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Journal de cancer #2 – mastectomie et “guérison”

Préambule : cet article est la suite du Journal #1, dans lequel je raconte comment j’ai appris que j’étais atteinte d’un cancer du sein à 34 ans. L’histoire se termine bien pour moi ; mon expérience n’a rien d’universel et je souhaite simplement, à travers ces articles, vous raconter ce que j’ai vécu. Bonne lecture à toutes et tous.

Suite à l’annonce de mon cancer sur le parking de l’usine de caramels d’Isigny, je rentre de Normandie précipitamment pour rencontrer ma généraliste. En attendant l’heure de mon rendez-vous, je lis compulsivement les sites internet spécialisés à la recherche de statistiques et de ce qu’il va m’arriver.

Je découvre qu’un carcinome canalaire in situ est de bon pronostic – j’ai à peu près 9,5 chances sur 10 d’être encore en vie dans 5 ans. C’est encourageant. Mais les statistiques ne sont pas de mon côté : j’avais très peu de chance d’avoir un cancer du sein à 34 ans, en plein allaitement. J’espère que le sort ne va pas s’acharner en faisant de moi le 0,5 restant.

Je découvre aussi que certains facteurs aggravent le pronostic. Un cancer avant 35 ans est réputé plus agressif et la taille de la tumeur est également un indicateur, il vaut mieux qu’elle soit petite (raté pour moi, la mienne mesure entre 5 et 6 centimètres).

Aïe.

Le traitement repose principalement sur la chirurgie. Dans mon cas, ayant plusieurs foyers cancéreux dans le sein et sur une surface étendue, la seule solution possible est la mastectomie totale. Je vais perdre mon sein.

Étonnamment, cette nouvelle ne me bouleverse pas. Dès que j’ai su que cette grosseur était un cancer, j’ai ressenti l’urgence de m’en débarrasser. Mon sein n’est déjà plus mon sein, il est le porteur de ma maladie. J’ai hâte d’en finir, je ne supporte plus de sentir cette masse en permanence.

J’entre dans le cabinet de la généraliste, je suis accompagnée de Gaëtan et Louison. Elle m’expose ce que j’ai déjà lu en ligne et m’adresse à l’Institut Curie. Louison ayant envie de jouer, Gaëtan l’emmène dehors et je me retrouve seule avec elle. Elle me demande alors comment je prends la nouvelle, elle me trouve plutôt vaillante et s’en inquiète. À l’annonce d’un cancer, c’est normal de craquer.

Je lui dis que je m’étais attendue à tellement pire que finalement, je ne m’en sors pas si mal. Puis, je lui pose une question qui ne semble pas avoir d’importance pour moi : “Et la cicatrice… ça sera moche ?”. Elle doit pourtant en revêtir puisque je fonds en larmes à ce moment là. Avec beaucoup de sagesse et de douceur, elle me répond que son regard de médecin est biaisé, mais qu’à chaque fois qu’elle ausculte une patiente qui a été opérée, elle ne voit pas un sein en moins, elle voit une vie qui a été sauvée. Ses paroles me réconfortent.

Je me demande quand même à quoi ressemblera mon torse sans sein, sans téton, et barré d’une longue cicatrice.

Mon premier rendez-vous à Curie est fixé dix jours plus tard. Pendant ce laps de temps, je me mets à faire des blagues sur mon cancer. L’humour noir est ma façon à moi de gérer la nouvelle, mais je sens que ça met mes proches mal à l’aise. Eux aussi sont inquiets, peut-être même plus que moi.

Je ne peux pourtant pas m’en empêcher et brandit sans cesse l’excuse de mon cancer pour qu’on me laisse gagner au bowling ou qu’on me laisse prendre la dernière part de gâteau ^^ J’ai envie et besoin de dédramatiser, quitte à être un peu lourde ;)

À l’hôpital, je rencontre une chirurgienne oncologue, qui me répète ce que m’a dit ma généraliste : le pronostic est bon, le cancer n’a pas migré, mais il faut m’enlever le sein. On programme ma mastectomie pour le 22 juillet. Je lui fais part de ma décision concernant une éventuelle reconstruction : je n’en veux pas pour le moment. J’ai besoin de digérer la nouvelle, de me voir avec un sein en moins pour comprendre ce qui est en train de m’arriver. 

J’enchaîne avec un deuxième rendez-vous, cette fois-ci avec une radiologue. À la palpation, coup de tonnerre : elle sent un ganglion sous mon aisselle. Elle me fait une échographie et décide de prélever ce ganglion. Si les résultats ne sont pas bons, le pronostic change. Elle ne veut pas s’avancer, me dit que c’est peut-être dû à la biopsie, ou à l’allaitement. J’essaie d’en savoir plus mais elle me dit qu’elle ne peut pas s’avancer. Je tremble.

Puis, elle appelle la chirurgienne, parle doucement pour que je ne l’entende pas mais je parviens à capter quelques bribes, dont les mots radiothérapie et chimiothérapie.

Le stress me gagne à nouveau et il me faudra attendre les résultats, une semaine plus tard, pour que l’horizon s’éclaircisse à nouveau : le prélèvement n’a rien révélé, le ganglion était sans doute lié à la biopsie.

Quelques jours avant l’intervention, je retourne à l’institut Curie, où je dois rencontrer la chirurgienne qui va m’opérer (celle de la semaine précédente est partie en vacances), l’anesthésiste et une infirmière.

Ici, les aléas sont fréquents, et mon premier rendez-vous démarre avec 2h30 de retard. Ça me laisse le temps d’observer la salle d’attente, immense et bourdonnante. Plusieurs dizaines de patients attendent, comme moi. Je fais partie des jeunes, mais certain.e.s sont plus jeunes encore. La dernière fois, il y avait une petite fille d’un an à peine, chauve et souriante. Je me dis que je n’ai vraiment pas le droit de me plaindre.

Les deux premiers rendez-vous sont de simples formalités. Quant à l’infirmière, elle me parle des suites opératoires et me montre les prothèses externes. Une en mousse, que je porterai pendant deux mois environ. Puis celle en silicone, une fois que la plaie sera cicatrisée. Je suis surprise par l’apparence de ce faux sein, flasque, qui me fait penser à un morceau de viande sous cellophane.

Quelques jours avant l’opération, je rencontre Annie, à Vincennes. Elle gère un centre qui vend des prothèses mammaires externes et de la lingerie adaptée. Elle m’accueille dans son petit appartement avec beaucoup de douceur et d’écoute, je la sens “connectée”. Cette rencontre me touche : je repars avec ma prothèse en mousse mais aussi beaucoup de gratitude d’être entourée et soutenue. Et la sensation que nous sommes nombreuses à traverser cette épreuve. Je me sens solidaire de toutes les femmes touchées.

Lundi 22 juillet. Institut Curie. Le jour de la mastectomie.

Je découvre ma chambre – j’ai la chance d’en avoir une individuelle, une rareté ici ! Par la fenêtre, j’admire les toits de Paris et j’aperçois le sommet de la Tour Eiffel. Une infirmière m’amène ma tenue pour l’opération : un pantalon et une blouse en papier, dix fois trop grands pour moi. Gaëtan et moi avons un énorme fou rire quand je l’enfile et on immortalise ça en photo qu’on envoie à notre famille pour les rassurer.

La journée démarre par une injection de produit radioactif. Il servira à identifier le ganglion sentinelle.

C’est le premier maillon de la chaine ganglionnaire sous le bras : il sera retiré en même temps que le sein, puis analysé en laboratoire. S’il n’est pas atteint, cela veut dire que le cancer ne s’est pas propagé. S’il est touché, une autre aventure démarrera – chimiothérapie, radiothérapie… je ne sais pas exactement – les médecins ne font pas d’hypothèse tant qu’ils n’ont pas les résultats.

Je retourne ensuite dans ma chambre où je patiente quelques heures avant qu’un brancardier ne vienne me chercher. On m’emmène en salle de réveil pour me faire une première anesthésie, locale : elle bloquera les nerfs au-dessus du sein pendant 12 à 24 heures, pour éviter la douleur. Quand j’entre dans cette salle, j’aperçois les dizaines de brancards alignés et occupés par des patients sortis du bloc. Je ne m’attendais pas à ça – l’odeur de l’hôpital, la vue du sang, les râles de certains malades. Quand l’anesthésiste arrive, je ne peux pas m’empêcher de lui dire : “C’est horrible ici…”. J’ai honte, c’est son lieu de travail, je me dis qu’il doit me trouver stupide.

Puis, une fois l’anesthésie locale faite, je patiente environ 1 heure, et on m’emmène au bloc.

Sur mon brancard, je me mets à pleurer. C’est la première fois que je me fais opérer, j’ai peur. Et puis les choses deviennent concrètes. Dans quelques heures, j’aurai un sein en moins. On va m’enlever une partie de moi et je ne sais pas comment je vais le vivre.

Je tombe heureusement sur une infirmière joyeuse qui arrive à me faire rire. Elle est tellement positive, tellement gentille, elle irradie et ça fait un bien fou. Elle m’enroule dans une couverture chauffante, on plaisante ensemble, je pleure à nouveau quand elle me pose des questions sur Louison. Puis, je m’endors d’un coup avec un léger sentiment de nausée, pour me réveiller environ 1 heure et demi plus tard.

L’opération s’est bien passée. Mon sein droit et deux ganglions ont été retirés.

Je reste quelques dizaines de minutes en salle de réveil puis on m’installe dans un fauteuil roulant pour me ramener dans ma chambre. Gaëtan fait les cent pas dans le couloir, est rassuré de me voir sortir de l’ascenseur puis rigole de ma tenue, qu’il compare à un sac poubelle ^^

Gaëtan reste avec moi pendant 1 heure avant de rentrer s’occuper de Louison. Je me retrouve seule, un peu angoissée par la nuit qui approche. Je ne dormirai quasiment pas – une réaction normale à l’anesthésie générale. Le soir, la Tour Eiffel se met à scintiller et je me dis que j’ai une chance inouïe d’être soignée en France, dans ces conditions.

Je profite de mon insomnie pour regarder le spectacle de Blanche Gardin sur Netflix (heureusement que j’ai une chambre individuelle car je ris beaucoup), et j’appelle l’infirmière à deux ou trois reprises car mon drain fuit. Tout le monde est aux petits soins et incroyablement gentil avec moi – je ressens une reconnaissance et une gratitude infinie pour les soignantes.

Dans la nuit, je me lève péniblement pour aller aux toilettes. L’opération est périlleuse, je dois me déplacer avec ma perfusion et mon drain. Je m’aperçois dans le miroir et je me trouve jolie. Ma peau est extrêmement brillante, je me dis que je devrais investir dans des produits de beauté pour reproduire cet effet plus tard ;) Je n’ai pas encore osé regarder sous le bandeau qui serre ma poitrine.

Le lendemain matin, une interne en chirurgie passe vérifier ma cicatrice – je ne souhaite pas la voir de suite, je ne me sens pas prête. Mais elle recolle mal le pansement et, alors que je suis seule dans ma chambre, je baisse les yeux par hasard et la découvre. C’est moins impressionnant que ce que je pensais. Il n’y a pas de sang, c’est “propre”.

Après une dernière visite des infirmières, qui m’accompagnent devant le miroir pour qu’on regarde ensemble mon nouveau corps, et 24 heures à peine après mon arrivée, il est temps de quitter l’hôpital. Des infirmières passeront chez moi les jours suivants pour vérifier que tout se passe bien. Je n’ai aucune douleur et n’ai besoin de prendre aucun des médicaments qui m’ont été prescrits pour la soulager.

Gaëtan et Louison sont partis pour la semaine, je suis avec ma maman qui est venue s’installer quelques jours à la maison. Je profite de ce calme pour me regarder dans le miroir. Le résultat est très troublant : je me sens mi-femme, mi-homme. Coupée en deux, comme mon torse désormais asymétrique. Cette sensation vraiment étrange ne durera que quelques jours mais me marque profondément.

Commencent trois semaines d’attente. Mon sein et mon ganglion sont partis au laboratoire pour analyse. 282 grammes de mon corps se promènent dans Paris. J’imagine mon sein et mon téton sous un microscope.

On m’appelle pour un projet professionnel génial mais je suis obligée de décliner. Je ne sais pas à quoi ressemblera le mois de septembre. Je serai probablement guérie et apte à travailler. Mais si le ganglion est atteint, je serai peut-être en pleine chimiothérapie, incapable de remplir mes obligations.

14 août 2019. Je suis de retour à l’Institut Curie. J’ai mon “rendez-vous d’annonce”. Je revois la chirurgienne qui me dira ce qu’a donné l’analyse du ganglion sentinelle. Je passe par des phases de grande impatience puis de résignation. Je me dis que je n’ai aucune prise sur ce qu’il va se passer – je ne peux qu’attendre et espérer. Dans la salle d’attente, je suis assise à côté d’une fille d’une vingtaine d’années qui va bientôt se faire opérer.

La chirurgienne me reçoit, regarde ma cicatrice, me prépare une ordonnance pour des séances de kiné… Je n’ose rien dire mais je n’attends qu’une chose : le résultat. Après deux ou trois minutes – interminables -, elle me tend enfin mon compte-rendu. Dans un grand sourire, elle m’annonce : “C’est bon, on n’a rien trouvé. Vous êtes guérie !”.

Gaëtan et moi sortons de la salle. On se sent légers et on s’embrasse. Je ne peux m’empêcher de penser aux patients de la salle d’attente qui nous voient si heureux et qui n’auront peut-être pas d’aussi bonnes nouvelles que nous. J’ai gagné cette bataille mais perdu mon insouciance au passage.

En moins de deux mois, j’ai appris que j’avais un cancer, j’ai été opérée, et on m’a annoncé ma guérison.

Ça a été rapide, même si l’attente de chacun des résultats m’a semblé interminable. Je n’ai pas vraiment eu le temps de comprendre ce qu’il se passait.

Ma généraliste a eu des mots très justes, encore : je n’ai pas connu la maladie. Je n’ai pas été affaiblie, je n’ai connu ni la chimiothérapie, ni la douleur. Je n’ai eu que la sanction chirurgicale. Même si j’ai perdu un sein dans la bataille, je fais partie des chanceuses. Ça m’a permis de vivre ce cancer différemment, comme quelque chose de, peut-être, un peu positif, au final. Un moteur pour changer les choses.

Je vis bien avec mon sein en moins. Il ne me manque pas – je ne porte d’ailleurs jamais ma prothèse. Je le ressens, par contre. J’ai parfois l’impression qu’il est encore là et, au moment où j’approche ma main, je palpe du vide. Tout autour de la cicatrice, la peau est encore endormie. Il faudra du temps pour retrouver des sensations. Le plus gênant, c’est quand ça démange. Je gratte mais comme je ne sens rien, ça continue à démanger.

Aujourd’hui, il est encore tôt pour tirer un bilan de cette “expérience”. Une fois la guérison annoncée, j’ai ressenti un grand sursaut d’énergie, une envie de vivre plus intense. J’ai pris des tas de bonnes résolutions. J’ai vu mes angoisses revenir, un peu. Je me suis sentie en pleine forme. Puis épuisée.

Je suis encore secouée par cet été si étrange, pendant lequel j’ai pénétré dans un univers que je redoutais mais qui m’était complètement inconnu. J’ai ouvert les yeux sur beaucoup de choses. Je me suis sentie épaulée, aimée, entourée. J’ai été terrifiée. Il va me falloir un peu de temps pour digérer tout ça. J’ai rencontré une psychologue pour faire le tri. On verra bien ce qu’il en ressortira :)

Je vous remercie de m’avoir lue. N’oubliez de prendre soin de vous et de ceux que vous aimez. Au moindre doute, n’hésitez pas à aller consulter un médecin. Et profitez de la vie autant que possible, elle est courte et précieuse. Je terminerai cet article en disant à ma famille et à mes amis que je les aime et que je les remercie d’avoir été à mes côtés dans cette épreuve <3

Journal de cancer #2 – mastectomie et “guérison”
56 commentaires

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  • Ton article est très émouvant ! J’imagine que même si tu n’as pas connue la maladie, la douleur, cette expérience va te faire prendre un recul fou. Je suis rave de lire que tu es guérie et te souhaite tout le meilleur pour la suite. Tu as tout mon courage et mes bonnes ondes !!

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  • Merci Juliette pour ton récit, je suis boulversée par tes mots et ton courage, même si je crois que tu ne vois pas les choses ainsi (rapport au courage). Je te souhaite une bonne continuation et au plaisir de te lire encore! Des câlins virtuels!

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  • Tes deux articles m’ont beaucoup touchée. Je ne trouve pas vraiment les mots pour exprimer ce que je ressens mais je suis très, très heureuse que la maladie soit derrière toi. Je vous souhaite à toi et à te famille beaucoup de jolies choses ♥

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  • Oh la la, j’ai les larmes aux yeux en finissant de te lire… Encore une fois, bravo pour ce témoignage Juliette, c’est très sincère et courageux de ta part, et les enseignements que tu as tirés de cette épreuve peuvent inspirer d’autres personnes qui vivent la même chose et leur apporter du réconfort, alors merci! Tu sembles avoir vécu les montagnes russes niveau émotions, c’est normal que tu te sentes épuisée, prends bien soin de toi et prends le temps de te remettre de tout ça!

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    • Merci Charlotte ! Si mes mots peuvent aider ne serait-ce qu’une personne, j’en serais vraiment très touchée :)

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  • Juliette, les larmes coulent toutes seules sur mes joues en te lisant…
    Tes articles sont si touchants, sans filtre.
    Merci pour tes mots, bravo pour ta force…
    je te souhaite que des bonnes choses à venir.

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  • J’ai tellement d’admiration pour le courage, la résilience et la sagesse dont tu fais preuve ! C’est inspirant, et rassurant aussi – je sais que tu n’aimes pas trop parler de courage parce que tu n’as pas eu d’autres choix que celui de faire face à la maladie mais quand même, je suis impressionnée. Tu es forte et j’espère que tu es fière de toi (parce que moi je le suis <3)

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    • Merci <3 (et je suis fière de toi aussi, sache-le, t'es une putain de battante, espèce de racaille cosmopolite va ^^)(je me souviens plus du terme exact ahah)

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  • Cécile Chandran

    Oh, voilà j’ai les larmes aux yeux! Extrêmement touchant et fort.

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  • Merci de partager ton récit Juliette. Tes mots sont puissants. Beaucoup d’émotions en te lisant.

    répondre

  • Juliette,
    Après avoir lu ton article, je ne peux qu’être admirative de ta résilience. Je te souhaite une très belle et longue vie avec ta famille, tes amis.
    Je t’embrasse fort.
    Vero, fan de Murakami 😊

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  • Joli témoignage qui m’a beaucoup ému. Tu as été forte dans cette épreuve et c’est également très courageux d’en parler sur ton blog.
    Je te souhaite plein de bonheur et de nouveaux projets.
    Laurence

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  • Ohlala on passe par toutes les émotions avec tes récits si bien écrits. Les larmes sont montées plusieurs fois. Merci pour ce partage et encore bravo pour ton courage et ta force!! Bravo pour le courage de ton entourage et à ton mari notamment qui a aussi dû bien morfler pendant cette période difficile. J’ai aussi une petite pensée pour ce personnel soignant qui peut parfois nous marquer et être comme de véritables petits anges sur notre passage… plein de bonheur à vous! <3

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  • ❤️❤️❤️
    Prends soin de toi et des tiens. 😘

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  • Bisou Vanille

    Je suis tellement heureuse pour toi, pour cette bonne nouvelle finale !
    Tu es une personne tellement forte et courageuse !
    Je n’ai croisé ta route qu’une fois « en vrai », mais j’espère qu’on se reverra bientôt sur notre belle île :)

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  • Ton témoignage qui m’a fait monter les larmes aux yeux. Je suis si contente pour toi de l’issue heureuse de cette épreuve.
    Je te souhaite tout plein de bonheur et la santé à toi et ta famille.
    Hâte de te retrouver sur de nouveaux projets mais surtout repose toi bien <3

    répondre

  • Tes deux articles sont très touchants. Je te suis depuis plusieurs années, mais, après cette lecture, je ne peux pas ne rien écrire.

    Je te dis bravo, merci, beaucoup d’amour avec ton fils et ton mari et je te souhaite surtout beaucoup de bonheur.

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  • Pfiou quelles montagnes russes ! Que d’émotions… Merci pour ce récit, c’est rare de lire des témoignages comme cela. Je te souhaite le meilleur pour la suite, cette épreuve est marquante, j’ai l’impression que tu as déjà réussi à en tirer du positif, c’es chouette.

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  • Ouhaou! Quel courage,même si tu n’as pas vraiment eu le choix!Je te suis sur Instagram depuis quelques mois et j’aime beaucoup tes photos, ton angle de vue, tes goûts…du coup…Ben..on s’attache. Quelle terrible épreuve !bravo pour ce beau récit, j’aime beaucoup le ton que tu prends comme détaché mais très personnel, en tout cas qui m’a beaucoup touchée …bref, je te souhaite le meilleur, prends soin de toi et des tiens et te souhaite beaucoup d’amour !

    répondre

  • Trop d’émotion en lisant cet article encore une fois parfaitement écrit … Merci pour ce témoignage, et encore un immense bravo d’avoir traversé cela, tu es une guerrière !

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  • J ai les larmes aux yeux en te lisant… ton témoignage est tellement bouleversant mais en même temps très beau et rempli d espoirs. Tu es une battante, bravo à toi et je te souhaite à.present que du bonheur auprès de Gaëtan, Louison, Sherlock et tes proches!!❤ et continue de nous faire rire avec tes histoires de couches et de caca de chats…!!!🤣🤣🤣
    😘😘😘

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  • Kutter Agnès

    Bravo à vous, vous êtes très forte ! J’ai vécue la même histoire cet été, sans ablation mais avec 28 séances de radiothérapie. Je suis très reconnaissante envers les soignants et ma famille de m’avoir accompagné dans cette épreuve. Je m’appelle Agnès j’ai 52 ans et je suis guérie. Bonne continuation à vous et aux vôtres si précieux

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  • Je ne sais pas vraiment quoi écrire après la lecture de tes deux articles qui sont émouvants, bouleversants tout en étant plein d’espoir et de positivité! J’ai simplement envie de t’envoyer tout mon soutien et de te souhaiter de vivre cet “après” le plus sereinement possible toujours entourée de l’amour de tes proches!

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  • Hello Juliette,
    Je n’ai pas osé commenter ton premier article car trouver les mots me parait bien difficile quand on a pas été confrontée à tout ça… Mais je tenais malgré tout à te dire que tes récits sont à la fois terrorisants et magnifiques. J’ai eu les larmes aux yeux à la lecture de tes articles. Bravo d’avoir osé nous dévoiler tout ça et d’avoir su garder ta plume à la fois émouvante, drôle et légère pour parler de ce sujet si lourd ! Tu es si forte !

    Et merci surtout pour ton témoignage rare et précieux !
    Plein de bonnes choses à toi pour la suite :)

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  • Un grand merci pour ces confidences. c’est très émouvants ! profitons en effet au maximum de la vie de nos proches !!! et toi de ton nouveau bonheur d’être en bonne santé. bises

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  • Je te reconnais tellement avec ton humour noir (je t’entends au bowling comme si j’étais là), et la délicatesse de tes mots… Que d’émotions… je te souhaite plein plein plein de bonnes choses pour la suite, et je t’embrasse bien fort !!

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  • J’ai lu votre article et il a suscité beaucoup d’émotions en moi. Je suis heureuse que vous ayez pu vous être guérie sans avoir vécu la maladie sur une longue période. C’est une chance inestimable pour vous et vos proches.
    Je vous souhaite beaucoup beaucoup beaucoup de bonheur et des beaux projets.

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  • Je suis heureuse de lire que ta généraliste a été assez douce et que tu as été et es encore bien entourée. Je t’envoie plein d’amour et de soleil

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  • Que te dire Juliette, j’ai réussi à garder mes larmes ” juste au bord”. On ne peut pas s’empêcher de se projeter, de s’imaginer. Depuis que je suis maman cette crainte est plus forte en moi, il y a bien des choses qu’on peut tenter de contrôler mais ça… Alors merci d’avoir pris le temps de poser ces mots ici. D’avoir pris le temps de décrire chaque étape car je suis sûr que tu seras lue par de nombreuses femmes en attente de ces examens et pour lesquelles ton témoignage sera précieux.
    Bravo pour ton courage, tu n’as peut être pas connue la vie avec la maladie mais tu as vécu une tornade émotionnelle sacrément violente et il faut de la force pour être capable de rebondir et d’en parler.
    Je vous souhaite le meilleur à tous les 3 et que cette nouvelle année soit riche de beaux moments

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  • Très bel article et très émouvant.
    Je t’embrasse.

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  • très beau témoignage
    merci pour ces mots justes et sincères

    répondre

  • j’ai les larmes aux yeux de te lire Juliette ; de tes mots je retiens, comme chaque fois, une vraie douceur. Pour cela merci , merci !
    Heureuse de te savoir guérie, je t’envoie plein de bises virtuelles ;.)

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  • Merci Juliette. Je suis très émue et touchée par ton témoignage courageux et sincère. On ne peut en effet que se projeter ou penser aux amies qui ont connu tout cela aussi …
    Merci pour ce partage, je suis tellement heureuse pour toi, pour vous de cette fin positive. Profitez bien de la vie tous les 3 . Bisous de Belgique

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  • Merci pour ce message,moi même
    ayant subit une ablation du sein avec rayons et chimio à 34 ans.
    Aujourdhui âgée de 68 ans je remercie encore l institut Curie.
    Ttous

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  • Stéphane LAMBERT

    Un témoignage époustouflant d une sincérité extrême bravo de votre courage

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  • Wahou… Bravo pour ton témoignage.. Ton courage et prendre la sanction à la dérision t a sortie de la défaite de ce maudit fléau

    répondre

  • Bonjour jai bien aimer ton histoire car je suis dans le cas que toi moi aussi j’assume je ne porte presque pas mas protège.. mais que je fait la chemotherapy car suis au stade 2..je vais bien j’ai pas maigrit je mange normalement je travail parfois la fatigue du chimio est la mais je ne baisser pas les bras merci pour ton temoignage as me Donne encor du courage bravo a toi ..🙏

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  • Je suis touchée par ton récit sur ta maladie. Tes mots.. tu possèdes une grande force et tu es une battante. Je suis vraiment mais vraiment heureuse de ce résultat pour toi, pour ton mari ton fils ta famille.
    Je te souhaite beaucoup d’amour pour la suite de ta vie.
    Gaëlle

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  • Laurence Caradec

    Je te serre très doucement et très fort entre mes bras.
    Laurence

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  • Je ne sais pas trop quels mots employer donc je me contenterai d’un merci, merci et bravo d’avoir partagé cela avec nous avec tes mots justes. Je te souhaite plein de beaux nouveaux projets dans ton travail et avec ta petite famille et les gens que tu aimes <3

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  • Pfiou quelle émotion <3

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  • ♥ Bravo pour ce témoignage et merci pour le partage..

    répondre

  • Bravo pour ce témoignage et merci pour le partage..

    répondre

  • […] vous l'avez raté, j'ai publié la suite et fin de mon Journal de Cancer – j'y raconte mon opération et l'annonce de ma guérison. Ça m'a fait un bien fou de tout coucher […]

    répondre

  • Comment avez-vous fait pour continuer à allaiter et subir une masectomie? Bravo pour votre courage

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  • Merci Juliette pour ce témoignage très émouvant <3

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  • Merci Juliette pour ce témoignage touchant et très émouvant <3

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  • Merci Juliette pour ton témoignage si émouvant et transparent !! J’en ai les larmes aux yeux !!
    Et je suis très touchée par la complicité et l’amour qu’il y a entre Gaëtan et toi. C’est précieux.

    Les médecins ont diagnostiqué à mon fils ainé un cancer de la peau en février. Pendant 3 mois, il a subi moult examens pour finalement avoir un curetage de son mélanome et ablation des ganglions lymphatiques. Tout comme toi, l’aventure ‘cancer’ s’arrête là, car il est guéri. Ouf, c’était ‘cancer pas si grave’. Ton récit me parle doublement. Merci

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  • MALLET Ombeline

    Merci de nous faire partager ton expérience. Je n’ai pas eu de cancer mais je fais l’expérience de la maladie depuis quelques années (diagnostic d’endométriose il y a cinq ans et avc il y a six mois). Il est vrai que la maladie nous fait perdre l’insouciance de notre jeunesse (j’ai 32 ans), elle nous rappelle la finitude de la vie, et la nécessité d’en profiter !

    répondre

  • […] Juliette raconte comment elle a appris qu’elle avait un cancer du sein. Dans le second article, Journal de cancer #2 : mastectomie et “guérison”, elle explique avec simplicité mais beaucoup d’émotions comment elle a vécu la perte de son […]

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