce – officielle cette fois-ci. J’ai un cancer.

Journal de cancer du sein #1 – grosseur, diagnostic et annonces au pluriel
63 commentaires

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  • J’ai les larmes aux yeux. Je suis mon petit kyste année après année, la moindre douleur inhabituelle devient terroriste. Et chaque échographie me voit me projeter, là, pas là, là mais amenuisée etc… Tes mots résonnent fort d’une part par le sujet abordé. D’autre part parce que tu écris si bien. Photographe comme toi, je ressens fort ce que tu as écrit. Te dire que je t’admire n’a pas de sens, car quand le chemin est là il faut le prendre, on ne fait pas marche arrière, mais merci de l’avoir écrit et partagé pour toutes, celles qui ont traversé et celles qui n’ont pas et qui ont peur quand même. Pas toujours, pas tout le temps, mais là, ici, de temps en temps, parce que … A tres vite j’espère <3

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    • Merci pour tes mots Marine. Effectivement, tu le dis très bien, je n’ai pas de mérite : je n’avais pas d’autre choix, j’ai suivi le chemin…

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  • Merci pour tes mots, Juliette. Je suis heureuse que tu sois guérie, je t’envoie encore plein de pensées. Je viens d’une famille pleine de cancers gynécologiques, alors j’y pense assez souvent. J’espère que ta journée est belle <3

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  • Chère Juliette,

    Quel courage de nous raconter cette épreuve avec tes mots si sincères ! Je ne peux que ressentir ton effroi lors de ces multiples annonces. J’ai vécu ça avec ma mère qui a un cancer du sein et je me souviens du temps qui se fige à chaque “annonce”, de cette envie de ne pas y croire mais aussi au fond de savoir qu’il s’agit bien de ça. Aujourd’hui elle va mieux. Je suis ravie de savoir que toi aussi. Merci pour ton témoignage si important. L’écrire est un acte fort et digne. Tes mots touchent et résonnent loin. Encore merci !

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  • T’es une putain de badass Juju <3 Moi aussi le décès de J. me travaille depuis qu'on l'a appris. Content de te savoir quasiment guérie et hâte de te retrouve dans quelques semaines :) T'es une warrior, Colette serait fière <3

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  • Bravo pour ton récit, c’est très courageux et très touchant !
    Mais je peux témoigner que tu as géré, que vous avez géré, cet épisode d’une manière formidable et réaliste, même si je me doute que dans l’intimité cela n’a pas dû être du tout évident. Chapeau !

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  • bonjour, j’ai envie de vous dire: si vous avez suffisamment de recul aujourd’hui ( je ne sais pas!), au fond, avez vous une explication à cette maladie qui vous ait tombée dessus en trois fois! médicalement, vous a t-on expliqué ce qui avait provoqué ce mal? on dit que c’est multifactoriel…..mais , même si chaque cas est unique, avez vous songé que l’allaitement et ses contraintes, le don de soi en tant que mère et le souci permanent de transmettre a l’enfant ce qui est meilleur pour sa santé, vous a fait oublier votre propre santé? je me permets , vous pouvez très bien ne pas répondre si c’est trop personnel! votre mère s’est occupée de vous à ce point quand vous étiez bébé? votre récit montre bien vos doutes pré- existants, le processus d’attente d’un examen a l’autre ne faisant que finalement les conforter malheureusement, (je note que c’est vous qui avait interrogé votre médecin sur la nature de la maladie); oui, je pense aussi :quelle femme, quand on lui propose une mammo , n’est pas ” sur les dents” en attendant les résultats et pousse un grand ouf quand ça va, a la sortie! la confiance revient….enfin, c’est des moments pénibles , vous en avez vécus de pires, je vois! car ce n’est que le début : l’annonce !après ça a du être bien plus douloureux et compliqué.salut!

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    • Euh… t’es con ou t’es con ?!
      Aux dernières nouvelles, on n’a pas demandé votre avis ni votre jugement sur sa vision de la maternité et de l’allaitement. Des propos pareils, je vous invite plutôt à vous les garder et vous relire s’il vous arrive la même chose un de ces jours.
      Comme quoi, on dit toujours que ça ne touche jamais les bonnes personnes, et bien ça se confirme encore un peu plus aujourd’hui…

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    • Je m’apprêtais à commenter quand j’ai lu votre message, Céline. Et j’avoue, il m’a collé la nausée. Vraiment. Et je trouve ça odieux, votre message qui, déguisé sous un costume bienveillant (mal taillé, cela dit), essaie de culpabiliser. “avez vous songé que l’allaitement et ses contraintes, le don de soi en tant que mère et le souci permanent de transmettre a l’enfant ce qui est meilleur pour sa santé, vous a fait oublier votre propre santé?” Rhaaaaaaa… Et que dire de la suite ” votre mère s’est occupée de vous à ce point quand vous étiez bébé?”. Je pense personnellement que vous fréquentez trop la psychanalyse pour oser écrire un tel message ici. Et votre verbiage “je note que c’est vous qui avez interrogé votre médecin sur la nature de la maladie”… Et bien oui, nigaude (navrée, je fais le plus soft possible), lorsqu’on nous sert un vocabulaire médical, il est sain de demander plus d’explications. Quant à votre délectation à écrire ensuite “car ce n’est que le début : l’annonce ! après ça a du être bien plus douloureux et compliqué”, j’ai envie de vous dire d’aller bien vous faire cuire le cul… ou plutôt d’y aller tout en visionnant les documentaires de Sophie Robert qui n’auront pas échappé, je le sens, à votre sagacité. Bref, j’ai mal à ma sororité quand je lis un commentaire pareil.

      répondre

      • Céline, au fond vous avez une explication à votre malveillance ? Vous arrivez à bien vivre avec ? On dit que c’est multifactoriel… Même si chaque cas est unique, avez-vous songé à ce qui pu provoquer ce mal ? Je me permets, vous pouvez très bien ne pas répondre si c’est trop personnel ! Votre mère a-t-elle été si dure avec vous quand vous étiez bébé ? Votre message montre votre difficulté à éprouver de l’empathie et je note que vous n’avez aucun scrupules à en témoigner publiquement. Ah et j’y pense : quelle femme, quand elle lit le récit d’une autre qui a traversé une épreuve difficile, est suffisamment sur les dents pour prendre le temps d’écrire un commentaire comme le vôtre ? C’est pénible à lire pour tout le monde. Salut !

        répondre

        • ce n’était pas de la malveillance, j’avais juste des questions; je sais que des femmes ayant traversé cette épreuve passe par une thérapie et je lui ai demandé si elle s’est engagée dans un questionnement sur elle même, il y a des personnes qui n’en éprouvent pas le besoin, c’est tout!mais c’est trop intime et j’ai compris que mon discours n’avait pas la place sur son site, dorénavant, je ne suivrai plus son récit car ça me revoit a trop de choses concernant mon histoire de vie, mon enfance et le cancer d’une proche! voyez chacun a son lot dans la vie!

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  • Merci de partager tout ça avec nous. Je suis contente que tout aille bien pour toi maintenant ❤️

    répondre

  • Merci pour ton partage.

    répondre

  • Merci Juliette de nous faire partager ce que tu as vécu.
    C’est extrêmement bien écrit. Dans ce genre de situation on ne peut s’empêcher de se projeter, c’est dingue. J’ai accouché de mon petit garçon en juillet et je me dis que j’ai de la chance pour le moment tout va bien, tout le monde est en bonne santé. Mais et si ?
    Ça arrive finalement plus vite qu’on ne le croit.
    En tout cas, il faut un sacré courage pour affronter tout ça, pour faire face (même si sur le moment on en a pas l’impression).
    Je suis contente de te lire et de savoir que l’histoire se termine bien ! :)

    répondre

    • Merci Sarah,
      Je ne sais pas s’il faut du courage – on n’a pas vraiment le choix, ça nous tombe dessus et l’instinct de survie prend le relais ;)
      Profite bien de ton petit garçon !

      répondre

  • Ton récit me glace le sang Juliette…je te félicite pour ton combat. J’ai deux amis qui ont eu un cancer du sein également à la trentaine et sont toutes deux en rémission (guérison pour l’une d’entre elle puisque les 5 ans sont passés). Je me rappelle de ces étapes que mon amie m’a raconté également…je me souviens de son premier jour de chimio qu’elle avait décidé “d’arroser” ce soir d’été en terrasse et qui s’est terminé dans son lit parce qu’elle ne tenait pas et ne s’attendait pas à de tels effets ! Cette maladie est un fléau qui nécessite d’être bien entourée. Elles en sont sorties toutes les deux plus fortes et différentes avec un nouveau regard sur la vie et tous ses petits bonheurs qu’il faut savoir saisir au quotidien. 💪🏻🙏😘

    répondre

    • Merci pour ton témoignage ! J’ai eu la chance de ne pas passer par la case chimio, ça a été un vrai soulagement… Longue et belle vie à tes amies (et à toi bien sûr ^^) !

      répondre

  • Je ne voudrais pas que mon commentaire en réponse à un autre laisse comme seule trace de ma lecture un sentiment d’énervement. Car je suis heureuse que tu parviennes à écrire ici sur cette épreuve incroyable à tous points de vue. Merci de partager ce texte et bravo pour ta capacité à nous faire ressentir ton cheminement. Tu as un vrai don pour raconter… J’en suis très émue. Je t’embrasse.

    répondre

    • En tout cas merci d’avoir répondu à ce commentaire qui moi aussi m’a fait bondir!!!
      @Juliette : Premier commentaire par ici (je suis plus une habituée d’instagram ^^) mais j’ai moi aussi les larmes aux yeux à la fin de cet article si bien écrit. Merci de nous partager ça.

      répondre

      • Merci beaucoup d’avoir pris ma “défense”, ce commentaire m’a aussi laissé un goût amer en bouche et ça m’a vraiment fait chaud au coeur de te lire <3

        répondre

        • J’ai juste envie de mettre un cœur, je suis heureuse que tu aies pu lire mon commentaire et celui d’autres qui sont solidaires (avec une jolie plume d’ailleurs) !
          Je crois, à la réflexion, que cette personne est complétement à côté de ses pompes. Et c’est bien triste. Et ce qui est le pire, c’est certainement que sa recherche de “pourquoi la maladie” est devenue un prétexte pour tout voir avec des lunettes malsaines. Elle doit, en cela, bien être aidée par une personne dont l’objectif est avant tout de la culpabiliser, un charlatan donc. C’est terrible… Mais quel dommage qu’elle soit venue salir, probablement sans le vouloir, ton histoire : je le regrette beaucoup. Si elle pouvait lire ces lignes et se demander qui tient à la voir culpabiliser ainsi, et dans quel but ? Peut-être que son intervention lui serait au moins utile à elle.
          La bonne bise à tous les 3 et merci pour ton blog qui fait du bien, notamment grâce à ton authenticité !

          répondre

  • L’annonce de ton cancer sur IG cet été m’a tellement marquée… Je crois qu’il faut beaucoup de courage pour prendre la plume et déposer la chronologie, le récit et le ressenti de tout ce que l’ont traverse dans une telle période. Merci de nous le partager de manière si sincère et vivante. J’ai senti mon coeur battre plus fort et les larmes monter juste en te lisant, alors je n’ose imaginer l’intensité de ces émotions quand on vit la situation. J’ai hâte de lire la suite, car je sais que celle-ci se termine bien. Prends soin de toi! <3

    répondre

    • Merci Lucie ! Ça me semblait important d’écrire tout ça, pour moi mais aussi pour les gens que ça pourrait éventuellement aider un jour – en tous cas je l’espère. J’aimerais aussi vraiment que le cancer ne soit plus aussi tabou : on en parle beaucoup, avec octobre rose notamment, mais on n’aborde pas vraiment la réalité de la maladie. Je n’avais jamais vu de poitrine opérée par exemple, avant la mienne. On n’évoque pas vraiment les conséquences professionnelles de la maladie : les clients qui prennent la fuite. Bref, il y a du boulot !

      répondre

  • Merci et bravo pour votre partage d’expériences, d’émotions, de réflexions et de doute. À cela s’ajoute votre talent de rédactrice.
    Je reçois votre article comme un don.

    répondre

  • Comme d’autres lectrices, j’ai moi aussi les larmes aux yeux en lisant ton témoignage si personnel sur cette maladie. Elle me renvoie à beaucoup de choses vécues par des proches et cette vérité si terrible, que beaucoup de femmes ne s’en sortent pas. Ce n’est pas facile de mettre des mots sur une expérience, tu y parviens bien. Je voudrais te dire beaucoup de choses encore, que tes mots sont utiles, ton regard sur la maladie important, ton expérience, cette force que tu as en toi, ce partage.. Mais bêtement, je ne trouve pas les mots. Alors, je te suis reconnaissante de ce témoignage et contente que ta plume puisse encore et toujours s’exprimer.

    répondre

  • Ça fait 5 minutes que je suis devant mon écran et que je ne sais pas comment commencer mon commentaire. Déjà, peut-être que je devrais te dire que j’ai trouvé ton article très bien écrit – c’est con hein ? Mais le choix des mots, les phrases courtes, la ponctuation. J’avais l’impression de flotter dans tes souvenirs, c’est courageux d’en parler. Tu es courageuse, super courageuse ! Je termine ma lecture avec les larmes aux yeux, remplie d’admiration car j’imagine que se replonger dans ses souvenirs n’est pas forcément facile (ou disons, agréable) et soulagée que l’histoire se finisse bien.

    répondre

  • Merci et bravo pour ce beau texte.
    Bon courage pour traverser encore une étape de plus – partager et exorciser.

    répondre

  • Juliette,
    Comme tant d’autres lectrices de ton blog, tes mots me touchent,et me rappellent (tout comme ceux de Géraldine Dormoy) combien nos vies sont précieuses, et combien il est important de nous écouter, surtout quand tout va trop vite autour de nous.
    Je te souhaite tout le meilleur ainsi qu’à ton entourage qui t’a accompagné dans cette épreuve, et bravo pour cette force.

    répondre

    • Merci Claire ! Les mots de Géraldine m’ont tellement aidée à aborder la maladie différemment, je ne sais pas comment j’aurais géré si je n’avais pas lu ses articles quand elle les avait publiés.

      répondre

  • Ton article est poignant. On ne s’imagine pas toutes les etapes à traverser tant que l’on a pas vécu un cancer de près ou de loin. Je te souhaite un bon rétablissement et de profiter encore plus de chaque instant précieux. Merci pour ton témoignage ça n’a pas du être facile d’ouvrir cette page et d’y mettre des mots. ❤️

    répondre

    • Oui, le mot “cancer” regroupe tellement de réalités différentes, et est un gros arbre qui cache la forêt… J’ai découvert un monde que je ne soupçonnais pas. J’ai énormément appris pendant cette épreuve.

      répondre

  • Je te suis depuis quelques années Juliette et cet article m’a mis les larmes aux yeux. J’allaite moi aussi mon fils qui a maintenant 1 an et demi. A l’annonce du cancer dans ton post Instagram, la première chose que j’ai fait fut de prendre rdv avec mon médecin pour ne plus repousser ces examens que l’on ne prend jamais le temps de faire avec des vies bien remplies.
    Je t’envoie toutes mes pensées de bonheur et te souhaite le meilleur pour la suite !
    A bientôt, et au plaisir de te lire comme toujours <3
    Violaine.

    répondre

    • Merci Violaine, je suis ravie que tu aies pris le temps d’aller chez le médecin, on a tendance à tellement repousser ! Surtout quand on a un petit bout qui prend beaucoup de temps. Alors qu’ils ont besoin qu’on soit en pleine forme :)

      répondre

  • Texte poignant. Je viens de le terminer et je pleure dans le metro… tout le meilleur pour la suite

    répondre

  • Merci de partager ce journal Juliette, on pense tellement que ça n’arrive qu’aux autres… tes mots sont une vraie prise de conscience.

    répondre

    • Merci à toi Fanny. Et oui, je pense que c’est plus simple de se dire que ça n’arrive qu’aux autres – sinon on vivrait dans la peur permanente ^^ Mais sans devenir parano, c’est important de se faire suivre et de ne pas faire l’autruche, surtout, au moindre signe suspect.

      répondre

  • Chère Juliette,
    Merci pour ce témoignage tellement bien écrit et si touchant.
    Je suis contente de savoir que tu vas bien.
    Sarah

    répondre

  • Un témoignage bouleversant, raconté avec franchise et pudeur, tu as vraiment une très belle plume et j’ai hâte de lire la suite, d’autant que je connais l’issue heureuse :) Merci Juliette

    répondre

  • Vous êtes vraiment courageuse, je vous admire et vous envoie tout mon soutien.

    répondre

    • Merci Marlène ! Je n’ai pas vraiment de courage : quand ça nous touche, on n’a pas d’autre choix de toutes façons ;) Mais merci !!

      répondre

  • Juliette, j’aime toujours autant te lire, je trouve que c’est un sujet très important, trop souvent tabou car c’est un sujet qui effraie, pourtant c’est la vraie vie…
    J’apprécie également beaucoup ton témoignage car étant du côté soignant, il est parfois difficile de voir les choses du côté patient, même si c’est parfois volontaire pour se protéger de nos propres peurs et souvenirs, c’est important de se rendre compte de la place que l’on a dans l’historie des patients et que chaque mot à son importance, comme tu le soulignes si habillement dans cet article très joliment écrit.
    Je suis soulagée de savoir que tu es en rémission, et te souhaites beaucoup de bonheur.

    répondre

    • Merci Mazarine ! J’imagine que vous avez besoin de vous blinder un peu – j’ai un respect infini pour l’équipe qui m’a soignée, pour les infirmières qui se sont occupées de moi pendant mon court séjour à l’hôpital. Je n’aurais pas le courage de faire votre métier.

      répondre

  • Bravo d’avoir eu le courage d’écrire cet article Juliette. Je te souhaite, outre la rémission, la guérison totale ! Belle vie à toi et tes proches !

    répondre

  • Des coeurs partout partout ! Pour ton récit, ton parcours, ton courage, ton entourage et la dolce vita là maintenant tout de suite et à venir :)

    répondre

  • C’est avec les larmes aux yeux que je termine la lecture de ton post.
    Je suis heureuse de savoir que tu es guérie :-)
    J’ai eu un petit stress cet été après une autopalpation mais finalement ce n’était rien.
    Je t’embrasse.

    répondre

  • Bonjour Juliette,
    C’est une boule dans la gorge et les larmes aux yeux que j’ai lu ton premier récit. Je suis très heureuse de savoir que tu es guérie et très admirative de voir la force dont tu fais preuve. Bien sûr, j’ai une pensée pour Louison et Gaëtan.
    A bientôt

    répondre

  • J’en ai froid partout, le corps couvert de frissons de lire ton article… :(
    L’issue est belle mais j’imagine les tracas, les peurs, les doutes, la colère peut-être ?
    C’est important de partager, merci….

    répondre

  • C’est nul. Ras-le-bol d’apprendre que tout le monde a un cancer. Heureusement pour toi, ça a été (je ne commente jamais mais te suis depuis longtemps ;-))

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  • J’ai les larmes aux yeux de te lire. Ces trois annonces, qu’elles sont rudes …

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  • C’est bête, je ne sais pas bien quoi dire ici, si ce n’est que je suis heureuse que tu t’en sois sortie, mais ça contraste aussi avec cet article qui n’a pas dû être agréable a écrire (et qui est très bien écrit par ailleurs je trouve). Bravo pour ton courage, et plein de bisous <3

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