Les billets.

Le mec de la tombe d’à côté, Katarina Mazetti

// mars 7th, 2010 // 24 commentaires // bla bla bla (bla)

Le mec de la tombe d'à côté, couverture, détail

Le mec de la tombe d’à côté. J’ai l’impression que tout le monde a lu ce livre, si j’en crois les commentaires sur un de mes précédents articles, et la foultitude d’articles de blog le concernant. Il est aussi 9ème des ventes Amazon en ce moment, je n’ose pas imaginer le volume que ça représente. Je vais essayer d’ajouter ma pierre à l’édifice en vous donnant mon avis, un peu nuancé.

Petite introduction : l’histoire est vraiment très simple. La naissance d’un amour entre deux personnes que tout oppose : une veuve, bibliothécaire cultivée, habitant la ville et dont le maitre-mot pourrait être la sobriété, et un agriculteur, proche de la terre et vivant dans une maison aux papiers peints chargés. La tombe du mari de la première jouxte celle des parents du second (d’où le titre). Et c’est comme ça que leur histoire va débuter… Une histoire de passion, qui sera rapidement mise à mal par ces différences.

Mon avis maintenant. Ça se lit hyper facilement, et donc rapidement, et c’est plutôt bien écrit. C’est émouvant aussi, car ces êtres, qui n’ont jusque là pas été gâtés par la vie, découvrent sous nos yeux la passion, le bonheur. On a mal quand on les voit se déchirer, on sourit quand on les retrouve heureux. On se pose aussi des questions sur ces différences : est-ce que l’amour est possible malgré ça ? Pour toutes ces raisons, j’ai apprécié ce livre.

Mais, parce qu’il y a un mais, certaines choses font que ce livre ne restera pas dans ma mémoire très longtemps. L’histoire reste malgré tout assez banale, déjà vue. L’alternance des chapitres (un chapitre nous place du côté de la femme, le suivant du côté de l’homme) est un processus narratif un peu trop facile, évident, pas très original (ça m’a rappelé La joueuse de go). Et la fin du roman est un peu… mmh, bizarre ? Disons qu’elle m’a un peu laissée sur ma faim, et que ça ne m’étonnerait pas qu’on ait droit, un jour, à une suite. Je suis un peu primaire, j’aime bien qu’une fin soit une vraie fin, sinon ça me frustre.

Je conseille donc la lecture de ce livre si on veut se détendre et ne pas se prendre la tête. Il ne faut simplement pas espérer en retirer beaucoup plus.

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Cookie-key

// mars 3rd, 2010 // 36 commentaires // bla bla bla (bla)

La jeune fille en fleur qui sommeille au fond de moi n’en peut plus : une de mes collègues m’a ramené un petit cadeau de San Francisco. Des cookies qui ne se mangent pas, mais qui décorent joliment mes clés ! Je suis fan :)

Clés

Clés

Clés

Voila voila, ça c’est fait ! Merci F. :)

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VRAC !

// mars 1st, 2010 // 36 commentaires // bla bla bla (bla)

Je dois l’avouer, j’ai été un peu décontenancée quand j’ai lu un commentaire récent disant que depuis quelques temps, mon blog était décevant et que je me la pétais. J’essaie de passer à autre chose (et aussi de m’améliorer) mais ça m’a pas mal hantée. C’est bête mais on donne beaucoup de soi dans un blog, et si ça renvoie une image négative, c’est triste. J’ai aussi une fâcheuse tendance à être très susceptible et à douter de moi en permanence, ce qui n’aide pas beaucoup à faire avancer le schmilblick. Du coup, je ne me sens pas super libérée au moment où je vous écris, mais le mieux pour que ça passe doit encore être de se remettre en selle (hue dada).

Arêches(je me console en me disant que dans 15 jours je serai là)

Je voulais quand même commencer par remercier Veja qui m’a renvoyé des lacets violets pour ma paire de Grid ! Il semblerait que nos mails se soient perdus en route, mais tout ceci est réparé et je peux à nouveau porter mes baskets préférées. Vu que je les ai aussi achetées pour leur côté éthique, je suis contente de leur offrir une nouvelle vie. Voila, ça c’est fait, merci Veja et son service client :)

A part ça, j’ai passé un week-end étrange : un samedi à interviewer des gens choisis au hasard dans la rue (et à me prendre des jolis vents), pour aider Gaëtan dans un projet ; un début de soirée chez Noémi et Romain à discuter en caressant Ponyo ; puis une fin de soirée spéciale crémaillère chez ma copine Jen. Un samedi chouette donc. Le dimanche fut une autre histoire : avec la tempête, on a passé une sale nuit et on est resté enfermé toute la journée. Et comme tous les dimanches, j’ai fini par déprimer en me disant que je serais bien mieux dans une maison en pleine cambrousse au soleil. Ce n’est pas de ma faute s’il y avait une rediffusion de Recherche appartement ou maison en même temps : cette émission me fout le cafard, j’ai l’impression d’être pauvre et de vivre dans un trou à rat. J’hallucine toujours de voir des gens dont le budget est de 500 000 euros, et j’hallucine encore plus de voir le prix d’un appartement à Paris.

Sinon, hier, j’avais l’impression d’avoir perdu assez de temps de ma vie sur des jeux Facebook et j’ai fini par désinstaller toutes mes applis. Ce midi, j’ai quand même réinstallé Desktop Defender parce que je ne pense pas pouvoir vivre sans jouer un minimum à quelque chose.

J’ai également commencé un roman, acheté à l’Arbre à Lettres toujours, et qui s’appelle Le mec de la tombe d’à côté. J’avais lu une critique sur un blog, je ne me souviens plus lequel, donc quand je suis tombée dessus dans la librairie, j’étais dans une petite frénésie dépensière, je l’ai pris. Je vous ferai une « vraie » critique quand je l’aurai fini, mais je suis déjà vraiment heureuse de m’être replongée dans un livre. J’aurais pu écrire l’article d’Annouchka, tellement je ressens la même chose qu’elle sur ce plaisir perdu de la lecture.

A cat on Billy#1(c’est le chat qui veille sur ma bibliothèque)

Petite parenthèse : pour en revenir à l’affiliation, puisque j’en parlais hier, je viens de découvrir cet article chez Plume qui explique un peu comment ça marche. Donc en effet, si vous achetez un truc chez Amazon en ayant cliqué sur un de mes liens Amazon, je touche une commission. Et avec cette commission, je peux m’acheter d’autres livres (j’ai choisi de ne pas toucher d’argent, simplement des chèques cadeaux). Très honnêtement, je ne pense pas être une grande prescriptrice et je ne pense pas gagner quoi que ce soit avec ça. Mais j’avais envie d’essayer, ne serait-ce que pour comprendre comment ça marche.

Que vous dire d’autre avant de vous quitter, à part que j’ai failli failli failli acheter un sac Nat & Nin samedi, il était bleu électrique, il était beau, mais peut-être un poil trop rigide. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais bref, il ne s’adaptait pas bien à mon corps, la lanière n’était pas suffisamment souple :) J’ai donc été raisonnable, j’ai quitté la boutique comme une grande. Mais cette marque fait vraiment de jolies choses et j’ai trouvé les prix raisonnables par rapport à d’autres marques de sacs. Je la laisse donc de côté dans mon cerveau et je la ressortirai le moment venu.

Allez, pour une reprise, c’est déjà pas si mal. A très bientôt !

(la vache, Plus belle la vie recommence, je vais replonger)

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No sex in New York, Riad Sattouf

// février 28th, 2010 // 8 commentaires // bla bla bla (bla)

Je l’avoue, je crois qu’en fait c’est moi qui aie un problème avec Riad Sattouf, et non pas mon mari que j’accusais l’autre jour. Hier midi, après un déjeuner à Bastille, nous sommes allés faire un tour à l’Arbre à Lettres, une chouette librairie du quartier. Je l’aime bien parce qu’à Lille, avant, il y avait la même, mais elle a fermé. Donc ça me rappelle un peu mon chez-moi, et ça me donne l’impression d’aider le petit commerce par la même occasion.

J’y ai acheté un Haruki Murakami pour compléter ma collection (Saules aveugles, femme endormie), puis j’ai foncé au rayon BD pour voir si je trouvais le tome 2 des aventures de Jérémie. Il n’y était pas, donc j’ai acheté No sex in New York à la place, du même auteur. Je l’ai lu d’une traite hier soir, il était un peu tard donc le souvenir le plus prégnant que j’en ai, c’est : « j’ai beaucoup rigolé ».

Riad Sattouf nous raconte ici les deux-trois semaines qu’il a passées à New York en été 2004, suite à une commande de Libération qui voulait publier « une grande aventure pour l’été ». La BD ne parle pas vraiment de sexe, mais de l’aveu de l’auteur, ça fait vendre d’avoir ce mot dans un titre (pas bête la guêpe). Il s’agit plutôt d’une histoire de rencontres, de pique-nique à Central Park, de visite d’appartement new-yorkais et d’un dîner en tête à tête avec une ch’ti exilée aux États-Unis.

J’y ai retrouvé quelques particularités qui m’avaient marquée moi aussi lors de notre séjour là-bas : des gens qui vous aident quand ils voient que vous avez un plan dans les mains, et des paquets de véritables chicklets (mon grand-oncle dit des chicklets ou lieu d’utiliser le mot chewing-gum, c’est drôle du coup). Et j’ai été soulagée en découvrant d’autres particularités auxquelles j’ai eu la chance de ne pas goûter (les joies des auberges de jeunesse hihi).

Voila, encore une fois, j’ai aimé une BD de Riad Sattouf : c’est drôle, même si sans vraie surprise car son style reste le même. Ça détend et c’est ce que je demande à une BD, en règle générale. J’ai vraiment gloussé comme une dinde en la lisant et même si l’humour peut sembler potache, du moment que ça me fait rire… ça me convient !

PS: je teste le programme d’affiliation Amazon, sur certains liens, par curiosité (j’en ai parlé hier avec des amis), et pour voir comment ça marche ! Sauf que ça flingue ma mise en page donc j’ai bidouillé un peu les liens et je suis même pas sûre que ça fonctionne. Je préfère vous prévenir :)

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L’impression d’essayer de faire du feu

// février 23rd, 2010 // 47 commentaires // bla bla bla (bla)

Essayer de faire du feu, voir une petite étincelle, continuer, ne pas lâcher… C’est l’impression que j’ai en ce moment sur mon blog. Une étrange comparaison, mais je me vois, tapotant sur mon clavier, comme une candidate de Koh Lanta qui n’a rien mangé depuis trois jours, comme si je ne devais surtout pas relâcher mes efforts. Je publie, je publie, et je vois que ça fait monter tout doucement mon nombre de visites et de commentaires (ego trip). J’ai peur que si j’arrête, la petite étincelle disparaisse. J’ai peur de devoir repartir à zéro, de recommencer les efforts, pour espérer qu’un jour la flamme prenne. Je crois que je suis folle.

Escaliersyouhou y’a quelqu’un ?

C’est sans doute un peu laborieux comme façon de faire. Comment ont fait les blogueuses si visitées (on préfèrera ce terme à celui d’influentes) pour faire grandir cette flamme aussi rapidement ? Après plus de 2 ans sur ce blog, après 593 articles, je n’arrive toujours pas à me le figurer.

En même temps, je suis super fière de ce que j’ai réussi à créer ici. J’ai des lectrices dont je me sens proche, des fidèles qui commentent, des discrètes qui préfèrent m’envoyer un mail pour se présenter (si si, et c’était trop touchant même). J’ai plein de « copines de blog » que je vois de temps en temps, quand j’annule pas au dernier moment parce que je suis une grosse flemmasse (le correcteur d’orthographe me propose lemmatisasse et je ne sais même pas ce que ça veut dire). Et j’ai un nombre de visites qui me convient, finalement. On a beau dire, c’est important de savoir qu’on ne parle pas dans le grand vide du web. Au bout de deux ans, ça serait ballot.

Donc voila, peut-être que je vais me contenter de vivre sans grande flamme, sans feu d’artifice de mon google analytics, sans explosion nucléaire de mon serveur. Je crois que je vais me contenter d’un petit chauffage au gaz qui certes ne fait pas beaucoup de bruit mais qui réchauffe quand même pas mal et qui dure longtemps (je continue dans la métaphore filée).

C’était le billet « je suis dépressive » mais je vous rassure, tout va bien (à part une irrépressible envie de changer de vie et de partir faire le tour des États-Unis et de l’Asie en même temps >> si un sponsor passe par là, je veux bien lui faire un super blog plein de photos et de vidéos en échange d’un billet d’avion et de quoi manger pendant 6 mois). J’ai vraiment hâte d’être en vacances, ça va vraiment être cool :)

Des bises à toutes (skyblog power) ! (et madame la météo, quand est-ce qu’il va arrêter de pleuvoir, pour que je puisse mettre mes bottines André ?)

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