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J’ai testé pour vous le Who’s Next

// septembre 6th, 2010 // 7 commentaires // Ma vie

Le Who’s Next est un gigantesque salon de prêt à porter, qui se déroule du 4 au 7 septembre, Porte de Versailles à Paris. J’en avais entendu parler sur plusieurs blogs, lors de l’édition précédente, en janvier 2010, et j’avais donc envie de découvrir par moi-même de quoi il s’agissait. Je m’y suis rendue samedi après-midi avec Gaëtan, et pour être tout à fait honnête, on a été un peu déçu.

salon who's next

L’entrée :

L’entrée n’étant pas donnée si on souhaite simplement y faire un tour (30 euros le pass valable les 4 jours, 22 euros si vous l’achetez sur Internet), j’ai misé sur les concours, proposés par plusieurs blogs, pour gagner des places. Et j’ai gagné ! Sauf que… je n’ai pas reçu les pass. Idem pour ma sœur, qui avait gagné également et comptait vraiment dessus. Finalement, la veille du jour J, on nous a indiqué qu’il y avait eu un mic-mac dans l’organisation, que le salon n’avait pas envoyé les places comme c’était prévu, mais que nos noms seraient sur des listes à l’entrée. Ma sœur a quand même mis plus d’une heure pour rentrer : une longue file d’attente, puis les noms qui ne sont sur aucune liste. De mon côté, j’avais reçu entre temps une accréditation presse pour mon blog, mais j’ai fait la queue pour Gaëtan : on est arrivé plus tard dans l’après-midi, ça a été moins long (30 minutes quand même).

Je ne vais pas me plaindre, on a eu la chance de ne pas avoir à payer nos places, mais on ne s’attendait pas à devoir passer autant de temps à l’accueil.

salon who's next

Les stands :

Une fois entrés, on est frappé par la taille du salon : c’est gigantesque, avec des centaines d’exposants. On ne sait pas où donner de la tête, il y a des vêtements, des chaussures, des bijoux, des accessoires, et même des stands de ceintres ! On y retrouve de grandes marques, mais aussi des petits créateurs. L’occasion de découvrir en avant-première les futures collections, de piocher plein d’idées…

En revanche, ce que je ne savais pas, c’est que c’est un salon dédié aux professionnels (tout s’explique). Impossible donc pour un visiteur lambda d’acheter quoi que ce soit. C’est assez frustrant de craquer sur des vêtements ou accessoires et de ne pas pouvoir céder à la tentation (en même temps, c’est mieux pour mon porte-monnaie).

Gaëtan et moi nous sommes donc promenés dans les allées, sans trop savoir quoi faire : à part regarder les vêtements et les accessoires, on se rend compte qu’on n’a pas tellement notre place ici. Pour les acheteurs, en revanche, c’est l’occasion de rencontrer leurs partenaires et de passer commande.

Quelques stands jouent vraiment le jeu et sont super jolis, bien décorés. C’est sur ceux là qu’on s’attarde plus longuement.

who's next stand joe retroStand Joe Retro (?)

who's next stand skullcandyStand Skullcandy

Stand Kanabeach

stand the cassetteStand The Cassette

les cakes de bertrandStand Les cakes de Bertrand

L’accueil sur les stands :

Je pense que c’est le point le plus surprenant du salon, en fait. Sur de nombreux stands, on ne nous dit pas bonjour. C’est peut-être normal, et comme ça que ça se passe. Et je n’ai pas fait énormément d’efforts non plus, j’étais un peu perdue dans l’immensité du salon, je ne savais pas forcément comment aborder les gens. Mais j’imaginais qu’on nous accueillerait avec un peu plus d’entrain.

Mention spéciale toutefois à Royalties Paris, qui lance une collection de chaussettes : super accueil, j’ai pu discuter quelques minutes avec le fondateur et son associée. Le site est encore en construction, et à mon avis, les chaussettes ne seront pas dans mon budget, mais ça m’a fait plaisir d’échanger avec quelqu’un qui lançait son projet. En plus, le stand était sympa et coloré, et les chaussettes, inspirées des équipes de sport des collèges américains, très chouettes.

royalties parisStand Royalties Paris

royalties parisStand Royalties Paris

Mention pas spéciale à Sessun : c’est une marque que j’adore mais je suis restée quelques minutes sur le stand sans qu’on ne m’adresse la parole. J’ai essayé d’engager la conversation (maladroitement, certes) en demandant s’il était possible de prendre quelques photos, et on m’a simplement répondu « non ». Pas un bonjour, aucune question, pas un renseignement. La collection était très belle mais ça m’a refroidie. Je ne sais pas pour vous, mais quand j’aime une marque, j’aime aussi imaginer que les gens derrière elle sont sympa. J’ai l’impression que j’aurai moins de plaisir à acheter chez eux, désormais (oui bon ok, je suis un peu rancunière).

Le bilan :

Bilan mitigé donc : le salon est sans doute très intéressant pour des professionnels. Pour le grand public en revanche, son intérêt est selon moi assez limité, à moins qu’on ne soit vraiment passionné par la mode. Je ne regrette pourtant pas d’y être allée, c’était intéressant de voir comment ça se passe. En revanche, dommage qu’il n’y ait pas de pass une journée, moins chers, pour les curieux comme moi.

Je ne pense donc pas y retourner pour la prochaine édition, ou alors il faudrait sans doute que je m’y prenne autrement : cibler peut-être les plus petites marques, plus accessibles, et essayer d’échanger avec les créateurs… J’ai encore des progrès à faire !

Bon, on fait quoi maintenant ? On s’en va ?

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Suprême de poulet : c’est moi qui l’ai fait !

// septembre 3rd, 2010 // 16 commentaires // Recettes

Mardi soir, Gaëtan et moi étions invités à cuisiner des fruits à croquer Mc Do à l’atelier des Chefs, à Paris. L’objectif était de nous présenter leur nouvelle opération, les Mercredis à Croquer : chaque premier mercredi du mois, pour l’achat d’un Happy Meal, Mc Do offre à votre enfant un sachet de fruits à croquer. De mon côté, je n’achète jamais les pommes / raisins, mais j’adore prendre la barre d’ananas en dessert, ça complète mon ticket resto et j’ai l’impression de me faire du bien (après un gros Royal Bacon, il faut bien ça pour se déculpabiliser).

Une nutritionniste était présente, pour nous parler des enfants, de leur rapport à la nourriture, et surtout des fameux 5 fruits et légumes par jour que personnellement, j’atteins péniblement en une semaine (j’en rajoute un peu, je n’en suis pas au point de Pascal de l’Amour est dans le Pré, mais disons que je dois être à 2 par jour). Ça m’a pas mal motivée à essayer de mieux me nourrir, même si bien évidemment, je ne tiens pas ces résolutions plus de quelques semaines en général (ça sera déjà ça de pris).

Je n’avais jamais pris de cours de cuisine avant, mais heureusement, c’était vraiment adapté à notre niveau, le chef était au top, et on a cuisiné un truc délicieux. Je me suis rendue compte que je n’étais pas très douée pour la cuisine, mais on a appris quelques conseils hyper pratiques, et notamment, mon préféré, celui pour découper les poivrons. Rien que pour ça, ça valait le coup, ça va me faire gagner un temps fou ! Je pense qu’à l’occasion, je vous ferai un tuto !

Au menu ce soir là, même si j’ai oublié les noms savants : un suprême de poulet avec une chapelure échalotes / citronnelle ; une purée de patate douce ; des poivrons coupés en petits dés et cuits ; et une sauce pomme / raisin / lait de coco / amandes effilées. En dessert : le fameux ananas ♥ poêlé dans du caramel à la vanille, quelques miettes de crumble et une chantilly maison. Chacun est mis à contribution : on découpe les fruits et légumes, on contise la volaille (j’ai appris plein de mots), on prépare la chapelure à la poêle, on mélange le caramel, on malaxe le crumble… Et le meilleur moment : on déguste ce qu’on a préparé !

Je ne suis pas très sucré-salé, normalement, je peux même dire que je n’aime pas ça du tout. Et là, pourtant, c’était divin, très doux. La sauce aux fruits n’était pas très sucrée, et mélangée aux poivrons, ça équilibrait l’ensemble parfaitement. Le plat était une franche réussite, je pense que je le referai (peut-être pas en entier car c’est du boulot). J’ai découvert des saveurs que je ne connaissais pas. Le dessert en revanche était trop sucré pour moi. J’aime tellement l’ananas que je le préfère nature, sans artifice.

Niveau ambiance, c’était vraiment très sympa, chacun met la main à la pâte. Le chef est super pédagogue. Ceux qui ont un meilleur niveau filent un coup de main à ceux qui sont un peu plus à la traine. Seul regret : la cuisine est un peu chirurgicale, ce qui est top niveau hygiène, mais pas génial pour mes photos, mais bon, c’est un détail. J’attends également avec impatience de recevoir la recette par e-mail ! Si ça vous intéresse, je pourrai peut-être la partager avec vous.

C’est en tous cas très encourageant pour le prochain cours qu’on prend dans quelques jours : un cadeau de mariage offert par deux amis très chers, l’an passé, et qu’on n’avait pas encore eu le temps d’utiliser. Cette fois-ci, ça sera à l’Atelier des Sens, avec au programme un magret de canard, un risotto de pâtes au basilic et une panacotta aux raisins et spéculos ! Miam !

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Lectures de vacances

// août 28th, 2010 // 29 commentaires // Lectures

Ça fait un moment que je n’ai pas parlé littérature ici mais je sais que ça ne passionne pas les foules, en règle générale. Pour aller vite, je vais donc faire d’une pierre trois coups, et vous parler des trois ouvrages lus pendant mes vacances à Tahiti. Hé oui, 3 livres en 12 jours, je ne suis pas peu fière, ça faisait bien longtemps que je n’avais pas bouquiné autant.

C’est fou ce qu’on change, d’ailleurs, avec les années : quand j’étais plus jeune, je passais mon temps à lire, c’était une vraie passion. Le matin, avant d’aller en cours, je prenais mon petit déjeuner avec un bouquin entre les mains. Le week-end, je passais des heures à dévorer toutes sortes de livres. Mais au fil du temps, cette passion a été remplacée par l’ordinateur, internet, puis les blogs. Les livres que je lis maintenant chaque année se comptent sur les doigts d’une main (enfin, de deux mains, quand même). Loin de moins l’idée d’être nostalgique, c’est juste une constatation (tout à fait passionnante, héhé)

Première lecture : La mort est mon métier, de Robert Merle. Un vestige de mon stage chez Gallimard, qui trainait donc dans ma bibliothèque depuis plus de 3 ans. Gaëtan l’avait adoré, donc je me suis dit que ça allait me plaire, d’autant que la période de la seconde guerre mondiale me fascine pas mal. J’ai d’ailleurs eu l’opportunité de visiter le camp d’Auschwitz quand j’étais au lycée, camp qui est au premier plan dans ce roman, et j’en garde un souvenir très fort.

Robert Merle s’est inspirée d’une histoire vraie, celle de Rudolf Höß, et a imaginé ce qu’avait été sa vie et comment il en était arrivé là. Là, c’est le commandement du camp d’Auschwitz et l’organisation de la solution finale. On suit donc Rudolf Lang (rebaptisé ainsi dans le roman), depuis son enfance jusqu’à la fin. On le déteste, on compatit parfois, ce qui est difficile à assumer. Et on en apprend un peu plus sur cette époque et sur l’organisation des camps. Seule chose un peu gênante : on oublie parfois qu’il s’agit d’un roman, il peut être difficile de cerner le vrai du faux.

L’autobiographie de Rudolf Höß est également disponible, pour apporter un éclairage différent sur le sujet : Le commandant d’Auschwitz parle. Moins romancé, j’ai trouvé ce dernier ouvrage moins prenant, et je n’ai pas réussi à le finir.

Deuxième lecture : Naïf. Super, de Erlend Loe. Celui-ci date de mon stage chez Univers Poche, donc il est dans ma bibliothèque depuis encore plus longtemps (plus de 4 ans maintenant, le temps passe vite). Une gentille lectrice et blogueuse m’en avait parlé. Ce livre l’avait transformée et ça m’a donc donné envie de le lire.

Je dois avouer qu’il ne m’a pas fait le même effet. J’ai bien aimé, c’était vraiment atypique mais ça ne m’a pas marquée plus que ça. Et aujourd’hui, plus d’un mois et demi après l’avoir lu, j’ai bien du mal à en parler. Je me souviens quand même qu’en le lisant, j’avais souvent le sourire aux lèvres.

On découvre un jeune homme qui se pose pas mal de questions sur la vie et qui, pour trouver sa voie et le bonheur, fait des listes. Des listes de tout, qu’il garde pour lui ou qu’il échange avec ses amis ou les gens qu’il rencontre au fil des jours. C’est une belle histoire, touchante, optimiste, mais qui ne correspondait sans doute pas à mon état d’esprit des vacances, où j’étais très loin de me poser des questions existentielles.

Troisième lecture : American Psycho, de Bret Easton Ellis. On ne présente plus ce livre, véritable best seller. On y retrouve Patrick Bateman, déjà présent en filigrane dans d’autres romans de l’auteur. Ce golden boy mène la grande vie, il est beau, s’habille avec soin. Mais c’est surtout un psychopathe qui tue et viole de sang froid. Le roman est d’une violence extrême, certains passages sont vraiment difficiles à encaisser, et j’ai terminé le livre très angoissée. Malgré tout, c’est ma lecture préférée des vacances, et celle qui m’a le plus marquée. Je me délecte donc à lire la fiche Wikipedia de Patrick Bateman, où on apprend pas mal de choses sur le personnage !

Depuis mon retour de vacances, peu de lecture. J’ai quand même pu apprécier la BD Orage et Désespoir, de Lucie Durbiano, ainsi que deux magnifiques romans Harlequin, que je lis en  ce moment même chez mes parents. Bon, je le concède, ce n’est pas très glorieux mais c’était mon pêché mignon, à une époque, et j’avais envie, en les relisant, de me sentir encore un peu en vacances.

Je me rends compte aussi que j’ai du mal à me passionner pour les livres trop sérieux. Mes meilleurs souvenirs de lecture restent la saga complète de Harry Potter, et les romans de Daniel Pennac et la famille Malaussène. Si vous avez des idées de livres dans ce genre, je prends, je rêve de replonger dans une saga de laquelle je ne voudrai plus sortir !

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