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L’allaitement : mon histoire, mes conseils et mes réponses à vos questions

Louison a fêté ses un an il y a quelques jours. Et nous avons fêté nos un an d'allaitement... le surlendemain ! Pour marquer le coup, j'avais envie de revenir par ici pour vous raconter notre histoire d'allaitement, pourquoi ce petit décalage dans les dates, et répondre à toutes les questions que vous m'avez posé sur Instagram.

allaiter partout
allaitement cabine d'essayage

Je précise avant toute chose que je suis bien évidemment pour la liberté de chaque parent de nourrir son enfant comme il le souhaite (enfin, pas avec des frites s'il a trois mois, on se comprend ^^). Je suis néanmoins persuadée que l'allaitement est la meilleure chose qui soit pour un bébé, ne vous offusquez donc pas si mon propos vous semble un peu militant parfois ;)

Je ne juge aucun parent ; je juge en revanche la politique actuelle en matière d'allaitement, les professionnels de santé pas assez formés sur le sujet et les industriels qui ont réussi à faire du lait en poudre la "norme". Voila, c'est dit ^^

 

Mon rapport à l'allaitement

Il y a encore quelques années, je n'imaginais absolument pas allaiter mon futur enfant. Je ne m'étais pas franchement posée la question : autour de moi, j'avais principalement des exemples de bébés nourris au biberon. L'allaitement me paraissait être quelque chose de très "animal", pas fait pour moi. À mes yeux, la "norme" était le biberon, et l'allaitement l'exception. Je n'ai moi-même pas été allaitée. Et j'ai grandi dans une région (les Hauts de France) où le taux d'allaitement est l'un des plus bas de France - la France elle-même ayant un taux d'allaitement parmi les plus bas au monde. Bref, pour résumer : c'était pas gagné !

Mon regard a commencé à changer grâce à Instagram. Je suivais le compte de Noemi Ferst, qui a eu une petite fille et qui postait des photos magnifiques de son allaitement (non mais regardez ça <3), avec le hashtag #NormalizeBreastFeeding : ça m'a interpellée. Puis, j'ai pris un goûter avec Julia et son petit Sami. Il a eu faim, elle l'a mis au sein ce qui l'a apaisé immédiatement. Encore une fois, j'ai trouvé ça beau, et finalement beaucoup plus "normal" que de mélanger de la poudre et de l'eau dans une bouteille en plastique.

Je me suis dit aussi que c'était quand même beaucoup plus facile : le lait est toujours disponible, prêt immédiatement, à bonne température... ça me semblait idéal si on partait en voyage avec notre bébé ;)

Ces deux femmes m'ont vraiment permis de cheminer, de changer de regard et, lorsque je suis tombée enceinte, je me suis dit que moi aussi j'aimerais allaiter.

J'ai commencé à me renseigner pour me sentir prête le jour J - j'ai notamment lu le livre de la Leche League, L'art de l'allaitement maternel, qui a achevé de me convaincre. Spoiler : comme vous le verrez ci-dessous, aucun livre ne suffira à vous préparer comme il le faut ;)

Notre histoire d'allaitement - des débuts compliqués

Louison est né un dimanche soir à 19h10 et j'ai fait ce qu'on appelle "la tétée d'accueil". Le voir ramper jusqu'à mon sein et le sentir téter sont des souvenirs merveilleux qui me mettent la larme à l'œil systématiquement. Cet instinct de survie, la façon dont la nature est parfaitement faite... j'ai trouvé ça incroyable.

Puis il a rapidement été emmené en couveuse, quelques dizaines de minutes : l'accouchement avait été un peu fatiguant pour lui et il avait avalé du liquide amniotique teinté. Une fois de retour dans notre chambre, j'ai passé une grosse partie de notre première nuit à le tenir bien droit contre moi, pour l'aider à recracher le liquide qu'il avait avalé, il avait besoin de récupérer et n'avait pas envie de téter.

Puis, au petit matin, il a commencé à montrer des signes de faim : il était temps de vraiment démarrer l'allaitement, j'étais heureuse et excitée à l'idée de tout ce que nous allions vivre !

J'appelle une puéricultrice pour qu'elle m'aide à bien le positionner mais personne ne vient, le personnel est débordé, la maternité est pleine à craquer. Je décide donc de le mettre au sein moi-même, en essayant de me souvenir de tout ce que j'avais lu dans mon bouquin, et sur internet. Je sais qu'une mauvaise position peut entrainer des crevasses donc je m'applique du mieux que je peux. Sauf que... ce n'est vraiment pas la même chose de voir des photos dans un manuel et de se retrouver avec un nouveau-né dans les bras, de ne pas savoir comment le manipuler sans lui faire mal. Je n'avais jamais tenu un bébé dans mes bras avant ce jour... Je fais tout de travers, et après une ou deux tétées... j'ai affreusement mal :/

On est ensuite appelés en pouponnière pour que les puéricultrices nous montrent comment s'occuper d'un bébé et j'en profite pour leur dire que j'ai des douleurs et que je n'arrive pas à bien positionner Louison. Une puéricultrice me montre mais le mal est fait, les premières tétées ont abîmé mes seins, la douleur est insupportable et je saigne. Elle essaye avec des bouts de sein en silicone, censés me soulager, mais ça me fait toujours aussi mal.

Et là, mon pire souvenir de ce séjour à la maternité : la puéricultrice m'annonce, avec énormément de gentillesse et de compassion, que je ne vais pas pouvoir allaiter. Ma peau est trop claire, donc trop fragile, et il vaut mieux arrêter là. Elle me propose donc de donner un biberon à Louison car il a faim et j'accepte.

C'était un moment vraiment très dur, j'ai fondu en larmes, j'étais tellement déçue et triste.

Mais à ce moment là, je ne veux pas que mon fils ait faim, je suis exténuée par l'accouchement, j'ai mal partout, donc je repars dans ma chambre les bras chargés de biberons. Je me dis que la puéricultrice a sans doute raison, c'est son métier après tout, et puis les autres mamans avaient l'air d'allaiter facilement, sans douleur, donc il se peut que je sois une exception. J'avais beau avoir en tête tous les arguments du livre, à ce moment là, je n'ai pas la force de lutter.

Je donne donc du lait artificiel à mon fils tout le lundi après-midi, et pendant la nuit. Nuit pendant laquelle je ne dors absolument pas : j'en profite pour éplucher des forums sur l'allaitement, je lis des articles de la Leche League... et je me rends compte que beaucoup de mamans sont passées par là. Que la douleur les premiers jours est fréquente. Que les crevasses, ça se soigne. Qu'il n'est pas trop tard pour nous redonner une deuxième chance.

J'échange aussi beaucoup avec Emilie par messages privés, elle me donne plein de conseils et me soutient énormément.

Le lendemain matin, je retourne en pouponnière. Et je tombe sur une puéricultrice incroyable. Je lui explique ce qu'il s'est passé la veille, je lui dis que je tiens énormément à allaiter Louison, que je veux réessayer. Elle prend tout en main, elle me rassure, me dit qu'il n'y a pas de problème, que des solutions. Qu'on va reprendre à zéro, et qu'on va y arriver. J'échange avec d'autres mamans en train de donner le sein dans la pouponnière et toutes me disent avoir des douleurs. Moi qui pensais être la seule, ça me "rassure".

Elle me redonne des bouts de sein (j'en reparlerai plus bas), elle me prête un tire-lait (pour compenser l'absence de tétées des premières 24 heures et stimuler au maximum), me conseille d'acheter des coquillages d'allaitement (bénis soient ces petits objets magiques). Elle m'installe Louison correctement et là... miracle, il tête et la douleur est bien plus supportable. J'allaite mon fils et c'est magique <3

(c'est une photo de ce moment, je l'adore)

allaitement conseils

L'allaitement au fil du temps - le bonheur (et quelques difficultés)

De retour à la maison, je continue à allaiter avec les bouts de sein et, même si c'est fastidieux, ça va un peu mieux chaque jour. Il me faudra environ 1 mois pour que les douleurs et la sensibilité disparaissent complètement.

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Aparté sur les bouts de sein

Assez rapidement, je suis allée consulter une spécialiste en lactation à la maternité, qui m'a aidée à trouver la meilleure position pour Louison et moi, ce qui m'a permis de retirer les bouts de sein. Une bonne position = pas de douleurs !

C'est important de les retirer pour plusieurs raisons : bon, déjà, c'est un peu galère, il faut les emmener avec soi, les nettoyer. Les mettre en place quand vous avez de la visite ou que vous êtes dans la rue (ce n'est pas très discret)... Ça gâche aussi un peu le contact direct avec votre bébé, il y a ce bout de plastique entre vous. Et, surtout, ça présente plusieurs risques : votre bébé peut désapprendre à téter correctement, ça peut modifier sa succion. Et comme le sein est également moins bien stimulé, vous pouvez, au bout de quelques temps, avoir une baisse de lactation !

Bref, de mon côté, je sais que ça m'a aidée à franchir le cap des premiers jours, j'aurais sans doute arrêté sans, mais mieux vaut s'en passer si vous le pouvez.

Fin de l'aparté

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Ensuite, tout a plutôt bien roulé !

Louison prenait du poids, j'étais de plus en plus à l'aise, j'ai commencé à lâcher prise (j'ai arrêté de noter les heures de tétées, le sein donné, dans quelle position...) et à en profiter pleinement.

Et je n'ai tellement pas regretté d'avoir persévéré !

Ces moments rien qu'à nous, pendant lesquels il me caresse le flanc de sa petite main. Son sourire heureux quand il a terminé de téter. Ses éclats de rire, parfois, pendant les tétées <3 La fierté de le faire grandir avec le sentiment de lui donner ce qu'il y a de meilleur pour lui... et de m'être battue pour ça.

La maternité n'est pas une chose évidente pour moi, je trouve ça aussi merveilleux que difficile. Allaiter m'a aidée à me sentir pleinement maman, à trouver ma place auprès de mon fils. C'est très personnel et toutes les mamans n'auront pas besoin d'allaiter pour ressentir ça mais de mon côté, ça m'a grandement aidée.

Je m'étais fixée un objectif de 6 mois d'allaitement et puis... je m'étais tellement battue et les choses devenaient si simples et naturelles que j'ai décidé de continuer !

Pour combien de temps ? Je ne sais pas encore si j'irai jusqu'au sevrage naturel (c'est-à-dire le moment où l'enfant décide de lui même d'arrêter de téter, ce qui peut arriver entre 2,5 ans et 7 ans) : je pense qu'à un moment donné, si ça dure trop longtemps, je souhaiterai passer à autre chose... Je pense que j'aimerais, dans l'idéal, arriver à un sevrage induit : l'enfant décide d'arrêter de téter un peu plus tôt car ses besoins en lait sont comblés par d'autres apports (yaourts, fromage etc) et qu'il est bien diversifié. L'avenir nous dira comment ça se passe : je sais maintenant qu'en matière de maternité, on ne peut pas prévoir à l'avance ce qu'il va se passer :)

Tout ne s'est pas fait sans encombre au cours de tous ces mois. La prise de poids de Louison a très fortement ralenti, ce qui m'a poussée à retourner voir une consultante en lactation. On a mis en place un programme pour relancer ma lactation. Puis, voyant que son poids ne décollait pas, je suis allée voire une autre consultante, qui a diagnostiqué un frein de langue à Louison. Je suis donc allée voir un ORL qui lui a coupé le frein de langue (ouch...). Son poids n'a toujours pas décollé. J'ai beaucoup culpabilisé, puis, après avoir fait quelques examens pour vérifier qu'il n'avait pas de problème de santé, j'ai décidé de lâcher prise et de lui faire confiance (et à moi aussi). Depuis que j'ai arrêté de stresser et de le faire peser, ses joues se sont renflouées et ses petits cuissots aussi. Pas encore assez mais ça viendra !

Les bienfaits de l'allaitement

On pourrait écrire un roman sur les bienfaits de l'allaitement. Mais, à mes yeux, c'est :

- un prolongement de la grossesse, on fait grandir notre enfant grâce aux super pouvoirs de notre corps ;

- le meilleur aliment possible pour son bébé, un lait qui évolue sans cesse pour répondre à ses besoins : plus aqueux et hydratant le matin, plus gras et rassasiant le soir ; il évolue dans le temps aussi, au fur et à mesure que l'enfant grandit ; il contient de la mélatonine la nuit pour aider votre bébé à se rendormir plus vite ; il est antiseptique et fait des miracles sur plein de bobos ;

- des bienfaits à long terme : les enfants allaités ont moins de risques de souffrir d'obésité, ont un QI plus élevé (c'est fou non ?), moins de problèmes de vue, moins de risques de souffrir d'une leucémie ou de diabète... ;

- le truc magique pour calmer et apaiser son bébé ;

- plein de bienfaits pour la maman également : les tétées aident l'utérus à se remettre en place plus rapidement après l'accouchement, l'allaitement réduit les risques de cancer du sein, des ovaires et de l'utérus. Les tétées libèrent des hormones diminuant le risque de dépression post-partum, le stress et l'anxiété. Une maman allaitante a également un sommeil plus réparateur, à nouveau grâce aux hormones.

- le petit plus, c'est que l'allaitement est écologique. Pas d'emballage, pas de transport, moins d'élevage...

Il y en a des tas d'autres mais cet article deviendrait interminable (il l'est déjà ahah).

Les "inconvénients" de l'allaitement

J'ai eu envie des dizaines de fois d'arrêter d'allaiter car, parfois, il faut quand même l'avouer, c'est DUR !

Voici ce qui, pour ma part, a été compliqué pour moi :

- j'ai eu du mal à assumer seule la responsabilité de la prise de poids de notre fils. Quand la courbe était bonne, j'étais extrêmement fière de moi. Mais quand elle a commencer à sévèrement fléchir, j'ai beaucoup culpabilisé, je ne me suis pas sentie à la hauteur, et j'ai trouvé ça vraiment difficile de me sentir "coupable" de ça.

- pendant les premières semaines, voire les premiers mois, il est très difficile de se séparer de son bébé, qui a besoin de téter très régulièrement. On parle, au démarrage, d'environ 12 tétées par 24 heures. Sachant qu'une tétée peut prendre 15 minutes ou 1 heure, le tout multiplié par 12, autant vous dire que vous avez l'impression de ne faire QUE ça. Certaines femmes arrivent à gérer, elles tirent assez rapidement leur lait et délèguent au papa. De mon côté, j'ai eu du mal à le faire, et parfois, j'aurais aimé pouvoir m'évader pendant deux ou trois heures pour prendre l'air. (ou même déléguer pendant une nuit, pour me reposer un peu).

Ce sont les seuls inconvénients pour moi :)

Je ne suis pas du tout fan du discours "Quand la maman allaite, le papa est exclu" : il y a 1000 autres choses à partager avec un bébé, qui n'est pas juste un petit estomac sur pattes. Ici, Gaëtan a beaucoup porté Louison en écharpe pour l'endormir par exemple, il lui donne souvent le bain, le petit déjeuner et le goûter, c'est le roi du changement de couches, ils jouent, dansent, chantent, se promènent ensemble...

Mes indispensables pour l'allaitement

J'utilise bien le "mes" car ces indispensables varieront d'une femme à l'autre, et que techniquement, pour allaiter, on n'a besoin que de ses seins et de son bébé.

- Des brassières souples

Je n'ai pas acheté de soutien-gorge d'allaitement, mais uniquement plusieurs brassières souples chez Monoprix (j'ai une toute petite poitrine donc ce conseil ne s'appliquera pas à toutes). J'ai pris ce modèle. L'avantage, c'est que c'est extensible, et on peut donc facilement sortir son sein !

- Des t-shirts d'allaitement

J'ai fait sans pendant un moment car je trouvais les fringues d'allaitement très moches ! Mais j'en avais un peu marre de montrer mon ventre au monde entier quand je soulevais mon t-shirt (problème compensé par l'achat de débardeurs très extensibles que je mettais sous le t-shirt, ce qui peut être une solution).

Et puis est arrivée Tajine Banane, une marque française qui propose des t-shirts pratiques et jolis, fabriqués au Portugal, imprimés à la Rochelle, dans un tissu ultra doux. Ils s'ouvrent sur le côté avec des boutons, ce qui permet d'allaiter de façon extrêmement discrète (même dans le porte-bébé : je le fais parfois quand on rentre de chez la nounou, les gens n'y voient que du feu).

L'ouverture est bien cachée donc quand vous n'allaitez pas, vous avez juste l'air de porter un beau t-shirt ;) Et le bonus : la créatrice Ali est adorable, ça fait plaisir de savoir qu'on donne son argent à des gens géniaux, plein de belles valeurs.

Je porte le modèle Open Bar sur la photo (j'ai des cernes de panda, aussi) et j'ai trois autres t-shirts de la marque. C'est bien simple, je ne porte plus QUE ça (même quand Louison est chez la nounou car c'est aussi ultra pratique pour tirer son lait).

beaux vêtements d'allaitement

- Les coquillages d'allaitement

Ils ne m'auront pas été utiles très longtemps (environ un mois) mais qu'est-ce-qu'ils m'ont soulagée ! Je peux dire qu'ils sont sauvé mon allaitement.

Il s'agit de coquillages en nacre, qu'on pose sur ses tétons entre chaque tétée, avec un peu de lanoline ou de lait maternel. L'effet froid fait un bien fou, et le milieu humide aide à la cicatrisation. Il faut cependant ne pas les porter 24 heures sur 24, et bien les nettoyer, pour éviter l'apparition d'une mycose. On a acheté mes coquillages dans une boutique à côté de la maternité, ils sont de la marque Bébé Nacre.

- La lanoline

C'est une crème très grasse et très collante (il s'agit de "graisse de laine", donc un produit d'origine animale - attention si vous êtes vegan) ultra efficace contre les crevasses. C'est un peu cher mais une toute petite dose suffit (j'avais acheté deux tubes, j'ai à peine entamé le premier). Je pense que ça peut être pas mal d'en emmener avec soi à la maternité ! L'avantage : c'est "comestible", pas besoin de se nettoyer les tétons avec la tétée. J'ai acheté la mienne sur Amazon, j'ai choisi la marque Medela (spécialisée dans l'allaitement, ils ont des super tire-lait).

- Le tire-lait

Pas forcément indispensable, tout dépend de votre projet d'allaitement ! De mon côté, j'ai loué un tire-lait électrique à plusieurs reprises, pour rebooster ma lactation, et aussi pour tirer mon lait quand Louison a commencé à aller chez une assistante maternelle. La location est remboursée par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance. J'ai loué mon tire-lait sur Internet, sur le site Suckle. Vous le recevez super rapidement (le lendemain en général).

J'ai aussi acheté un petit tire-lait manuel, pour tirer de manière occasionnelle. J'ai choisi un Medela, encore une fois, car ils ont très bonne réputation. Depuis que j'ai rendu mon tire-lait électrique, je tire uniquement avec celui-là pour la nounou.

À noter : il est extrêmement important d'avoir des téterelles de la bonne taille ! Sans cela, le tirage peut-être inefficace voire douloureux. Les loueurs ou pharmacies fournissent une taille standard, qui est loin d'être adaptée à tout le monde. Il est possible de mesurer ses tétons grâce à des réglettes que vous trouvez en ligne et de commander des téterelles adaptées, sur Amazon par exemple (de la marque de votre tire-lait ou de la marque Maymom par exemple, qui propose des toutes petites tailles - j'ai commandé les miennes sur Amazon UK car il y avait plus de choix).

- Le coussin d'allaitement

Il m'a été indispensable au démarrage mais je ne l'utilise plus du tout maintenant. J'ai acheté un coussin de la marque Red Castle pendant ma grossesse, il m'a aidée à bien dormir avec mon énorme ventre, et ensuite à bien me caler pour allaiter Louison. Maintenant que je suis à l'aise, je me cale avec n'importe quel accoudoir ou coussin et ça fait l'affaire.

- Des contenants alternatifs au biberon

Sans rentrer dans trop de détails, il est plutôt déconseillé de donner des biberons aux bébés allaités (que ce soit du lait en poudre ou son propre lait, tiré) car il y a un risque de confusion entre le sein et la tétine. En gros, votre bébé peut préférer le biberon (car ça coule plus vite, c'est plus "facile") ou complètement désapprendre à téter car la technique de succion n'est pas du tout la même. Ça n'est pas systématique mais ça peut arriver et beaucoup de mamans ont dû arrêter leur allaitement à cause de ça : le bébé s'énerve au sein, ne veut plus téter, relâche le téton sans arrêt, ne sait plus téter et donc mord le sein ou provoque des douleurs... Bref, il existe plein d'autres moyens de donner à manger à un bébé : le gobelet (le bébé va lapper le lait), le DAL (dispositif d'aide à l'allaitement - un petit tuyau qu'on vient accrocher sur son sein ou sur son doigt), la seringue, la cuillère... et quand ils sont un peu plus âgés, la tasse à bec, la tasse 360... (on a opté pour la tasse 360, il l'utilise depuis qu'il a 6 mois environ).

- Les coussinets d'allaitement

Je termine par le plus glamour, j'ai nommé les coussinets d'allaitement (que Gaëtan appelle, très joliment, des couches de sein). Il en existe des jetables ou des lavables, et ils servent tout simplement à éponger les fuites de lait. Les femmes ne sont pas égales face à ces fuites - personnellement, quand j'allaite d'un sein, l'autre fuit quasiment systématiquement, donc je ne peux pas me passer de ces coussinets.

Et, j'ai un peu honte pour la planète, mais j'utilise des coussinets jetables (je n'ai pas trouvé de lavables qui me convenaient - je prends vos éventuelles recommandations) - je les achète sur Amazon, et le meilleur rapport qualité/prix que j'ai trouvé sont les Lansinoh.

Vos questions

J'ai repris ici toutes vos questions posées sur Instagram. Certaines vont me faire répéter certaines choses mais je trouvais important de répondre à chacune d'entre vous :) Ne lisez que ce qui vous intéresse et désolée si je radote !

A partir de quand as-tu tiré ton lait ?
J’ai commencé à tirer mon lait à la maternité, pour aider à la montée de lait suite à la mise en place difficile de mon allaitement. Ensuite, j’ai tiré mon lait vers les 6 mois de Louison, pour rebooster ma lactation. Et ensuite, à ses 8 mois, quand il a commencé à aller chez la nounou. Normalement, on conseille aux femmes de ne pas tirer leur lait avant les six semaines de leur bébé, pour ne pas perturber la mise en place de la lactation. Quant à la volonté de faire du “stock” pour sa reprise du travail, je pense qu’il n’est pas forcément nécessaire de s’y prendre à l’avance : de mon côté, je tire du jour pour le lendemain, quand Louison va chez sa nounou. Il y va trois jours par semaine : je tire le lundi le lait qu’il boit le mardi, le mardi le lait qu’il boit le jeudi, et le jeudi le lait qu’il boit le lundi.

Comment fais-tu pour réchauffer ton lait ?
Louison boit son lait froid, sorti du frigo. Sinon, avant, je passais son gobelet sous l’eau chaude. Si votre bébé aime votre lait à température du corps, le bain-marie est recommandé il me semble. Surtout pas de micro-ondes.

Louison acceptait-il facilement le biberon ?
Louison n’a jamais eu de biberon depuis qu’on est passé en allaitement exclusif, quand il a eu environ deux semaines. J’ai trop peur de la confusion sein/tétine ! Il a bu très rapidement à la tasse 360 !

Ton conjoint semble te soutenir dans ton allaitement long, quelles sont ses motivations ?
Je vais lui laisser la parole sur cette question :)

Gaëtan : il y en a plusieurs ! La première c’est surtout que j’encourage Juliette dans ce qu’elle sent être le mieux pour Louison. Et c’est vrai que la tétée est un moment de tendresse particulière, que je trouve très chouette. Aujourd’hui Louison sait manger autre chose bien sûr, mais je vois bien qu’il a encore besoin du lait maternel en plus du reste, ça se ressent assez aisément. Pourquoi le lui en priver ? Par norme sociale ? Parce que c’est la honte de sortir le boob pour nourrir son enfant ? Bah non en fait, c’est plutôt une fierté je trouve. Je ne comprends pas non plus les parents qui trouvent que l’allaitement exclut le père, c’est être totalement à côté de la plaque. La relation ne passe pas que par le lait, pour ma part j’ai d’autres moments privilégiés avec mon fiston, que j’ai créés (des blagues récurrentes qu’il me réclame, par exemple, sur lesquelles je cède facilement avant qu’il ne devienne ado et m’envoie balader ^^). Et je lui donne évidemment à manger aux nombreux autres repas. Je sors un peu du sujet mais donc tout ça pour dire que l’allaitement n’est qu’une toute petite partie de la relation parent-enfant et j’y contribue d’ailleurs : parfois c’est moi qui détecte sa faim et suggère à Juliette une petite tétée.

Juliette : Ahah Gaëtan est encore plus militant que moi ♡

As-tu eu des modèles, des personnes sur lesquelles t'appuyer si besoin ?
J’en ai parlé plus haut, j’ai beaucoup échangé en messages privés sur Instagram avec ma copine Emilie à la maternité. Ensuite, j’ai fait appel à deux consultantes en lactation et je recommande notamment le centre d’allaitement de Véronique Darmangeat à Paris. Préférez une consultante certifiée IBCLC, elles ont une vraie qualification, vous pouvez trouver leurs coordonnées sur ce site : http://consultants-lactation.org/ Et je me suis inscrite dans beaucoup de groupes Facebook dédiés à l’allaitement – certains sont parfois un peu “too much” je trouve mais on y apprend pas mal de choses. Mon préféré car le plus bienveillant à mes yeux est celui des tire-allaitantes bienveillantes.

Pas de question, juste la nostalgie de leur petite main qui me caresse pendant qu'ils têtent
Oh oui… Ce sont des moments vraiment privilégiés !

Comment continuer l'allaitement tout en reprenant le travail ? Quels sont nos droits ?
J’ai la chance d’être freelance et j’ai beaucoup réduit mon activité depuis la naissance de Louison (pas vraiment par choix mais je n’ai pas réussi à faire autrement pour le moment) donc je n’ai pas été confrontée à cette question. Mais a priori, pour les salariés “classiques”, pendant un an, votre entreprise doit vous laisser 1 heure par jour (pour tirer votre lait ou aller nourrir votre enfant) et vous fournir un local où le faire (pour le tirage du lait). Cette heure n’est pas rémunérée, mais ça dépend ensuite de chaque convention collective… Internet et votre responsable RH sauront mieux vous renseigner :)

As-tu été soutenue à la maternité ?
Pas suffisamment je trouve… Heureusement que je suis tombée sur la puéricultrice géniale et adorable, car le reste du personnel ne m’a pas du tout aidée, au contraire. Entre celle qui m’a dit que je n’y arriverai pas, celle qui a jeté mon colostrum tiré pendant 20 minutes au tire lait (sous prétexte qu’il n’y en avait pas assez, ça ne servait à rien…), celle qui m’a ri au nez quand j’ai évoqué un éventuel problème de frein (détecté 7 mois plus tard donc)… Bref, si je suis contente de mon accouchement, je n’ai vraiment pas apprécié mon séjour à la maternité.

Quels sont les problèmes que tu as rencontrés et comment les as-tu résolus ?
J’en ai déjà beaucoup parlé au-dessus : prise de poids lente, crevasses, frein de langue… Mes solutions : conseillères en lactation (vraiment, ça aide énormément), des échanges en privé avec des mamans allaitantes sur Instagram, et aussi beaucoup beaucoup de lectures sur le site de la Leche League. Je me suis aussi inscrite dans des groupes Facebook privés. Je recommande notamment celui des Tire-allaitantes bienveillantes, qui m’a semblé être le plus bienveillant justement (certains groupes sont assez “extrêmes” sur certains sujets, ça peut faire douter plus qu’autre chose).

As-tu eu recours à une conseillère en lactation ?
Oui, à trois reprises : une fois à la maternité quelques jours après mon accouchement ; une fois pour les 6 mois de Louison, j’ai rencontré Carole Hervé qui a été très à l’écoute et qui m’a aidée à rebooster ma lactation ; et un peu plus tard, Véronique Darmangeat, chez qui j’ai fait couper le frein de langue de Louison et que j’ai revue ensuite pour faire un point sur la prise de poids toujours lente de Louison. Je le conseille vraiment car ça permet de reprendre confiance en soi, de vérifier les positions, la succion du bébé, les freins de lèvre ou de langue. Privilégiez une consultante certifiée IBCLC.

As-tu changé ton alimentation ?
J’ai testé un régime sans protéines de lait de vache pendant un peu plus de trois semaines car on suspectait une allergie chez Louison. En dehors de ça, je n’ai rien changé à mon alimentation ! J’ai par ailleurs continué à prendre mes vitamines de grossesse. Certaines femmes remarquent que leur bébé digère moins bien quand elles ont mangé tel ou tel aliment (des choses pimentées, du chou, etc) mais de mon côté, à part un petit doute sur l’oeuf, je n’ai jamais rien remarqué.

Comment as-tu géré la douleur ?
Avec un combiné coquillages d’allaitement + lanoline + bouts de sein en silicone. J’ai eu mal puis eu les tétons sensibles pendant un mois. L’important étant surtout de trouver la meilleure position pour soi et son bébé : c’est la garantie de ne plus avoir de douleur (sauf problème de succion chez le bébé, ou muguet etc).

Qu'est-ce-que tu trouves le plus dur dans l'allaitement ?
Comme je le disais plus haut, c’est le fait de ne pas pouvoir déléguer, surtout au début. C’est un vrai don de soi, d’allaiter : on est disponible à 100% pour son enfant, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Notre corps, qui l’a porté pendant 9 mois, continue à oeuvrer pour le faire grandir : c’est beau mais ça peut aussi être fatiguant, physiquement mais aussi moralement quand on a envie de se retrouver. Au début, j’avais l’impression de ne faire QUE ça. Je courais dans la douche entre deux tétées, je mangeais à des heures improbables, j’avais mal… Mais tout ça passe, et les choses deviennent de plus en plus faciles !

Comment gères-tu la séparation ? A quel âge as-tu commencé, pour combien d'heures par jour ?
Louison a commencé son adaptation chez une assistante maternelle en janvier, il avait 8 mois et demi. Il y va trois jours par semaine, pendant 8h30 par jour. Au début je tirais mon lait trois fois par jour, puis deux fois, et maintenant j’en suis à un seul tirage. Je fournis mon lait à la nounou, elle lui donne dans une tasse 360. Il boit environ 200 ml en mon absence, sachant qu’à son âge (13 mois), il pourrait normalement se passer de lait en journée car il est diversifié et tête à volonté quand il est avec moi.

Les erreurs que tu ne referas pas ?
Ne pas me faire confiance. C’est la plus grosse erreur que j’ai commise au départ. Et attendre trop longtemps avant d’aller voir une consultante en lactation certifiée IBCLC. Si on a un deuxième enfant, je pense que j’irai en voir une dans les premières semaines de vie de mon bébé, pour vérifier les freins de lèvre et de langue, vérifier sa succion, et (re)prendre confiance. Même si tout va bien mais histoire de bien lancer les choses.

Comment gères-tu les remarques désobligeantes sur l'allaitement long ?
J’ai la chance de ne pas en avoir trop souvent. Déjà, Louison est un petit format donc il peut passer pour plus petit qu’il ne l’est ;) Ma nounou est complètement pro-allaitement donc c’est cool, elle garde un autre petit garçon de bientôt 3 ans qui est toujours allaité. Les professionnels de santé sont partagés, j’ai une sage-femme qui me félicite pour mon parcours, mais un pédiatre qui me demande s’il tétera jusqu’à ce qu’il ait de la barbe (ahah, tellement drôle)(j’ai changé de pédiatre depuis). Les remarques peuvent venir de mes proches, souvent je les ignore ou je reste évasive… Ca ne regarde personne d’autre que Louison, moi et son papa.

J'allaite aussi depuis deux semaines <3 Soutien-gorge pendant la nuit ou pas ?
Félicitations :) Je garde mes brassières la nuit, avec mes coussinets pour éviter les fuites. Il ne faut surtout pas de soutien-gorge qui serre trop, ça peut causer des engorgements.

Comment gérer les montées de lait en dehors et pendant la tétée ?
Coussinets d’allaitement en permanence ! Sinon, appuyer sur le sein pendant quelques secondes peut empêcher le lait de couler (ça marche une fois sur deux pour moi ^^).

Faut-il faire le rot ? Comment gérer le reflux ?
Les avis concernant le rot sont partagés, certains disent que ce n’est pas nécessaire car l’enfant n’avale pas d’air au sein. Personnellement, Louison tétait mal donc je lui faisais faire un rot quand même. Maintenant il n’en a plus besoin. Pour le reflux, on a passé de nombreuses nuits assis dans le lit, avec Louison qui dormait sur nous, c’était la seule façon pour lui d’être soulagé du reflux. Il est depuis sous traitement (Inexium) qui a changé sa vie (et la notre) – j’espère l’arrêter bientôt…

Est-ce que tu t'occupes pendant la tétée et comment ?
Quand Louison est réveillé, j’essaie d’interagir avec lui, je lui parle, je joue avec sa main etc. Quand il tête endormi, je passe beaucoup de temps sur mon téléphone – réseaux sociaux ou Netflix… Je n’aime pas trop à cause des ondes mais bon, je m’ennuie sinon ^^ Le soir, souvent, Louison s’endort au sein et on regarde une série sur l’ordinateur avec Gaëtan.

Est-ce que tu l'allaites jusqu'à ce qu'il s'endorme ?
Oui ! Pour la sieste et le soir aussi… Louison a beaucoup de mal à trouver le sommeil autrement ! Je sais qu’il faudrait a priori éviter d’associer repas et sommeil mais au bout d’un moment, on a arrêté de lutter – il s’endort apaisé et je me dis que s’il en a besoin… Chez la nounou, il arrive à s’endormir autrement. Il s’endort parfois aussi en portage quand on se promène. Mais chez nous, rien n’y fait.

Ma fille a trois mois et j'aimerais l'allaiter un an, mais j'ai peur de manquer de lait à un moment donné.
Il n’y a pas de raison, tant que tu allaites à la demande :) Et que tu tires ton lait si tu reprends le travail bientôt, pour entretenir ta lactation et éviter les engorgements. Si tu as des craintes, n’hésite pas à voir une consultante en lactation.

Comment gérer la fatigue et la douleur quand bébé demande une tétée presque toutes les heures ?
Ici c’est le cododo qui nous a sauvés. On s’y est mis tard – jusqu’à 8 mois, Louison dormait dans un berceau collé à notre lit. Ce dernier devenait trop petit et dangereux, on se demandait comment on allait gérer la suite car il refusait catégoriquement de dormir dans son lit à barreaux. Et puis un jour, on est partis en week-end, il n’arrivait pas à dormir dans son lit parapluie, il était près d’une heure du matin, j’étais épuisée et je l’ai mis dans notre lit. Il a dormi 5 heures d’affilée, le miracle ^^ Bref, une fois rentrés chez nous, on l’a pris avec nous dans notre lit (en respectant les règles de sécurité ! pas d’oreiller, pas de couette, un matelas ferme etc) et ça a changé ma vie. J’étais beaucoup moins fatiguée, je lui donnais le sein la nuit dans un demi-sommeil, tout le monde était plus serein. On m’a beaucoup dit que je lui donnais de mauvaises habitudes, je me suis rassurée en me disant que dans énormément d’autres pays, les enfants dormaient avec leurs parents : la norme est toute relative selon l’endroit où on se situe sur terre ;) Les Japonais sont semble-t-il choqués de découvrir que les bébés occidentaux dorment dans des chambres séparées. Bref, ça c’était jusqu’à il y a quelques jours, où on a opté pour un lit au sol dans sa chambre. On a d’abord dormi avec lui dans sa chambre, et puis on a vu qu’il s’y sentait bien et il dort donc seul désormais – je monte lorsqu’il se réveille pour manger (il tête encore en moyenne deux fois par nuit), il se rendort aussitôt et je redescends dans notre chambre, un étage en-dessous.

Pour la douleur, ce n’est pas normal d’avoir mal, donc il faut explorer pourquoi : mauvaise position, frein de langue, muguet… Après, effectivement, quand la tétée dure des plombes, le téton peut être sensible, c’est désagréable mais ce n’est pas censé être douloureux.

Voila, j'espère que cet article vous aura éclairé.e.s ou aidé.e.s, n'hésitez pas à me poser toutes vos questions en commentaires, j'essaierai d'y répondre dans la mesure de mes toutes petites connaissances sur un sujet complexe et passionnant :)

L’allaitement : mon histoire, mes conseils et mes réponses à vos questions
46 commentaires

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  • Merci pour cet article super intéressant et d’avoir répondu à mes questions !
    J’allaite également depuis maintenant 6 semaines et c’est vraiment enrichissant d’avoir l’expérience de quelqu’un d’autre!!
    Ces moments sont vraiment précieux et je ne veux pas arrêter de sitôt!

    répondre

    • Merci à toi pour ton commentaire :) Ravie de voir que ton allaitement se passe bien <3 Si j'étais un groupe FB, je te souhaiterais une belle aventure lactée (j'adore leur vocabulaire mais ça ne me ressemble pas ^^) donc je vous souhaite simplement plein de bonheur et de beaux moments de tendresse partagés !

      répondre

  • Super article sur l’allaitement ! Et cette photo de la 1ère tétée sereine entre vous 2, je la trouve super émouvante ! De très beaux souvenirs pour moi aussi, ça a été plus facile pour mon 2e que pour ma 1ère, le lâcher-prise est important en effet. Bonne continuation à vous 2 ;-)

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    • Merci beaucoup :) J’imagine qu’on se fait + confiance quand c’est son deuxième : on sait de quoi on est capable ! J’étais tellement paumée à la maternité, je ne savais pas quoi faire de ce petit être si mignon mais qui me semblait si fragile <3

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  • Il est super ton article! Hyper complet je trouve, et c’est intéressant de connaître les histoires des autres mamans :)
    Les caresses des tétées, c’est une des expériences les plus douces du monde!
    Brassières ici aussi, même avec une grosse poitrine c’est tellement plus pratique que les soutifs je trouve, ca laisse la possibilité de prendre ou perdre une taille. Et team fuites également, même après 15 mois 😅
    Félicitations pour avoir eu le courage de continuer et pour ce beau parcours!

    répondre

    • Merci beaucoup ! Venant de toi, ça me rassure, c’est un sujet tellement complexe, c’est difficile de tout aborder sans dire trop de bêtises :)

      C’est bon à savoir pour les brassières ! Je pensais qu’avec une grosse poitrine ça pouvait être moins confortable mais tant mieux !

      répondre

  • Merci Juliette pour cet article si complet ! J’accouche dans 1 mois environ maintenant et j’aimerais vmt allaiter mon petit garçon quand il sera là… La sage-femme qui m’a suivie pendant la grossesse a été top sur l’allaitement mais elle nous a clairement dit qu’il y a autant d’avis et de conseils que de professionnels de santé (et des avis plus ou moins bons)… Elle nous a donc conseillé de suivre notre instinct et de demander si vraiment on en avait besoin…
    Bref, j’aimerais bien allaiter au moins 6 mois mais avec la reprise du boulot j’ai peur ce que soit compliqué et je ne suis vraiment pas sure que mon chef soit partant pour me laisser tirer mon lait entre deux heures de classes 😂
    Au moins je sais que c’est possible avec ton témoignage et ça c’est précieux! Merciiiii !
    Bises
    Sarah

    répondre

    • Ta sage-femme a tellement raison !

      Au début je ne comprenais RIEN : on me donnait des conseils différents toutes les 5 minutes. Une sage-femme te dit de donner un seul sein par tétée, une autre te dit de donner les deux, une troisième va te conseiller d’utiliser ton coussin d’allaitement puis la quatrième va te demander de l’enlever… C’est HYPER déstabilisant ! Il faut faire le tri, s’écouter, faire comme on le sent, relâcher la pression aussi.

      Chaque bébé est différent, chaque maman aussi, et c’est ensemble que vous allez trouver ce qui vous convient à tous les deux :)

      Je te souhaite un bel allaitement et une belle rencontre avec ton bébé ! J’espère que tu arriveras à ton objectif – sache que tu as le droit avec toi en tous cas pour le tirage de lait, et c’est vraiment important si tu reprends le travail rapidement (sur les groupes FB, ils disent qu’une fois que ton bébé à 9 mois – 1 an, ta lactation est bien installée, tu n’es plus obligée de tirer la journée – ça dépend aussi de chaque maman mais comme tirer son lait n’est pas forcément ultra fun donc c’est bien de savoir que ça ne durera pas tout le temps ^^)

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  • plume.et.bambou

    Bravo pour cet article sincère et très complet ! Pour ma part j’ai allaité ma fille 4,5 mois, jusqu’à la reprise du boulot qui a mis fin à ma lactation (je ne souhaitais pas tirer mon lait au bureau). Je suis fière de l’avoir fait mais je l’ai fait avant tout pour elle ; moi j’en garde un souvenir doux-amer car je n’ai jamais ressenti cette “plénitude” dont parlent certaines et les côtés difficiles m’ont pesé. D’autant plus que ma puce avait d’importants soucis de coliques et reflux et dormait très peu… Si petit frère ou petite sœur il y a, je ne suis pas sûre d’avoir le courage de recommencer, du moins pas pour si “longtemps”. Je partage totalement ton point de vue sur le manque de formation des personnels soignants et surtout, surtout, sur le fait que chaque femme devrait se sentir complètement libre de choisir, sans jugement, ni d’un côté ni de l’autre, et sans idéaliser l’allaitement “si naturel donc si facile”…
    Merci pour tous tes articles et tes mots, j’aime beaucoup te lire :)

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    • Je comprends très bien, tirer son lait c’est déjà pas super marrant, mais alors au bureau… je n’ose même pas imaginer, c’est hyper contraignant. On n’est vraiment pas aidées en France, avec des congés mat tellement courts :/

      Et je comprends aussi le poids que ça représente, parfois, d’allaiter : tu as eu du courage de “tenir” 4 mois et demi si cela ne te convenait pas vraiment ! La pression est tellement forte sur les femmes je trouve : on juge celles qui choisissent le biberon, on juge celles qui allaitent “trop longtemps”, j’ai l’impression que peu importe les choix que l’on fait, les autres auront toujours leur mot à dire. Donc le principal est de faire les choix avec lesquels on se sent en accord, c’est ce qu’il y a de mieux pour nos bébés : une maman sereine et en phase avec elle-même ;)

      Et merci à toi pour ton commentaire :)

      répondre

  • Super article ! En effet, l’allaitement ce n’est pas toujours facile mais cela apporte tellement de bons moments avec son enfant…Je ne regrette pas d’avoir persévéré et d’avoir eu au final deux allaitements de plus de deux ans.

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    • Merci beaucoup :) Oui, comme tu dis, c’est difficile mais ça en vaut tellement la peine <3 Bravo à toi pour tes deux beaux allaitements !

      répondre

  • Merci pour cet article très complet ! J’allaite mon fils de 5 mois et je compte bien continuer encore quelques mois. Nous habitons en Italie et j’ai l’impression que l’allaitement est beaucoup plus fréquent ici qu’en France. Mon allaitement a bien démarré dès le début mais j’ai quand même souhaité rencontrer une conseillère de la leche league pour être sûre de faire correctement. Mon petit prend aussi peu de poids depuis quelques semaines, mon entourage m’a dit que mon lait n’était pas assez nourrissant (ce qui est totalement faux, à moins de souffrir de malnutrition, le lait d’une maman est parfaitement adapté à son enfant !) et heureusement, la pédiatre m’a rassurée : tant qu’il remplit bien ses couches plusieurs fois par jour, tout va bien. C’est tellement important d’être entourée de professionnels rassurants et qui s’y connaissent ! On entend tout et n’importe quoi, cela peut être décourageant quand on est une jeune maman. On ne le dira jamais assez, il faut se faire confiance !

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    • C’est vrai que la France est vraiment mal placée… Dans d’autres pays, c’est beaucoup plus fréquent / accepté / accompagné.

      Je compatis pour le lait pas assez nourrissant, une médecin généraliste me l’a encore dit ce matin… Heureusement elle n’a pas insisté, je crois qu’elle a compris que l’allaitement me tenait à coeur ;) Mais c’est vrai qu’on peut vite se laisser influencer et se décourager, c’est dommage que les mamans ne soient pas plus soutenues dans cette aventure !

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  • Merci infiniment pour ce partage si riche ! Avec ton expérience, tu permets de transmettre des messages et de détruire certains mythes de l’allaitement ! Alors merci pour ça !

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    • Merci beaucoup, je serais ravie si je pouvais aider ne serait-ce qu’une (future) maman à bien vivre son allaitement :)

      répondre

  • Ah Juliette, comme te lire me rend nostalgique. J’ai allaité Léon 6 mois et demi et j’en suis très fière. Le sevrage s’est fait de lui même et à sa demande et clairement ça m’a aussi aidée à consacrer du temps pour moi. Je ne regrette rien à vrai dire, j’ai profité de chaque instant, mais effectivement ces moments sont tellement précieux. Ils prolongent l’état de fusion. J’appelais mon lait “la potion magique” et c’est tellement ça. On est capable de faire des choses incroyables.
    Comme toi, les coquillages en nacre ont été mes meilleurs amis, je l’ai avais pris avec moi à la maternité et je me souviens encore de ce “ouf” de soulagement à chaque fois que je les posais après une tétée.
    Merci pour ce bel article et pour les souvenirs qu’il fait resurgir . Bravo à toi pour ce mental d’acier. L’allaitement peut nous faire tellement douter de nous parfois. Et bonne continuation à tous les 4 ( je n’oublie pas Sherlock ;) )

    répondre

    • Je pense que toute maman qui a bien vécu son allaitement en est nostalgique, je me demande déjà comment je le vivrai quand Louison se sèvrera… ça promet de pas être simple !

      Ahah oui, les coquillages juste après la tétée, c’est la meilleure sensation du monde, l’impression d’éteindre un incendie ahah ^^

      Merci en tous cas <3

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  • Coucou,

    Merci pour ce belle article et le partage de ton expérience de l’allaitement.

    Pas de projet grossesse cette année, mais je garde précieusement ton article.

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  • Bravo pour ce bel article sur l’allaitement <3
    Mon bébé arrive dans 3 ou 4 semaines et j'espère être assez forte et bien entourée pour vivre l'allaitement de façon sereine !
    Question sur le cododo : très concrètement il dormait au milieu du lit alors ? vous avez quand même un oreiller pour vous ou pas du tout (je me vois mal dormir sans coussin franchement) ?
    Merci !

    répondre

    • Bel accouchement et belle rencontre avec ton bébé <3 J'espère que ton allaitement se passera bien, n'hésite pas à revenir par ici si tu rencontres des difficultés : être entourée et accompagnée est vraiment la clé du succès je trouve :)

      Pour le cododo : non, il ne dormait pas entre nous deux, ça me semblait plus dangereux. On a poussé le lit contre le mur : Louison dormait contre le mur, moi à côté de lui, et Gaëtan à côté de moi. Il était déjà grand quand on a commencé le cododo (il savait se retourner etc) donc je me suis autorisée un oreiller, que je plaçais quand même le plus loin possible de sa tête. Il y a cette image qui peut t'aider à visualiser je pense -> https://www.facebook.com/dessinsorbie/posts/10156339642397421/ :)

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  • Arghhh… Quelle déception/douleur (oui douleur ! J’ai même cru que je commençais une dépression du pp…) quand j’ai dû me résoudre à arrêter d’allaiter ma Mini après 6 semaines. Après un accouchement très difficile, nous avons pris du retard pour la mise en route de l’allaitement, donc retard de la montée de lait, donc perte de poids ++ et on n’est sorties qu’à J5 de la mat. Énormément de douleurs physiques /crevasses (comme toi j’ai une peau très blanche et sensible) les premiers jours et à la maison (les bouts de sein n’ont pas aidé). Une séance chez l’ostéo m’a redonné un peu d’espoir mais la douleur a persisté et la prise de poids d’Adèle restait très insuffisante. J’ai été au bout du bout de ma résistance physique et de tous les recours que je pouvais utiliser (consultante en lactation, ostéopathe, tire-lait, DAL,…). La consultante n’a jamais su vraiment expliquer notre problème et c’est donc avec beaucoup de frustration que j’ai dû laisser tomber parce que même si le lait maternel est ce qu’il y a de meilleur(comme toi j’en suis convaincue), dans mon cas il semblait manquer et le passage au biberon lui a fait le plus grand bien (et à mon physique et mon moral aussi, j’étais au plus mal). J’ai l’impression de revivre depuis l’arrêt (même si je continue à lui donner quelques têtées-câlin par ci par là), mais malgré ça, quand j’y pense (ou quand je lis des articles comme le tien), je me laisser encore submerger par la tristesse.
    L’aventure lactée nécessite pour certaines d’entre nous beaucoup de courage et je te félicite (et t’envie aussi) d’y être arrivée.

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    • Oh je comprends ta tristesse et je suis désolée que ton allaitement n’ait pas pris la tournure que tu espérais :/ Les freins de langue ont été vérifiés par quelqu’un de formé ? En tous cas, le principal est que vous alliez bien toutes les deux – il y a 1000 autres moments de partage et de tendresse qui vous attendent <3

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      • Oui, tout a été vérifié… incompréhensible…
        J’essaie maintenant de voir le côté positif (allaitement partagé avec son papa, prise de poids, beaucoup mais alors beaucoup moins de fatigue et de stress pour moi) et d’avancer, mais ça reste un grand regret et, pour l’instant, une douleur (sur laquelle je travaille pour m’en séparer !).

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        • Bonjour Juliette et Élodie
          Je réagis à ton témoignage, Élodie, parce que j’ai une expérience similaire. Comme toi, mon allaitement a duré seulement 2 mois, j’ai aussi jonglé entre les tétés, le DAL, le tir-lait, l’ostéo… et un petit bébé qui ne prend pas de poids, qui en perd… C’est très stressant un nouveau-né qui perd du poids et je me suis vraiment sentie super nulle. J’ai aussi frôlé la dépression post-partum. C’est comme ça, certaines auront trop de lait, d’autres lutteront pour en avoir suffisamment. À cette différence physiologique s’ajoute tellement d’autres paramètre ! L’environnement, notre entourage, notre bébé, notre état de santé, de fatigue… Nous ne sommes pas toutes égales et il ne faut pas culpabiliser, nous faisons de notre mieux et tu peux être fière de toi, c’est une période éprouvante ! Si ça peut te rassurer aussi, mon petit garçon a maintenant 10 mois, il est en pleine forme, seulement 2 petits rhumes depuis la naissance. Le passage au biberon, quoi qu’on en dise, a été un soulagement, enfin ce moment se faisait dans la sérénité, et la tendresse ;) et oui, nourrir son petit bébé blotti contre soi, le plaisir de le voir enfin rassasié, s’endormir paisiblement alors que les premières semaines ont été une bataille pour le nourrir… :) Je sais, le lait maternel et ce qu’il y a de mieux, j’en suis toujours convaincue, mais dans certains cas heureusement qu’il existe ce lait en poudre tant décrié…
          Et je suis complètement d’accord avec toi Juliette, l’accompagnement à la maternité et à la sortie est absolument nul pour celles qui ont des difficultés, et on est nombreuse. Quel écart entre le discours pro-allaitement que l’on nous sert avant la naissance et les moyens inexistants pour nous accompagner dans ce projet !
          Merci Juliette pour cet article, je suis sûre qu’il aidera beaucoup de nouvelles mamans.

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          • Je en vois ton message que maintenant (la notification était dans les spams..). Je suis désolée que ton expérience aie été douloureuse… tu as raison, tellement de paramètres entrent en ligne de compte (je suis diabétique aussi, ça pourrait avoir joué selon ma SF… :/ ). C’est tellement rageant de se dire que malgré tous nos efforts, ça n’a pas fonctionné… Enfin, je suis contente de savoir que tout va bien aujourd’hui pour ton fils, c’est plutôt chouette de se dire que tout ira certainement bien malgré tout. Pour nous tout va déjà bien mieux : même si c’est encore un peu difficile d’en parler sans avoir les larmes aux yeux, je me dis que ma Mini va bien (elle a rattrapé son retard de poids… avec un bonus même puisqu’on doit passer à un lait satiétant), elle dort très bien, elle est souriante et semble apaisée.
            Dommage que l’accompagnement (le vrai) manque autant effectivement…

          • Oh oui c’est stressant, et tu as eu du courage de renoncer à ton allaitement pour vous préserver tous les trois :) Parfois j’ai eu l’impression de m’acharner un peu, et je me suis demandée si je le faisais pour Louison ou pour moi…

  • Merveilleux article, merci beaucoup et surtout bravo pour ta persévérance ! J’adore aussi allaiter Léon, je m’étais fixée 6 mois mais je vais continuer : je ne m’imagine pas lui donner autre chose que mon lait comme tout se passe bien. Et il est tellement beau quand il tète, j’essaye de bien profiter de chacun de ses instants (même si moi aussi parfois je m’occupe avec mon téléphone dans ces moments-là ^^). Biz !

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    • Aaaah, merci, je suis rassurée de ne pas être la seule à regarder mon téléphone ^^ Bon allaitement à toi !!

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  • J’ai allaité 21 mois (arrêt brutal suite à une prise d’antibio).
    Pourtant les premiers jours ce fut chaotique. Ca “marchait” quand la puéri venait et posait ma fille “comme il faut”. Puis toute seule, le flop complet. En lisant les prospectus déposés sur la table de chevet, j’ai appris qu’on pouvait allaiter allongée. Et ce fut miraculeux ! Bon après 15 jours à l’horizontale, j’ai enfin pu retrouver une autre position plus conventionnelle. Aussi, si mon commentaire peut aider une jeune maman, tant mieux !

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    • Ah génial si tu as trouvé LA position qui t’a permis de prendre tes marques !

      Ici je n’arrivais pas à allaiter allongée. LA position, pour nous, c’était celle du biological nurturing, ça a tout changé :)

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  • Hello! Petite précision intéressante: les études qui « prouvent » que l’allaitement serait miraculeux pour le QI, contre l’obésité, etc. sont vraiment à prendre avec des pincettes… Échantillons trop petits, pas de groupes de contrôle, populations privilégiées… Je te conseille le livre Crib Sheet de Emily Oster, une maman économiste spécialisée en data qui en parle très très bien je trouve. Ce qui n’empêche pas d’allaiter bien sûr, pour toutes les autres raisons que tu mentionnes, mais je trouve ça important de garder un oeil sur la science :)

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    • Hello Cécile,

      Alors, pour l’obésité, l’OMS a republié des éléments récemment, l’étude semble avoir été faite à grande échelle (30 000 enfants quand même, dans 16 pays européens).

      Pour le QI en effet, je n’ai pas creusé + que ça, j’ai simplement lu cet article de Slate qui pose des questions intéressantes je trouve :) http://www.slate.fr/story/107283/allaitement-enfants-intelligence

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      • Intéressant l’article de Slate, merci!
        En fait, ce que pointe Emily Oster dans son bouquin justement, c’est qu’il est rarement possible d’isoler l’allaitement comme seul facteur de causalité dans une étude sur ses bienfaits supposés. C’est souvent une corrélation plus qu’autre chose, mais c’est interprété un peu généreusement si on en croit les datas. En revanche, elle a trouvé qu’allaiter aiderait grandement contre le cancer du sein. Mais bon… à quel « sein » se vouer… ? (Oh oh) Elle fait aussi une série d’articles sur Slate.com pour expliquer sa démarche
        https://slate.com/author/emily-oster

        Pour la petite histoire, je vis au Québec, où l’allaitement est tellement la norme que c’est très mal vu de ne pas allaiter, un peu l’inverse de la France. Il faut dire qu’on a bcp de chance ici avec un très long congé parental, et des ressources gratuites pour réussir son allaitement (et comme tu l’expliques bien, c’est pas de la tarte alors ça aide!). Le problème, c’est que pour encourager l’allaitement, on fait aussi beaucoup de chantage affectif aux mamans, justement avec des chiffres un peu controversés sur comment notre bébé va devenir obèse, malade ou moins intelligent. Un discours tellement dithyrambique que ça m’a poussé à aller vérifier ailleurs et ce livre m’a beaucoup aidé à faire la part des choses et in fine, à apprécier d’allaiter sans toute cette pression qui va avec les statistiques.
        Mais bref! Très bon allaitement à toi! :)

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        • J’imagine que la pression ne doit pas être simple dans les pays où l’allaitement est la norme.

          Une copine à moi vit en Suède : on vante souvent le long congé maternité etc mais de son côté, elle a vraiment souffert du fait de ne pas pouvoir retravailler avant que son fils ait un an (il n’y a pas de crèche avant cet âge là). Et je la comprends : nous on a fait garder Louison à mi-temps quand il a eu 8 mois et franchement, ça m’a fait un bien fou, je culpabilisais de ressentir ça mais je commençais vraiment à péter les plombs ^^

          Et je connais une autre blogueuse qui vit en Angleterre et qui a aussi beaucoup souffert du regard des autres mères car elle ne souhaitait pas allaiter ni participer aux activités entre mères organisées là-bas.

          Bref, tout ça pour dire que chaque maman est différente, et que je pense que c’est un rôle difficile, peu importe le pays dans lequel on vit ^^

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  • Encore un super article de ta part. J’ai eu un peu le même cheminement que toi. Avant d’être maman, j’envisageais (par méconnaissance) le biberon. Puis une fois enceinte, l’allaitement m’a paru une évidence ! Si globalement ça s’est bien passée pour lancer l’allaitement, j’ai quand même été surprise de la complexité de la chose, des douleurs horribles ressenties dans les seins, des à-côtés dont on ne m’avait pas parlé (crevasses, fuites ..). Et j’ai compris après qu’en réalité je n’étais pas la seule concernée !! Si j’avais su que tout cela était “normal”, ça aurait été plus facile à accepter. J’ai allaitée ma fille 15 mois. Et j’allaite mon fils qui a 6 mois (et idéalement j’aimerais aller jusqu’au sevrage naturel).
    Je voulais aussi apporter ma petite pierre à l’édifice par rapport à la confusion tétine/sein. J’ai repris le travail aux 2 mois et demi de ma fille et aux 3 mois de mon fils (mais leur papa a pris un congé parental pour chacun d’eux jusqu’à leurs 6 mois !). J’ai donc tiré mon lait pour entretenir ma lactation et que mes bébés boivent exclusivement mon lait. J’avais très peur de la confusion tétine/sein. Je me souvenais d’un article sur le sujet écrit par une dentiste devenue maman (son blog : Carie la haine). Elle évoquait la marque de biberons Iltet qui propose une tétine très particulière, qui requiert énormément d’efforts pour pouvoir boire, avec un débit tout à fait réduit (le même qu’au sein !). J’ai donc investi dans ces biberons : nickel ! Mes deux enfants n’ont jamais eu de confusion. Il a par contre fallu argumenter auprès de la crèche qui a tiqué en voyant ces tétines bizarres : ” vous voulez pas changer de biberons ? On voit bien que la tétine est trop dure, votre fille met un temps fou à boire son biberon par rapport aux autres bébés..” Rahhhh mais oui c’est fait exprès. Elle a un rythme normal tout comme au sein ! C’est les autres bébés qui boivent trop vite avec des tétines toutes molles.
    De la même manière, mes bébés n’ont jamais roté avec ces biberons. La crèche a tellement fait pression sur moi que j’ai craqué : j’ai acheté un biberon en pharmacie. La cata! Ma fille a tiré tellement fort dessus qu’elle s’est mise à tousser, à s’étouffer, à roter puis à pleurer… La crèche a abdiqué. “Va pour vos biberons bizarres..” on a donc remis ça pour mon fils, et cette fois ci l’équipe (très gentille au demeurant) à accepter sans problème.
    On a prêté ces biberons à un autre bébé (qui avait testé une autre marque avant). Elle n’en a jamais voulu, trop d’efforts !
    Bref, si ça peut aider certains parents, pour nous ce fut une révélation ces biberons. Je les conseille à tout mon entourage.
    Tu as omis un point important : l’allaitement renforce l’immunité des bébés. La sage femme m’a parlé de bébé 10 fois moins malades que les autres !!
    Donc n’ayant pas peur de ce militantisme en faveur des bébés. Ils n’ont rien demandé après tout. Ils méritent bien qu’on se décarcasse un peu pour eux 😉
    Je vais de ce pas envoyer ton article à ma sœur enceinte et qui est ultra motivée pour allaiter.

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    • Merci beaucoup pour ton témoignage :)

      Comme tu dis, on peut facilement s’imaginer que l’allaitement est “naturel”, “instinctif” alors qu’en fait, pas vraiment : c’est même souvent, pour beaucoup de mamans, hyper compliqué !

      Pour la confusion, cette vidéo est intéressante ! Elle explique que les biberons “spéciaux” sont surtout un argument marketing, donc à prendre avec des pincettes (je ne connais pas ceux dont tu parles, ils sont peut-être très bien ^^) -> https://www.youtube.com/watch?v=wxGNrk5eZ5E&fbclid=IwAR0VM9LlDxEE1Cdl2XRuaLJWLw94h267LJKv4HBrQj9FnsY04JOCGbLEhmA

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      • Oui tout à fait, je te rejoins complètement sur l’aspect marketing des biberons. D’ailleurs ils sont maintenant tous étiquetés comme étant physiologiquement proches du sein.. c’est ridicule ! Pour le coup, ma maman étant assistante maternelle, j’en ai vu un paquet de marques défiler. Et moi qui n’aime vraiment pas les biberons, j’avoue que ceux de la marque iltet sont…”les moins pires” ?

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  • Merci pour cet article très complet Juliette ! Si ça peut t’aider, je prenais les coussinets d’allaitement Curve : vraiment efficaces selon moi et lavables ;)

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  • Merci pour ce super article.
    J’ai allaité mon bébé pendant 6 mois et demi , après plus difficile.
    Mon fils a eu un allaitement sein + biberon des 1 mois, car il ne prenait pas de poids ( en moyenne 80 gr les premiers mois) , mais mon pédiatre m’a toujours soutenu en me demandant de lui donner le sein en premier et de compléter si mon bébé le souhaitait avec un biberon.
    Parfois il le prenait d’autre fois non ou partiellement.
    Il faut je pense avant tout s’écouter, et écouter notre bébé.
    Trop de conseils nuisent parfois.
    Je ne sais pas si c’est grâce à l’allaitement, mais il a peu été malade et c’est toujours le cas , il est toujours très fin (1m75 pour 47 kg) pour la vue par contre comment dire c’est pas exactement ça.
    Et je partage avec toi Juliette ça m’a aidé dans ma relation à la maternité. Je n’ai malheureusement pas pu avoir d’autres enfants, mais j’aurais fait le même choix.
    Pas de jugement on fait ce qu’on pense être le mieux pour nous et notre bébé.
    Le choix entre sein et biberon est l’un des premier qui seront suivis de pleins d’autres.
    C’est aussi ça être parents.😊
    Encore merci.

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    • Merci pour ton commentaire Virginie ! C’est chouette que tu aies été soutenue par ton pédiatre, c’est tellement important. Ah ça, pour la vue, ça n’est pas une garantie, je pense que Louison portera sans doute des lunettes, vu ses parents ;)

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  • Ton article est très complet, tu as dû passer un temps fou à le rédiger, bravo à toi.
    Je suis moi-même maman d’un petit boy de 11 mois et j’ai choisi de ne pas allaiter. Contrairement à toi, j’ai été allaitée jusqu’à 18 mois par ma mère et ce n’était pas vraiment à la mode dans les années 80. Mais personnellement je n’en ai jamais eu envie, et j’ai un rapport compliqué avec mes seins. Ils sont volumineux et ce depuis toujours et j’ai été à la fois très embêtée et sexualisée à outrance à cause de ça toute ma vie et au quotidien c’est tellement une plaie que j’ai besoin de les voir le moins possible. De plus j’ai eu un accouchement horrible et des suites de couches encore pire et j’aurais été bien en peine de pouvoir nourrir mon enfant. Si je peux apporter ma modeste pierre à l’édifice j’ai quelques réactions concernant ton article (qui est vraiment très intéressant et très honnête).
    – En effet certaines études sur la mauvaise qualité du lait en poudre (en tout cas ses bénéfices moindres) ont été faites sur un échantillon de personnes qui n’ont pas toujours accès à une eau potable ou suffisamment potable. Du coup les laits infantilisés étaient mélangés avec une eau de mauvaise qualité, ce qui a forcément un impact sur les conclusions des études. De plus toutes les études, peu importe leur sujet, sont reprises et vulgarisées par les médias et leurs conclusions sont souvent beaucoup moins nuancées que dans les rapports. Une autre étude publiée par le CERIN a d’ailleurs réfuté la thèses selon laquelle le lait infantilisé favorise davantage le diabète par rapport au lait maternel. Alors que doit-on croire?
    – Pour le QI en effet il n’y aucune preuve que l’allaitement maternel ait un impact. Des facteurs génétiques et environnementaux sont bien plus à l’oeuvre dans ce cas-là. De plus cela m’embête beaucoup que ce soit un argument considéré comme positif pour deux raisons principales. La première est que je suis moi-même considérée à haut potentiel intellectuel et soyons honnêtes nous ne sommes pas dans les films où un type génial à moitié autiste va faire une découverte révolutionnaire. La plupart des gens avec un haut QI sont en souffrance face au décalage avec les autres et sont même assez fréquemment en échec scolaire. Rien de très attrayant. Et la deuxième est que je travaille avec des personnes dites handicapées. Je dit bien “dites” car l’intelligence est une valeur sociétale déterminée par des gens qui ont décidé qu’on était intelligent ou handicapé et je pense avec le recul et l’expérience que cela nuit à notre société et à la vision qu’on a des gens. Pourquoi veut-on que nos enfants soient des génies associaux qui passent à côté de l’essentiel? Pourquoi leur fait-on apprendre l’anglais, le code et l’escrime à 2 ans? Interrogeons-nous tous ensemble.
    – Pour les papas qui peuvent faire pleins d’autres choses que de nourrir leur enfant je suis plus sceptique car je sais que mon compagnon tenait à lui donner à manger. Bien sûr il n’aurait pas été opposant à ce que j’allaite mais pour lui c’est primordial de lui donner son lait. Son ressenti est que la mère fait tout ce qui est vital pour l’enfant (le porter, le mettre au monde, l’allaiter) et que les papas sont en reste par rapport à ça. Il trouve que le lien qu’on développe avec son enfant en le nourrissant est unique. Nous en avons parlé avec des amis lors d’un dîner il y a peu et tous les hommes dont la compagne avaient allaité ont fini par évoquer ce sentiment de frustration et d’inutilité par rapport à leurs enfants après coup, et elles sont toutes tombées des nues. Je pense que c’est important d’en discuter dans le couple pour que toute le monde trouve vraiment sa place auprès de l’enfant, biberon ou sein et de trouver des méthodes pour les deux cas.
    En tout cas quel que soit le choix qu’on fait on est critiqué. Moi je m’en suis pris plein la tronche pour ne pas avoir allaité, à la maternité les auxiliaires de puériculture m’ont clairement squizzée parce que je n’allaitais pas et je me suis pris des réflexions de la part de membres de la famille. Une cousine de mon compagnon que je n’avais jamais vue de ma vie m’a envoyé des articles pro-allaitement par mail! Il faut s’armer quand on devient parent parce que la course à la perfection est réelle. Ma mère l’a constaté et ça l’a choquée car c’était moins le cas quand elle devenue mère. Je souhaite de tout coeur que tu puisses allaiter le temps que ça vous conviendra à toi et à Louison, le plus important et on l’oublie souvent c’est l’amour et l’affection. Un enfant a surtout besoin de ça!

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    • Merci beaucoup pour ton commentaire très intéressant Cécile :) Je comprends complètement ton choix de ne pas allaiter – c’est vrai que ça oblige à être énormément en contact avec ses seins donc si on n’a pas un rapport apaisé avec eux, ça n’est pas simple…

      Ce que tu dis sur le QI est très vrai :) Je n’ai pas envie de faire de Louison un génie et son QI m’importe peu, tant qu’il est épanoui et heureux. Il peut bien choisir de faire ce qu’il veut de sa vie – médecin, peintre, comptable ou agriculteur, tant que ça lui convient, ça me convient :) Et l’intelligence du coeur me semble bien plus importante que le reste. En revanche, si j’ai mentionné cette histoire de QI (vraie ou pas d’ailleurs, les avis semblent partagés), c’est que je trouvais assez magique de voir que le lait maternel est riche de tout ce dont l’enfant a besoin pour se développer au mieux, et qu’il contient a priori tout le bon gras qu’il faut pour le cerveau. Mais j’avoue que cette partie de mon article était sans doute maladroite et mal sourcée ;)

      Pour les papas, je ne suis pas d’accord dans le sens où pour moi, le portage est tout aussi vital que la nourriture ;) Un enfant ne se nourrit pas que de lait, il se nourrit de contact, de mots d’amour chuchotés dans l’oreille, de caresses pour s’endormir. Mais je ne veux pas nier le ressenti des papas dont tu as entendu le témoignage, bien entendu. C’est dommage qu’il n’ait pas trouvé leur place :/

      En tous cas je suis désolée que tu aies été attaquée pour ton choix, je pense qu’on essaie toutes de faire au mieux et qu’on a toutes besoin de soutien dans cette phase de notre vie certes fabuleuse mais pas forcément facile !

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  • Merci pour toutes les infos utiles, perso retrouver le même tire-lait qu’a la maternité m’a aidé https://www.babyphone-sans-onde.fr/tire-lait-electrique-medela.html Je vous souhaite une bonne semaine et une bonne croissance de vos bébés !

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